eculture

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L'expression eCulture désigne les comportements et pratiques dans un écosystème numérique, tant au niveau individuel que collectif. Par exemple la manière de traiter les courriels, de partager des informations sur le web, de gérer la formation à distance, d'animer une communauté virtuelle... L'eCulture est un domaine transdisciplinaire, à cheval entre plusieurs sciences sociales et techniques.

Sémantiquement, eCulture est le condensé de « culture de la communication par voie numérique ». Le « e » symbolise l'électronique numérique, comme dans eCommerce, ePortfolio...

En matière d'orthographe, la tendance croissante est à l'usage de eCulture plutôt que e-culture, ePortfolio plutôt que e-portfolio, bien qu'on utilise plus e-Commerce que eCommerce...

Domaines d'usage : on utilise le terme eCulture tant dans les arts que dans l'économie, la science et la politique. Il existe diverses notions qui regroupent ce même paradigme, telle que l'ère numérique, le monde digital, la société de l'information, l'infosphère ou encore la cyberculture.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le mot e-culture est formé à partir du préfixe e- qui signifie electronic en anglais, et culture.

Il est à noter que la Commission générale de terminologie et de néologie déconseille l'emploi du préfixe e- sous toutes ses graphies (e-, é-, i-) pour désigner les activités fondées sur les réseaux informatiques et de télécommunication[1].

On pourra consulter l'avis de la Commission générale de terminologie et de néologie sur l'emploi du préfixe e- dans la Section néologie de l'article e-business et m-commerce.

Comportements eCulturels[modifier | modifier le code]

L’eCulture englobe tous les comportements individuels et collectifs dans les environnements numériques. L'ouvrage participatif "Citoyens du Net[2]", dont le but est de faciliter les pratiques responsables sur Internet, s'adresse justement aux utilisateurs souhaitant mieux comprendre cette culture numérique, les codes de conduite, les pratiques fondamentales, leurs origines et leurs tendances.

Exemples de concepts induits par l’eCulture, générateurs de nouveaux comportements dans l’étude, l’évaluation et l’échange d'information, savoirs et de savoir-faire (liste non exhaustive) :


Différence entre cyberculture et eCulture[modifier | modifier le code]

La cyberculture est une notion plus ancienne et plus large que l'eCulture. À ce titre, Cyberculture englobe aussi l'électronique analogique et traite plus des sciences techniques que sociales.

L'eCulture concerne essentiellement l'environnement numérique de l'informatique en réseau, symbolisé par l'Internet. La radio et la télévision s'inscrivent de plus en plus dans l'eCulture, vu qu'elles ont progressivement adopté l'environnement numérique et le réseau Internet, de même que téléphonie, l'imagerie, la musique...

L'eCulture traite donc moins d'aspects technologiques que la cyberculture, et plus d'aspects opératoires découlant des disciplines des sciences sociales.

La différence entre eCulture et cyberculture reste néanmoins peu significative, voire nulle. De plus, cas, elle se réduit d'année en année, car aujourd'hui presque tous les environnements électroniques adoptés par un large public sont numériques et sont issus ou affiliés à l'Internet.

Pour éviter les débats stériles sur la priorité conceptuelle à donner à l'usage des terminologies en "eXyz" plutôt qu'en "cyberxyz" , on peut dire que le terme eCulture est utilisé de plus en plus fréquemment simplement parce que la tendance actuelle dans l'usage courant est d'adopter la terminologie en "e" (eCommerce, ePortfolio, etc.) plutôt que les terminologies en cyber (cybercommerce, cyberportfolio...).

Propriétés socio-techniques[modifier | modifier le code]

La principale clé de compréhension de l'eCulture est que les flux d'informations dans l'environnement numérique possèdent les propriétés socio-techniques suivantes :

  • l'instantanéité (transfert d'informations quasiment immédiat)
  • la décentralisation (pas d'instance pivot pour diriger)
  • l'asynchronicité (chacun agit à son rythme)
  • la multilatéralité (échanges de plusieurs à plusieurs)
  • la persistance (Les traces et copies électroniques sont définitives)

À ce titre, la télévision et la radio changent elles aussi leurs modes de production et de diffusion, sous l'influence des environnements numériques et par leur convergence dans l'Internet.

Nouveau paradigme induit par l'eCulture[modifier | modifier le code]

Les nouveaux modes de gestion des informations, générés par l'omniprésence des environnements numériques, sont désignés sous diverses étiquettes dont le sens est très proche. C'est la base d'un nouveau paradigme, issu de nos pratiques dans l'environnement numérique. Il faut citer notamment les ensembles de concepts suivants : « société de l'information », « ère du numérique », « dynamiques participatives et intelligence collective », « gestion des connaissances - en anglais knowledge management » ou encore « netoyenneté » (netizenship en anglais).

Cette affiliation à l'Internet comme base de succès pour tout outil numérique, que ce soit pour la téléphonie, la télévision ou la radio, met en évidence le phénomène de convergence entre les moyens de communication, appelé convergence multimédia. Cette convergence est le résultat de l'adoption massive d'un standard ouvert à tous sans discrimination, le protocole TCP/IP (base technologique du réseau Internet).

eCulture en tendance Libre[modifier | modifier le code]

Le fonctionnement d'Internet, espace indépendant et régit par de nouvelles règles issues des propriétés du numérique, est notamment décrit dans la déclaration d'indépendance du cyberespace. Cette déclaration, peu controversée, s'appuie sur l'idée que le cyberespace s'est forgé sur l'éthique, l'intérêt individuel éclairé et le bien public. Ces trois principes de fonctionnement font partie des bases conceptuelles du TCP/IP, du web, de Wikipédia, de GNU/Linux et plus largement de la culture Libre en général.

L'eCulture, par la puissance des propriétés de l'électronique numérique, tend vers l'adoption généralisée des principes de fonctionnement du libre : équité des chances, coopétition, dynamiques citoyennes et participatives... Cette tendance vers le Libre s'effectue progressivement et organiquement, parfois par à-coup. Les gouvernements, les entreprises privées et les citoyens internautes s'y réfère de plus en plus fréquemment. L'eCulture n'étant pas toujours perçue comme la base d'une mondialisation positive, elle suscite temporairement des peurs, des rejets, des fractures sociales et des exclusions, tant individuelles que collectives, tant des organismes gouvernementaux que des entreprises privés et des citoyens.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Journal officiel du 22 juillet 2005
  2. "Citoyens du Net", en version wiki http://netizen3.org/index.php/Accueil, et en version pdf http://www.ynternet.org/wp-content/uploads/Citoyen_du_NET_042013WEB.pdf

Liens externes[modifier | modifier le code]