RegioExpress

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RegioExpress en gare de Thoune effectué par une rame Nina du BLS

RegioExpress désigne une catégorie de train à vocation de desserte régionale accélérée, c'est-à-dire sans arrêt à toutes les stations. Cette appellation a fait son apparition en Suisse mais est également utilisée par la compagnie italienne Trenord qui assure les liaisons locales du nord de Milan[1]. Il peut parfois être soumis au principe de l'auto-contrôle, c'est-à-dire qu'il n'y a pas systématiquement de contrôleur pour vérifier les titres de transport.

Description[modifier | modifier le code]

Train direct navette des CFF composé de voitures VU II
Un RegioExpress, de Saint-Moritz à Coire, sur le viaduc de Landwasser

À l'origine les RegioExpress se nommait plus simplement « train direct » ((de) Schnelzug) avant de devenir RegioExpress, contraction multilingue de « Train régional express », dans les années 2000. Il fut désigné par le signe RX avant d'être changé en RE.

Un train RegioExpress est décrit par l'indicateur officiel suisse comme « rapidement dans les régions » et se définit dès lors comme un train régional accéléré reliant un nœud de correspondance à un autre tout en s'arrêtant dans les gares d'importances moyennes ou faibles délaissées par les trains de catégories supérieures. En principe il attend quelques minutes les correspondances, et il accepte les vélos. Normalement le train est accompagné par un chef de train et n'est donc pas forcément soumis à l'auto-contrôle[2].

Ajoutons encore que les RegioExpress ne sont pas l'apanage des chemins de fer à voie normale et que, par exemple, les Chemins de fer Rhétique en exploitent également[3].

Matériel[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, plusieurs entreprises ferroviaires telles que les CFF ou le Rhb exploitent des RegioExpress et utilisent donc un matériel spécifique selon leurs besoins, le matériel ainsi engagé peut grandement varier selon les régions et l'importance accordée par l'exploitant à la relation en question ainsi qu'à l'aide octroyé par le canton[4].

Ainsi par exemple les RegioExpress desservant les lignes de l'arc jurassien, comme sur la relation Bienne - Delémont sont elles exploitées par des rames NTN identique à celles utilisée pour le trafic régional[5] tandis que ce sont des rames « Kiss » Rabe 511 du constructeur suisse Stadler Rail qui sont utilisées sur la ligne Lausanne - Genève. A contrario le BLS utilise du matériel VU III climatisé et récemment rénové sur ses relations RE comme Berne - Lucerne[6] Désormais, les trains RegioExpress entre Bienne et Délémont possèdent les nouvelles rames Domino. Les rames NTN vont désormais se retirer petit à petit du trafic voyageurs en Suisse.

Petite particularité : Une partie du trafic RegioExpress entre Biel/Bienne et Berne est assuré par des rames RABDe 500 qui circulent normalement sur un trafic InterCity.

Italie[modifier | modifier le code]

En Italie, la compagnie Trenord, filiale à 50 % de Trenitalia assure la quasi totalité de ses liaisons ferroviaires de la région Lombardie avec des convois Vivalto construits par Corifer. Ces rames sont également utilisées pour les liaisons transfrontalières avec la Suisse sur les lignes :

Équivalence[modifier | modifier le code]

Pour cette catégorie il est difficile de donner une définition sur le plan international. Il correspond à peu près au TER (train express régional) de la SNCF. D'ailleurs, lorsqu'un train TER pénètre sur le réseau suisse, il est officiellement indiqué comme RegioExpress. Attention à ne pas confondre le RE (Suisse) avec le IRE (Allemagne) qui désigne un train InterRegioExpress.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Explication des signes sur cff.ch
  2. Voyager sans titre de transport valable sur le site des CFF
  3. Réseau RHB
  4. « Il est vrai qu'à Zurich le trafic régional est au top, mais c'est parce qu'il est payé par le canton. Par contre, certaines lignes du Rheintal saint-gallois ont les mêmes voitures que la Suisse romande », Jacques Zulauff, porte-parole des CFF sur Radio Suisse Romande
  5. Interpellation au Grand Conseil bernois du 26 avril 2006
  6. Présentation des EW III sur bls.ch