Charles Combes

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Charles Combes
CPM Combes.jpg
Charles Combes, en habit d'académicien
Fonctions
Vice-président du Conseil général des mines
-
Directeur
École nationale supérieure des mines de Paris
-
Président
Académie des sciences
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Charles-Pierre-Mathieu CombesVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Louise Pauline Bousquet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Louise Salomé Combes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Membre de
Distinctions

Charles Pierre Mathieu Combes, né le 26 décembre 1801 à Cahors, mort à Paris le (à 70 ans), est un ingénieur et scientifique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un officier de gendarmerie, il est admis à l'École polytechnique en 1818[1] ; sorti 5e en 1820, il entre au Corps des mines en 1820.[réf. nécessaire]

En 1823, il enseigne les mathématiques et la mécanique appliquée à l'École des mines de Saint-Étienne. En 1826, il dirige les mines de Lacroix et de Sainte-Marie[2].

En 1832, il enseigne à l'École des mines de Paris, tout en administrant les mines de charbon de Firminy dans le bassin de la Loire. Pendant cinq ans, Combes y étudie le difficile problème de l'aérage des mines qui, affirme A. de Lapparent, « devait continuer à l'occuper durant toute sa carrière. » À partir de son cours de l'École des Mines, un grand traité d'exploitation des mines est publié de 1841 à 1845[2],[3].

En annexe d'un mémoire sur les turbines (Recherches théoriques et expérimentales sur les roues à réaction ou à tuyaux, 1843), Combes étudie les conditions de diminution des chocs sur le bord d'attaque des pales. Il établit par une autre méthode que Poncelet la relation entre la vitesse le long des pales, la différence de pression et la vitesse tangentielle du rotor. Selon Zeuner, il est le premier à tenir compte de la rugosité des pales dans le calcul du rendement des turbines, et le seul auteur à citer les recherches d'Euler dans son étude ; enfin, il remarque que, par suite du choc du jet sur le bord d'attaque, il faut tenir compte d'un saut de pression dans le calcul du rendement[4].

Il entre à l'Académie des sciences en 1847[5] ; il en est le vice-président en 1853 et président pour l'année 1854[6].

En 1867, il dirige l'École des mines de Paris[5]. Il est vice-président du Conseil général des mines de 1869 jusqu'à sa mort en 1872[5].

Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (8e division)[7].

Décorations[modifier | modifier le code]

Il est nommé officier de la Légion d'honneur en 1847 et commandeur en 1860[8].

Famille[modifier | modifier le code]

Il épouse Louise Pauline Bousquet en 1830. Leur fille Louise Salomé est la seconde épouse de Charles Friedel[9].

Hommage[modifier | modifier le code]

Son nom est inscrit sur la tour Eiffel.

Écrits[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Charles Combes », Fiche matricule, sur bibli-aleph.polytechnique.fr, bibliothèque de l'École polytechnique (consulté en ).
  2. a et b A. de Lapparent, Livre du Centenaire de l'École Polytechnique, vol. I, éd. Gauthier-Villars & fils, , sur annales.org (lire en ligne), « Biographie de Combes », p. 194 et suiv.
  3. L. Aguillon, Notice historique sur l'Ecole des Mines de Paris, Ve Dunod,
  4. G. Zeuner (trad. E. Kreitmann), Hydraulique pratique, Paris, Dunod, , « Appendice : Aperçu historique des théories de la réaction de l'eau », p. 182
  5. a b et c « COMBES Charles-Pierre-Mathieu », sur CTHS
  6. « Liste des présidents », sur academie-sciences.fr, Académie des sciences (consulté en ).
  7. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 111
  8. D'après la base de données Léonore. Voyez Wikidata pour les références.
  9. « Charles COMBES (1801-1872) », sur Annales des Mines

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Bertrand, Éloge historique de M. Charles Combes, lu dans la séance publique annuelle de l'Académie des sciences du 21 décembre 1885, dans Mémoires de l'Académie des sciences de l'Institut de France, Gauthier-Villars, Paris, 1888, tome 44, p. CXXIII-CXXXV (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]