Émilie Simon

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Émilie Simon
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Émilie Simon en 2012
Informations générales
Nom de naissance Émilie Simon
Naissance (39 ans)
Drapeau : France Montpellier
Activité principale Auteur-compositrice-interprète, productrice
Genre musical musique électronique, synthpop, trip hop
Instruments Guitare électrique Fender Jagstang et acoustique Little Martin LXK2, Piano, Tenori-on, BRAAHS (Brissot Radio Acquisition For A Cappella Hand Selector)
Années actives 2003 – aujourd’hui
Labels Universal (2003 – aujourd’hui)
Le Plan (États-Unis uniquement)
Influences Björk
Tricky
Kate Bush[1]
Site officiel www.emiliesimon.com

Émilie Marie Simon (née le à Montpellier) est une auteure-compositrice-interprète française de musique synthpop.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Née en 1978, Émilie Simon a grandi à Montpellier. Elle est initiée à la musique grâce à son père ingénieur du son[2], et au conservatoire de Montpellier qu'elle rejoint à l'âge de 7 ans[3].

Elle obtient son bac littéraire « option musique » au lycée Clemenceau[réf. souhaitée]. Ayant étudié à l'Université Paul-Valéry-Montpellier[2] puis à l’Université Paris-Sorbonne[3], elle est titulaire d'un DEA en musicologie[4]. Elle a également suivi de nombreux stages à l’IRCAM[4].

Octogone, Pully, le 6 mai 2006.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

En 2003, elle sort un album intitulé Émilie Simon, récompensé par une Victoire de la musique dans la catégorie « Album électronique » en 2004[2]. Ce premier album est produit par Barclay.

Le 10 janvier 2005, Émilie Simon sort un deuxième album, La Marche de l’empereur, qui sera également la bande sonore du film du même nom. Elle remporte alors une Victoire de la musique dans la catégorie « Bande Originale de Film », et est nommée pour le César de la meilleure musique écrite pour un film.

Végétal[modifier | modifier le code]

Émilie Simon en 2009.

Le 6 mars 2006, Émilie Simon sort son troisième album, intitulé Végétal. Cet album, orienté vers l'univers végétal, joue avec les mots et les sonorités organiques ou aquatiques, les textures naturelles (eau, bois, feu, pierre) et l'utilisation de différents modes de jeux instrumentaux, notamment du piano préparé (My old friend) sur l'album et sur scène avec les percussionnistes Cyril Hernandez et Nicolas Gorge.

L'album obtient une Victoire de la musique dans la catégorie « Album de musiques électroniques / groove / dance de l’année » en 2007.

Le premier live d’Émilie Simon, À l’Olympia, enregistré en à l’Olympia sort l'année suivante. Disponible en version CD audio et en DVD vidéo, ce live comporte des chansons figurant sur ses 3 albums ainsi qu'une reprise d'une chanson de Nirvana, Come as You Are.

Le succès de cet album marque le début d'un succès international. En effet, Émilie Simon sort en fin 2006 The Flower Book aux États-Unis : une compilation de titres tirés de ses trois premiers albums ainsi que des versions inédites. La Marche de l’empereur sort ensuite aux États-Unis le 3 avril 2007 (sous le nom de March of the Empress).

Émilie Simon compose également la B.O. du film Survivre avec les loups de Véra Belmont sorti en janvier 2008. Émilie Simon a repris pour Véra certains titres : Au Lever du Soir, Vu d'Ici, Papillon, Chanson de toile et In the lake...

The Big Machine[modifier | modifier le code]

Le 4e album studio d'Émilie Simon, The Big Machine est sorti le 14 septembre 2009 en version numérique, et le 21 septembre 2009 sur CD. Les deux singles présentés sont Dreamland et Rainbow.

Ce nouvel album a été créé et enregistré à New-York, où réside alors la chanteuse. L'album présente une majorité de titres uniquement en anglais (certains titres contenant quelques phrases en français), avec de musiciens et collaborateurs américains.

La sonorité, beaucoup plus orientée pop, n'est pas sans rappeler la chanteuse Kate Bush[5]. Émilie Simon a d'ailleurs composé The Big Machine de manière plus traditionnelle contrairement à ses trois premiers albums, elle a écrit l'album en piano-voix alors qu'elle composait précédemment directement sur l'ordinateur.

Franky Knight [modifier | modifier le code]

Franky Knight, le cinquième album studio d'Émilie Simon composé de dix morceaux, est sorti le . Il s'agit d'un hommage à François Chevallier, compagnon d'Émilie, ingénieur du son et réalisateur, qui avait travaillé sur la bande originale de La Marche de l’empereur, Végétal, The Big Machine, mort en Grèce le 15 septembre 2009 à la suite de complications pulmonaires dues au virus de la grippe H1N1. Cet album est d’ailleurs utilisé comme bande originale du film La Délicatesse, qui développe le même thème du deuil amoureux.

La chanson Jetaimejetaimejetaime apparaît dans le générique de fin du film Quand je serai petit et est composée à partir des thèmes du film. La série télévisée Bref a utilisé Les Amants du même jour dans l’épisode 57 (Bref. On était des gamins).

Le 29 avril 2012, elle donne un concert unique à la salle Pleyel pour jouer l'album Franky Knight ainsi que des versions revisitées de ses précédents albums.

Mue[modifier | modifier le code]

Mue, le 6e album studio d'Émilie Simon est composé de dix morceaux originaux plus une reprise. Il est sorti le .

Cet album s'oppose au précédent par une ambiance lumineuse plus joyeuse et paisible[6].

Style musical[modifier | modifier le code]

Bien que son style musical soit le plus souvent comparé à celui de Björk et de Kate Bush, ses influences musicales vont aussi des Beatles à Joni Mitchell en passant par Peter Gabriel, The Cure, Nirvana, Massive Attack, Tricky (avec lequel elle a collaboré), The Who, The Small Faces, David Bowie, Lou Reed, The Velvet Underground et Iggy Pop[7].

Travaillant elle même ses arrangements, elle est connue pour aimer le renouveau et ses albums connaissent des ambiances sonores variées[8].

Ses textes alternent les langues françaises et anglaises.

Concerts[modifier | modifier le code]

Concert à Dijon en 2006.

Son premier concert a été donné à l'Ubu à Rennes, en première partie du chanteur Avril.

Sur scène, elle a souvent été accompagnée de Cyrille Brissot (de l'IRCAM) qui dirige la partie programmation et qui a développé des instruments spécialement destinés aux concerts d’Émilie : le BRAAHS, le Cadre, Bobby, mélangeant contrôleurs MIDI et traitements en temps réel[9].

Elle participe à une première Black Session sur France Inter le .

Le 1er juillet 2005, dans le cadre des Eurockéennes de Belfort, elle donne un concert original auquel participent la Synfonietta de Belfort et le groupe de Percussions-Claviers de Lyon. Elle retravaille ensuite avec ces deux ensembles lors d'un second concert, le 19 janvier 2006 au Grand Rex à Paris. Avec le groupe de Percussions-Claviers de Lyon, elle donne un autre concert le 16 septembre 2007 à la salle Pleyel.

En 2009, Émilie Simon présente son quatrième album The Big Machine dans une tournée en France, ainsi qu'à l'étranger. Elle participe à une deuxième Black Session sur France Inter le .

Le 23 août 2014, dans le cadre du festival Rock en Seine, elle donne un concert unique avec l'Orchestre national d'Île-de-France dirigé par Bruno Fontaine[3].

Le 17 mars 2015, l'avion transportant son matériel alors bloqué à cause de la météo, elle met en place en quelques heures un arrangement semi-acoustique pour un concert à Wuhan en Chine[10]. Elle joue alors quelques notes de hulusi, flute chinoise qu'elle découvre le jour même.

Le 12 novembre 2015 elle donne un concert à Lyon avec les élèves du CNSMD de Lyon[8].

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie d'Émilie Simon.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 2012 : Émilie Simon apparait dans documentaire de Jérémie Carboni : Musique(s) électronique(s)[12].
  • 2014 : Elle réalise le clip du single Menteur extrait de l'album Mue.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « music-story.com - Émilie Simon »
  2. a, b et c « Emilie Simon: J'aime la surprise sonore », LExpress.fr,‎ (lire en ligne)
  3. a, b et c « Émilie Simon & Orchestre à Rock en Seine 2014 », sur www.francetvpro.fr, (consulté le 24 août 2017)
  4. a et b Stéphane Davet-Belfort de notre envoyé spécial, « Festival : Emilie Simon croise élan orchestral, rock et électronique », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  5. « lefigaro.fr - Émilie Simon, au-delà des larmes »
  6. Maxime de Abreu, « Emilie Simon fait peau neuve avec "Mue" - Les Inrocks », Les Inrocks,‎ (lire en ligne)
  7. (en) Andy Von Pip, « Eclectic Dreams-Emilie Simon Interview », sur The VPME, (consulté le 24 août 2017)
  8. a et b Sarah Dahan, « Emilie Simon retourne à l'école : "Il faut creuser la poétique de l'instant" », sur Les Inrocks, (consulté le 26 août 2017)
  9. « Six nouveaux instruments pour rêver avec les oreilles », L'Obs,‎ (lire en ligne)
  10. Valérie Lehoux, « A écouter : Emilie Simon, privée d'ordinateurs », sur www.telerama.fr, (consulté le 26 août 2017)
  11. « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres janvier 2016 », sur Ministère de la Culture et de la Communication, (consulté le 26 janvier 2017).
  12. (en) « Musique(s) électronique(s) », sur imdb (consulté le 4 janvier 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]