Fariba Adelkhah

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Fariba Adelkhah
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Fariba Adelkhah en 2010.
Biographie
Naissance
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France (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Conjoint
Roland Marchal (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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A travaillé pour
Directeur de thèse
Lieu de détention
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Distinction

Fariba Adelkhah, née le 25 avril 1959 à Téhéran, est une anthropologue franco-iranienne. Directrice de recherche à l'Institut d'études politiques de Paris, elle est arrêtée en Iran en juin 2019, accusée d'espionnage, emprisonnée pendant plus d'un an puis libérée avec un bracelet électronique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le 25 avril 1959 à Téhéran, elle vient faire ses études universitaires en France en 1977[1], d'abord à l'Université Strasbourg II puis à l'École des hautes études en sciences sociales[2]. En 1990, elle soutient sa thèse intitulée Une approche anthropologique de l'Iran post-révolutionnaire. Le cas des femmes islamiques sous la direction de Jean-Pierre Digard[3].

Depuis 2004, elle est directrice de recherche au Centre de recherches internationales (CERI) de la Fondation nationale des sciences politiques (Institut d'études politiques de Paris). Elle est l'autrice de nombreuses publications sur l'Iran et l'Afghanistan[4] et membre du conseil scientifique de la revue Iranian Studies et de la Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée[5].

À côté de son activité académique, Fariba Adelkhah traduit en persan des poèmes français mystiques de la fin du Moyen-Âge et de la Renaissance[1].

Arrestation en Iran[modifier | modifier le code]

Le 14 juillet 2019, des médias persanophones basés à l’étranger annoncent qu'elle a été arrêtée en Iran[6]. Cette arrestation est confirmée dès le 16 juillet 2019[7]. Son arrestation remonterait au début du mois de juin, date à laquelle elle s'est connectée à son compte WhatsApp pour la dernière fois. Le site iranien de défense des droits de l'homme Gozaar (en) affirme qu'elle a été interpellée par les Gardiens de la révolution, la police idéologique iranienne, et qu'elle est détenue dans la prison d'Evin[4]. Elle serait soupçonnée d'espionnage, idée que ses collègues du CERI considèrent « absurde »[8],[9]. Le 24 décembre 2019, pour protester contre son incarcération, elle commence une grève de la faim, avec une autre chercheuse également emprisonnée, l'Australienne Kylie Moore-Gilbert (en)[10]. Le 7 janvier 2020, son avocat annonce l'abandon des poursuites pour espionnage et « atteinte à l’ordre public ». La chercheuse reste néanmoins poursuivie pour deux autres motifs : « propagande contre le système » et « complot contre la sûreté nationale »[11].

Roland Marchal arrêté en même temps que sa collègue et compagne, est libéré durant la pandémie de maladie à coronavirus de 2020 en Iran[12], à la faveur d'un échange de prisonniers[13].

Le 16 mai 2020, elle est condamnée à 5 ans de prison[14],[15],[16]. Le 30 juin 2020, sa peine est confirmée en appel[17]. Elle est détenue à Evin, la prison des prisonniers politiques, où elle partagerait sa cellule avec une quarantaine d’autres femmes, dont l'avocate iranienne Nasrin Sotoudeh[18].  

En septembre 2020, après plus d'un an de détention, elle sort de prison avec un bracelet électronique et rejoint sa famille à Téhéran[13].

Le 15 décembre 2020 lui est décerné le prix Irène Joliot-Curie[19].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Détention d’une chercheuse françaiseen Iran », sur http://fasopo.org, (consulté le 15 juillet 2019)
  2. « Curriculum vitae », sur www.sciencespo.fr (consulté le 15 juillet 2019)
  3. « Notice n°1990EHES0053 », sur theses.fr (consulté le 16 juillet 2019)
  4. a et b « La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah détenue en Iran », sur RFI, (consulté le 15 juillet 2019)
  5. « Iran : ce que l'on sait de l'arrestation de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah », sur Europe 1 (consulté le 15 juillet 2019)
  6. « Une chercheuse franco-iranienne arrêtée en Iran », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juillet 2019)
  7. . Cette arrestation est confirmée dès le 16 juillet 2019« L’Iran a bien arrêté l’anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2019)
  8. « Arrestation de Fariba Adelkhah : « L’hypothèse d’une activité d’espionnage est loufoque » », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 16 juillet 2019)
  9. « Une chercheuse franco-iranienne arrêtée par Téhéran », sur Libération.fr, (consulté le 16 juillet 2019)
  10. « Deux chercheuses emprisonnées en Iran, dont la Française Fariba Adelkhah, commencent une grève de la faim », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « L’Iran lève l’accusation d’espionnage contre la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. « Coronavirus : l’Iran, en pleine crise sanitaire et isolé diplomatiquement, libère Roland Marchal », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le 21 mars 2020).
  13. a et b « La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah libérée », sur Libération.fr (consulté le 4 octobre 2020)
  14. « Iran : la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah condamnée à 5 ans de prison », sur https://www.francetvinfo.fr/, (consulté le 16 mai 2020)
  15. « La chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah condamnée à cinq ans de prison en Iran », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mai 2020)
  16. Pierre Alonso, « De son arrestation à sa condamnation, une année kafkaïenne pour la chercheuse Fariba Adelkhah », sur Libération.fr, (consulté le 13 août 2020)
  17. « Iran : la peine de la chercheuse franco-iranienne à 5 ans de prison confirmée », sur RTL.fr (consulté le 30 juin 2020)
  18. Pierre Alonso, « Iran : l'avocate et prisonnière politique Nasrin Sotoudeh entame une grève de la faim », sur Libération.fr, (consulté le 13 août 2020)
  19. Agence France-Presse, « Iran: la franco-iranienne Fariba Adelkhah, « femme scientifique de l’année » », sur Mediapart (consulté le 15 décembre 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]