Ligne 12 du tramway de Genève

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Ligne 12
Bombardier Cityrunner no 889 à la Rue de la Corraterie
Bombardier Cityrunner no 889 à la Rue de la Corraterie

Réseau Tramway de Genève
Ouverture
Dernière extension
Dernière modification
Terminus Palettes - Bachet-de-Pesay - Moillesulaz
Exploitant Transports publics genevois (depuis 1977)
Conduite (système) Manuelle (marche à vue)
Matériel utilisé Duewag-Vevey DAV
Bombardier Cityrunner
Stadler Tango
Dépôt d’attache Bachet-de-Pesay
Points d’arrêt 28
Longueur 9,385 km
Temps de parcours 39 min
Distance moyenne entre points d’arrêt 375 m
Communes desservies 6 (Carouge, Chêne-Bourg, Chêne-Bougeries, Genève, Lancy, Thônex)
Jours de fonctionnement LMaMeJVSD
Fréquentation
(moy. par an)
28,330 millions (2018)
1re/4
Lignes connexes 1214151718

La ligne 12 du tramway de Genève est exploitée par les Transports publics genevois (TPG). Elle a été mise en service en 1862 et c'est la plus ancienne ligne de tramway d'Europe encore en activité.

Ouverte entre la Place Neuve et le Rondeau de Carouge pour son plus ancien tronçon, elle est prolongée plusieurs fois dans les années qui suivent pour atteindre la frontière en 1882 puis dessert la France jusqu'en 1958. Unique survivante de l'ancien réseau démantelé après la seconde Guerre mondiale, elle est progressivement prolongée depuis Carouge jusqu'aux Palettes à partir des années 1990. Depuis l'ouverture du tronçon Bachet-de-Pesay-Palettes en 2008, la ligne relie la station Palettes située dans la commune de Lancy au sud à la station Moillesulaz à Thônex à l'est, à la frontière avec la France, en desservant Genève et quelques communes du canton. Le parcours demande près de 40 minutes et dessert vingt-huit arrêts sur neuf kilomètres.

Longtemps annoncée comme prolongée à Annemasse (France) en 2019, cette extension sera finalement réalisée d'un point de vue commercial par une remise en service de la ligne 17 du tramway de Genève.

Histoire[modifier | modifier le code]

La ligne de tramway no 12 est la plus ancienne ligne de tramway d'Europe, aussi bien terme de date de mise en service que de ligne encore en activité[1].

De la traction hippomobile à la traction électrique[modifier | modifier le code]

Tramway hippomobile.

Elle a été ouverte le entre la Place Neuve et le Rondeau de Carouge (2,5 km), par la Société des Tramways de Genève à Carouge[2],[3]. Cette ligne est issue de la concession, provisoire et soumise à condition de rentabilité pour être pérennisée attribuée à Messieurs Charles Burn & Co[4] le [5].

Le , le tronçon Rive - Temple de Chêne-Bougeries (2,8 km) est mis en service par la Société du Tramway de Genève à Chêne[3], dans le cadre de la concession attribuée à Edmund Sharpe, le [6].

Ces deux lignes sont reprises en 1865 par la Société anonyme des Tramways de Genève qui se rescinde en deux, la Société des Tramways de Genève à Carouge et la Société du Tramway de Genève à Chêne, avant d'être incorporées au sein de la Compagnie des tramways de Genève (TG) le , qui relie les deux lignes existantes le grâce à l'ouverture du tronçon Rive - Place Neuve[3]. La ligne relie alors Carouge à Chêne-Bougeries. En 1876 toujours, le service est augmenté à 7 minutes 30 sur l'axe Carouge – Terrassière[2]. La compagnie devient la Compagnie générale des tramways suisses le 20 novembre suivant.

À l'époque, c'est une ligne de tramway hippomobile, à voie à écartement normal soit 1 435 mm. Appelé « Chemin de fer américain », car inventé trente ans plus tôt aux États-Unis, le tramway tracté par des chevaux est la solution trouvée pour pallier l'augmentation constante de l'utilisation des transports publics à Genève[7].

Dès 1881, la Compagnie générale des tramways suisses introduit les trams à vapeur entre Carouge et Chêne-Bourg. L'année suivante, soit en 1882, la ligne est prolongée jusqu'à la douane de Moillesulaz le 2 juillet, puis en France jusqu'à Annemasse le et jusqu'au train à crémaillère du Salève, à Etrembières, le [2].

Après la découverte de l'électricité, la traction électrique est reconnue bien plus avantageuse que les tractions à vapeur et hippomobiles. L'année 1885 voit les travaux d'électrification s'étendre à la ligne 12 sur le trajet Carouge-Moillesulaz, dont les travaux s'achèvent le [2]. La section de Moillesulaz à Etrembières via Annemasse demeure exploitée en traction à vapeur et celle de la place du Molard à la gare Cornavin en traction hippomobile, en raison de la traversée du Pont du Mont-Blanc, jugé pas assez solide pour accueillir les rames électriques.

À la fin du XIXe siècle, Genève possède un réseau important de tramways avec trois modes de traction (électrique, à vapeur et hippomobile pour certains services). Il existe à cette époque deux entreprises de transport en commun : la Compagnie générale des tramways suisses (TS) et la Société genevoise des chemins de fer à voie étroite (VE).

Reprise par la CGTE et déclin[modifier | modifier le code]

Convoi normalisé en 1978.
Be 4/4 no 67 en 1979.

Le se constitue, dans le but de réorganiser et de développer le réseau des transports publics, la Compagnie genevoise des tramways électriques (CGTE). La première vague de modernisation du réseau peut alors commencer avec la mise à voie métrique de l'ancien réseau de la TS, l'électrification des lignes existantes de la VE et l'acquisition d'un nouveau matériel roulant, ce qui affectera la ligne 12 sur le tronçon qui est mise en voie métrique entre Carouge et Étrembières le [2]. Le , la ligne est prolongée de Carouge à Croix-de-Rozon[2].

Le la ligne se dote d'une branche vers Saint-Julien-en-Genevois par fusion avec la ligne 13 puis le elle absorbe la ligne de la société du chemin de fer Genève - Veyrier (GV) vers Collonges-sous-Salève, marquant l'apogée de la ligne qui s'étend d'Annemasse à Collonges-sous-Salève[2],[1].

À partir du milieu du XXe siècle, le tramway à Genève est en déclin par rapport aux modes de transports individuels, c'est-à-dire l'automobile. En le tronçon Annemasse-Étrembières disparaît et le tronçon Moillesulaz-Annemasse nécessite un transbordement à la douane[2].

Tandis que le déclin du réseau se poursuit, trois boucles de retournement sont mises en service en 1951[2] : Moillesulaz (26 avril), Carouge-Rondeau (8 septembre) et la boucle de la gare de Chêne-Bourg (18 septembre). Les fermetures se poursuivent ensuite, le le tronçon Carouge-Croix-de-Rozon est remplacé par une ligne d'autobus (la H) et enfin le par la fermeture du dernier tronçon français, vers Annemasse, la ligne est réduite au trajet Carouge-Moillesulaz[2]. En 1969, puis le sont mises en service, successivement, les boucles de la gare des Eaux-Vives puis de la place des Augustins[2]. 1969 est aussi l'année où la ligne 12 devient l'unique survivante du réseau, aidée en cela par son trajet et sa forte charge[1].

Le renouveau[modifier | modifier le code]

Le convoi de l'AGMT garée sur une voie de garage à Moillesulaz subit la crue du Foron le 28 janvier 1979.
Les rames 816 et 830 rue de Genève en 1990.

Dans les années 1970, Genève est de plus en plus engorgée à cause du trafic automobile et la question des transports publics est posée. Le , les Transports publics genevois (TPG) remplacent la Compagnie genevoise des tramways électriques. Cette période voit la modernisation de l'infrastructure : entre 1976 et 1977 les rues de Genève et du Conseil-Général sont mises en double voie et en site propre, et le une boucle de service voit le jour rue de Saussure[2].

En janvier 1979, le Foron déborde et inonde les alentours, dont le terminus de Moillesulaz, où était garé sur une voie de garage de 1975 (faute de place au dépôt de La Jonction) à 1988 (date d'entrée au nouveau dépôt du Bachet-de-Pesay) le convoi composé de la motrice no 67 et de la remorque no 303 préservés par l'association genevoise du musée des tramways (AGMT)[8]. Deux années de travaux et le remplacement complet des moteurs et du compresseur furent nécessaire pour réparer les dégâts[8].

La modernisation se poursuit dans les années 1980 avec la reconstruction de la boucle de Moillesulaz en 1986 puis la ligne est prolongée pour la première fois depuis plus de 30 ans le avec le prolongement au Bachet-de-Pesay, l'ancien matériel normalisé hérité de la CGTE est progressivement remplacé jusqu'en 1989 par les rames articulées et surbaissées Vevey-Düwag[2]. Les années 1990 sont celles du retour du tramway, validé par la votation de 1988[7], qui devient une alternative intéressante face à la voiture. Le dernier tronçon à voie unique, à Chêne-Bourg, est repris en double voie en .

La ligne est prolongée du Bachet-de-Pesay jusqu'aux Palettes le , offrant une correspondance avec la ligne 15[2]. Le , des terminus partiels sont créés[2] : la gare de Chêne-Bourg (supprimé à la fermeture de cette dernière pour les travaux du CEVA), Augustins (inutilisée par la suite) et Carouge-Rondeau (une rame sur deux jusqu'en 2018).

Le , l'arrêt Chêne-Bougeries est définitivement supprimé en raison de travaux qui sont prévus sur la route de Chêne à l'été 2017 afin de renouveler la voie et de sécuriser le « goulet de Chêne », un secteur accidentogène[9]. Cette décision est contestée car cette suppression provoque la perte de la correspondance avec le bus 34 et à une interstation entre Grange-Falquet et Place Favre trop importante (600 mètres)[9].

Toujours fin 2016, la boucle de la gare de Chêne-Bourg est modifiée et est transformée en un simple tiroir de rebroussement, la boucle permettant aux rames unidirectionnelles de l'utiliser étant supprimée[10]. Début 2017, c'est la boucle de la gare de Genève-Eaux-Vives qui est supprimée afin de permettre la reconstruction de la gare ; la boucle actuelle laissera place à une nouvelle passant par la rue de Savoie[11].

Le 9 avril 2018, les services partiel en terminus à Carouge-Rondeau sont prolongés jusqu'au Bachet-de-Pesay, site de la future gare de Lancy-Bachet du CEVA, afin d'améliorer les correspondances avec les lignes de bus du sud du canton[12].

Entre mai et octobre 2019, la ligne sera modifiée et déplacée sur 370 m au niveau de la gare de Genève-Eaux-Vives afin de réaliser une nouvelle station au plus près de la nouvelle gare ferroviaire ; en revanche, la construction de la nouvelle boucle par la rue de Savoie reste bloquée par les recours des riverains[13]. L'été 2019 verra aussi la reprise complète sur 180 m du « goulet de Chêne » de la voirie (rue et voies de tramway) en juillet et août 2019 ce qui nécessitera l'interruption complète du trafic sur le secteur[13].

Tracé et stations[modifier | modifier le code]

La ligne est longue de 9,385 km[14]. La ligne alterne tronçons totalement ou partiellement en site propre (sur la route de Saint-Julien : dans la circulation générale vers les Palettes, en site propre engazonné dans l'autre sens) et tronçons mélangés avec la circulation générale (entre le Rondeau et la rue du Pont-Neuf, pont de Carouge, rues de la Corraterie, de la Confédération, de la Croix-d'Or, de Rive et de Chêne-Bougeries).

La ligne dessert de nombreux équipements ou lieux importants au départ de Lancy, la ligne traverse ensuite Carouge (Collège Madame de Staël, théâtre, musée, mairie), Genève (Parc des Bastions, Place Neuve, Église du Sacré-Cœur, Conservatoire de musique, Musée Rath, Temple de la Fusterie, l'Immeuble Clarté, l'École internationale de Genève La Grande), Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg (Centre-ville) pour finir à Thônex.

Tracé[modifier | modifier le code]

La ligne naît, avenue des Communes-Réunies à Lancy, au terminus des Palettes commun avec la ligne 15, qu'elle longe vers le sud avant de bifurquer route de Saint-Julien où se trouve le terminus partiel Bachet-de-Pesay, où se situe le dépôt éponyme et siège social des TPG à partir duquel elle est en tronc commun avec la ligne 18, puis entre dans Carouge, passe par la place du Rondeau puis traverse la commune par la rue Ancienne puis la rue Saint-Victor. Elle emprunte ensuite la rue du Pont-Neuf puis franchit l'Arve par le pont de Carouge qui lui permet d'entrer dans Genève. La ligne emprunte la rue de Carouge puis après le rond-point de Plainpalais sur la rue du Conseil-Général qui lui permet de rejoindre la place Neuve, dernière station commune avec le 18. La ligne continue rue de la Corraterie puis juste avant la place Bel-Air elle bifurque à droite, tandis que la 18 continue tout droit pour rejoindre la ligne 14, rue de la Confédération, prolongée par les rues de la Croix-d'Or puis de Rive, le cours de Rive puis la rue de la Terrassière lui permettant de rejoindre la route de Chêne. La ligne traverse les communes de Chêne-Bougeries puis de Chêne-Bourg, où la route devient la rue de Genève, puis entre dans Thônex où elle effectue son terminus à la douane de Moillesulaz, à la frontière avec la France.

Liste des stations[modifier | modifier le code]

      Station Coordonnées Zone Communes Correspondances
    Palettes 46° 10′ 26″ N, 6° 07′ 46″ E 10 Lancy Tramway 15 • Bus 222342
    Pontets 46° 10′ 26″ N, 6° 07′ 24″ E 10 Lancy Bus 2342
    Trèfle-Blanc 46° 10′ 19″ N, 6° 07′ 34″ E 10 Lancy
    Bachet-de-Pesay 46° 10′ 26″ N, 6° 07′ 46″ E 10 Lancy Tramway 18 • Bus 2342434662DTransalis T72
    De-Staël 46° 10′ 34″ N, 6° 07′ 57″ E 10 Carouge Tramway 18
    Carouge-Rondeau 46° 10′ 47″ N, 6° 08′ 19″ E 10 Carouge Tramway 18 • Bus 41424445
    Ancienne 46° 10′ 54″ N, 6° 08′ 27″ E 10 Carouge Tramway 18
    Carouge-Marché 46° 11′ 03″ N, 6° 08′ 26″ E 10 Carouge Tramway 18 • Bus 1121
    Armes 46° 11′ 12″ N, 6° 08′ 25″ E 10 Carouge Tramway 18 • Bus 1121
    Blanche 46° 11′ 20″ N, 6° 08′ 35″ E 10 Genève Tramway 18
    Augustins 46° 11′ 29″ N, 6° 08′ 38″ E 10 Genève Tramway 18 • Bus 35
    Pont-d'Arve 46° 11′ 42″ N, 6° 08′ 36″ E 10 Genève Tramway 18 • Bus 1
    Plainpalais 46° 11′ 52″ N, 6° 08′ 35″ E 10 Genève Tramway 1518 • Bus 1
    Place de Neuve 46° 12′ 03″ N, 6° 08′ 37″ E 10 Genève Tramway 18 • Trolleybus 3 • Bus 52036
    Bel-Air 46° 12′ 14″ N, 6° 08′ 36″ E 10 Genève Tramway 1418 • Trolleybus 2371019 • Bus 52036D
    Molard 46° 12′ 10″ N, 6° 08′ 53″ E 10 Genève Trolleybus 2710 • Bus 36Mouette M1
    Rive 46° 12′ 06″ N, 6° 09′ 12″ E 10 Genève Trolleybus 26710 • Bus 5+83336AEGG+Transalis T71
    Terrassière 46° 12′ 04″ N, 6° 09′ 22″ E 10 Genève Bus 12561Transalis T74
    Villereuse 46° 12′ 02″ N, 6° 09′ 31″ E 10 Genève
    Roches 46° 12′ 00″ N, 6° 09′ 44″ E 10 Genève
  X   Genève-Eaux-Vives-Gare 46° 12′ 00″ N, 6° 09′ 52″ E 10 Genève Remplace la station Roches à partir du 15 décembre 2019
    Amandolier 46° 12′ 00″ N, 6° 10′ 05″ E 10 Genève Bus 21
    Grange-Canal 46° 11′ 59″ N, 6° 10′ 29″ E 10 Chêne-Bougeries
    Grangettes 46° 11′ 56″ N, 6° 10′ 49″ E 10 Chêne-Bougeries
    Grange-Falquet 46° 11′ 54″ N, 6° 11′ 08″ E 10 Chêne-Bougeries
    Place Favre 46° 11′ 44″ N, 6° 11′ 32″ E 10 Chêne-Bourg Bus 31
    Peillonex 46° 11′ 39″ N, 6° 11′ 46″ E 10 Chêne-Bourg Bus 3161C+
    Graveson 46° 11′ 36″ N, 6° 12′ 00″ E 10 Thônex Bus 61CC+
    Moillesulaz 46° 11′ 33″ N, 6° 12′ 21″ E 10 Thônex Parc relais • Bus : TPG 61 ; TAC R3DA côté français, à Gaillard.

Les stations en gras servent de départ ou de terminus à certaines missions.

Exploitation de la ligne[modifier | modifier le code]

Amplitude horaire[modifier | modifier le code]

La ligne fonctionne de h 40 à h 25 du matin du lundi au jeudi, le vendredi son service est prolongé jusqu'à h 15 du matin, le samedi de h à h 15 du matin et les dimanches et jours fériés de h à h 25 du matin environ[15]. Les tramways relient Les Palettes à Moillesulaz en 39 minutes en moyenne, grâce à une vitesse commerciale de 14,39 km/h[16].

Du lundi au samedi aux heures de pointe, un tramway sur deux est limité au Bachet-de-Pesay et tous les jours et début et fin de service les rames sortant ou quittant le dépôt ont pour terminus Bachet-de-Pesay ou De Staël pour terminus[15]. Ce système de service partiel au Bachet est dû à la faible taille de la boucle des Palettes, ne pouvant accueillir qu'un convoi à la fois[17]. Son agrandissement est prévu dans le cadre du prolongement de la ligne 15 à Saint-Julien-en-Genevois en France[17]. Ce projet devrait toutefois, selon des plans présentés fin novembre 2018, être amendé au profit d'une organisation sans boucle limitant de facto de la ligne 12 au Bachet-de-Pesay à tous les services[18].

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

La ligne est exploitée à l'aide des quatre matériels, aussi bien unidirectionnels que bidirectionnels du réseau, à savoir les Duewag-Vevey DAV à deux et trois caisses, les Bombardier Cityrunner et les Stadler Tango. La ligne 12 est en effet l'unique ligne à disposer de boucles de retournement à ses trois terminus.

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Précédemment, se sont succédé de nombreux matériels : entre 1920 et 1954 ce sont les Ce 2/4 « plates-formes centrales » accompagnées ou non de remorques C2i qui assurent le service, puis les Ce 2/4 « Schlieren » jusqu'en 1961. Ensuite, les Be 4/4 « Normalisées » et leurs remorques, accompagnées par les rames rachetées au tramway d'Aix-la-Chapelle, ont pris le relais jusqu'à l'arrivée des DAV.

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Au cours des années 1970, deux essais de matériel roulant provenant du tramway de Bâle ont lieu[19] : Entre juillet et août 1972 c'est la Duewag no 138 du BEB (Birseckbahn) qui est testée, suivie en novembre 1978 par la rame de type Be 4/6 no 202 du BLT accompagnée de la remorque B no 1447 des BVB.

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Tarification[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Unireso.

La ligne est située en intégralité dans la zone 10 de la communauté tarifaire Unireso.

Trafic[modifier | modifier le code]

En 2018, la ligne a assuré 28,330 millions de voyages, en faisant la ligne la plus fréquentée du réseau TPG, tous modes confondus[16].

Projets et extensions[modifier | modifier le code]

Prolongement à Annemasse[modifier | modifier le code]

Article connexe : Ligne 17 du tramway de Genève.

Il était envisagé pour l'extension du tramway genevois à Annemasse que soit un tram 12 sur trois franchirait la frontière, soit un tram toutes les huit minutes, soit ce tronçon serait exploité à l'aide d'une ligne spécifique, qui pourrait être la renaissance de la ligne 17, avec un second terminus dont l'une des hypothèses serait le CERN[20],[21]. Une autre hypothèse avancée concernant un retour de la ligne 17 était un renfort de la ligne 12 sur sa partie suisse[22]. Finalement, l'hypothèse de la desserte d'Annemasse par une nouvelle ligne 17 est privilégiée[23], avec comme autre terminus possible la gare de Lancy-Pont-Rouge[24].

Un document de planification du canton édité en décembre 2018 valide cette ligne 17 Pont-Rouge-Annemasse[25], qui est mise en service le .

Réduction du nombre de stations[modifier | modifier le code]

Avec une vitesse commerciale de seulement 14,70 km/h, la ligne ne respecte pas la loi qui fixe une vitesse commerciale minimale de 18 km/h[9]. Pour remédier à ce problème, la suppression de trois stations est envisagée par la Direction générale des transports (DGT), sans échéance définie ce qui ferait économiser un million de francs suisses aux TPG chaque année[9]. Un déplacement de la station Grange-Falquet vers l'est est ainsi envisagé afin de compenser la suppression de la station Chêne-Bougeries qui fait a priori partie des trois stations concernées[9].

Une autre station vouée à la disparition est la station Roches, qui laissera sa place à une nouvelle station située plus à l'est desservant la gare de Genève-Eaux-Vives placée à l'angle de la route de Chêne et de l'avenue de la gare, en lien avec le remplacement de l'ancienne boucle fermée début 2017, entièrement située sur l'avenue, par une nouvelle qui empruntera la rue de Savoie puis l'avenue et qui servira en cas de perturbations[11],[26]. Cette nouvelle boucle est critiquée par les riverains de la rue de Savoie qui craignent les possibles nuisances sonores et jugent que l'étroitesse de la rue n'est pas adaptée aux tramways[26].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Laure Gabus, « Ce que le tram 12 dit des Genevois », sur http://www.tdg.newsnetz.ch, (consulté le 23 décembre 2016).
  2. a b c d e f g h i j k l m n et o « Histoire de la ligne 12 », sur https://www.bus-tram-geneve.ch (consulté le 23 décembre 2016).
  3. a b et c « Le tram à Genève : histoire de rails », sur https://www.ge.ch, Feuille d'avis officielle du Canton de Genève, (consulté le 23 décembre 2016).
  4. Recueil authentique des lois et actes du Gouvernement de la République et Canton de Genève, volume 49, page 281
  5. Recueil authentique des lois et actes du Gouvernement de la République et Canton de Genève, volume 52, page 392
  6. Recueil authentique des lois et actes du Gouvernement de la République et Canton de Genève, volume 51, page 4
  7. a et b Eddy Mottaz, « Le tram 12, un vénérable genevois », sur https://www.letemps.ch, (consulté le 23 décembre 2016).
  8. a et b « Présentation de l'AGMT », sur http://www.agmt.ch (consulté le 27 décembre 2016).
  9. a b c d et e « L’abolition d’un arrêt de tram irrite Chêne-Bougeries », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 23 décembre 2016).
  10. « Boucle modifiée », sur https://www.bus-tram-geneve.ch (consulté le 18 février 2017).
  11. a et b « Les TPG vu par la Citrap Genève », sur http://www.citrap-ge.ch (consulté le 13 janvier 2018)
  12. Marc Moulin, « Le réseau de trams va retrouver son offre d'antan. Voire plus », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 23 mars 2018)
  13. a et b Marc Moulin, « Des travaux chambouleront le tram 12 durant tout l’été », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 23 avril 2019)
  14. « Rapport de gestion 2016 », sur http://www.tpg.ch (consulté le 24 mars 2018).
  15. a et b « Livre horaire TPG », sur http://www.tpg.ch (consulté le 20 décembre 2016).
  16. a et b « Rapport de gestion 2018 », sur http://www.tpg.ch (consulté le 20 mai 2019).
  17. a et b Chloé Dethurens, « L'agrandissement de la boucle des Palettes libérera tous les trams 12 », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 21 décembre 2016).
  18. Marc Moulin, « Le tram 12 pourrait quitter le quartier des Palettes », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 25 novembre 2018)
  19. « Essai du convoi des BLT », sur https://www.bus-tram-geneve.ch, (consulté le 27 décembre 2016).
  20. Marie Prieur, « Le tram trace sa voie de Moillesulaz à Annemasse », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 19 février 2017).
  21. Marc Moulin, « Comment la résurrection du tram 16 a failli être annoncée juste avant Pâques », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 23 avril 2017).
  22. Marc Moulin, « Un bus supprimé ravive le débat sur la sous-traitance », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 30 mars 2017).
  23. « Ou bien !? numéro 18 », sur https://www.unireso.ch, (consulté le 28 août 2018)
  24. Marc Moulin, « Annemasse se soude à Genève par le rail », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 10 octobre 2018)
  25. « Mise en service intégrale du Léman Express : Mesures d'accompagnement », sur https://www.ge.ch, (consulté le 27 décembre 2018)
  26. a et b Marc Moulin, « La rue de Savoie entre en résistance face au tram », sur https://www.tdg.ch, (consulté le 18 février 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]