Edmond Ceria

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Edmond Ceria
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Paris (France)
Nationalité
Activité
Formation
École des Beaux-Arts de Genève, Académie Julian
Mouvement
Influencé par
Distinction

Peintre français, Edmond Ceria (1884-1955), bien que classé comme peintre indépendant, fut très proche de l’Impressionnisme et en particulier de Paul Cézanne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père d’origine piémontaise se maria avec une Savoyarde. Ils s’installèrent à Évian-les-Bains. Edmond Ceria montra dès son enfance une prédisposition pour la musique, le dessin et la peinture.
Après des études secondaires au collège d’Évian, il commença des études de décorateur à l’École des Beaux-Arts de Genève. Déçu par l’enseignement, il gagna Paris en 1904, et fréquenta l’Académie Julian[1]. Il loua un premier atelier au 38 rue Falguière, puis au 25 avenue du Maine en 1907. Il fréquenta assidument le Louvre et y découvrit l’œuvre de Paul Cézanne qui le bouleversa. Il travailla souvent à l’atelier de la Grande Chaumière. La célèbre Kiki de Montparnasse fut l’un de ses modèles.
Il débuta sa carrière au Salon des indépendants et y exposa ses toiles de 1908 à 1914. À partir de 1912, Il devint sociétaire du Salon d’automne. Il y exposa en 1912 et 1913, puis de 1919 à 1926, en 1930 et en 1940. Il exposa également au Salon des Tuileries dès sa fondation en 1923.
En 1919, il effectua un séjour en Toscane d’un an qui lui fit prendre conscience de l’importance de la lumière en peinture. Pendant ce séjour, il copia les grands maîtres italiens dont Giotto, Uccello, Masaccio. De retour en France, Ceria découvrit la lumière de la Provence. Il visita Marseille, séjourna à Sanary mais peignit également l’arrière-pays.
En 1928, il découvrit le village de Château-Landon en Seine-et-Marne qui l’impressionna beaucoup. Il y travailla plusieurs années au printemps. À Paris, il reprit un atelier près de l’Observatoire ; il descendait fréquemment vers la Seine pour la peindre ainsi que les ponts parisiens ou le jardin des Tuileries.
Il exposa à Lyon entre 1925 et 1933 et de nouveau au Salon des Indépendants en 1926, 1936 et 1937. En 1934, il cessa ses voyages en Provence pour découvrir la Bretagne et en particulier le Finistère. Il passa de nombreuses années au Guilvinec. Il y redécouvrit la lumière italienne.
Ceria participa avec les peintres Charles Dufresne, Othon Friesz et Henry de Waroquier à la première exposition des Maîtres de l’Art indépendant au Petit-Palais en 1937.
En 1938, il obtint la consécration aux États-Unis en gagnant le prix Carnegie.
En 1945, il fut nommé peintre de la Marine. Libéré alors des contingences matérielles, il poursuivit son œuvre pendant dix années au cours desquelles il exprima toute son émotion à travers ses peintures.
Il fut décoré chevalier de la Légion d'honneur (1935), puis officier de la Légion d'honneur (1953).
Il a eu deux fils dont le peintre Jacques Ceria Despierre.

Il exposa également individuellement :
- galerie Devambez, Paris, 1924
- galerie Bernheim, Paris, 1926 et 1932
- galerie Brown & Philips, Londres, 1930
- galerie Schoeller, Paris, 1935
- galerie Pétridès, Paris, 1953
- galerie Wildenstein, New-York, 1954
Il exposa également à Stockholm en 1937, à Beyrouth et en Afrique du Sud en 1951.
Une exposition rétrospective lui fut consacrée à la galerie Pacitti à Paris en 1968.

Œuvre[modifier | modifier le code]

« Homme cultivé, extrêmement artiste, aussi doué pour la peinture que pour la musique », écrit Lydia Harambourg dans son Dictionnaire des Peintres de l'École de Paris, Ceria fut surtout connu comme paysagiste. Une grande partie de son œuvre fut peinte sur la Côte d’Azur puis en Bretagne. Mais il excellait également pour les natures mortes et le nu.
Ceria puisa sa source dans la peinture italienne et dans l’impressionnisme. Il définissait Cézanne comme étant le premier peintre qui fut arrivé à « transcrire la vraie couleur du feuillage des arbres. »
Tout au long de sa carrière, Ceria accordait une extrême importance à la lumière : Jean-Baptiste Corot fut très important dans son œuvre. On retrouve également dans ses paysages la lumière d’Armand Guillaumin.
Ceria définissait la peinture par cette formule de trois mots : « une palette, un œil, un cœur. » Jetant un regard émerveillé sur la nature, il peignait ses toiles comme autant d’hymnes à la création.

Parmi ses œuvres, l'on peut citer, la liste ci-après restant très incomplète :

  • Village au Pays bigouden (37 × 45 cm, collection particulière) ;
  • Scène de bistrot au Pays bigouden[2] ;
  • Petit port de pêche au Pays bigouden[3] ;
  • Place du port en Pays bigouden[4] ; etc ..

Travaux[modifier | modifier le code]

Illustration de :
- La Gerbe d’or d’Henri Béraud, 1929.
- Les Amours jaunes de Tristan Corbière,
- Marseille d’Edmond Jaloux

En 1936, exécution de deux panneaux pour le Palais du Trocadéro en vue de l’exposition universelle de 1937.
À partir de 1945, il peint la flotte sabordée dans le port de Toulon.

Toiles exposées[modifier | modifier le code]

- Musées de Brest, de Chambéry, de Mulhouse, de Bordeaux, de Lyon, de Rennes et du Havre.
- Musée d’art moderne de Paris : Nature morte au gibier – Nu couché – L’Orangerie des Tuileries.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]