Marcello Vitali-Rosati

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Marcello Vitali-Rosati
Naissance (37 ans)
Florence, Toscane, Italie
Nationalité Drapeau : Italie Italienne
Pays de résidence Canada
Profession

Marcello Vitali-Rosati est un philosophe du virtuel, de l’identité numérique et des questions qui s'y rattachent (éthique appliquée, éditorialisation, etc.). Détenteur d’une maîtrise en Lettres et philosophie de l’Université de Pise (1998-2002), il détient également un doctorat en Philosophie et Littérature et civilisation française de l’Université Paris IV Sorbonne (2003-2006). Professeur au Département des Littératures de langue française de l'Université de Montréal depuis 2012, il devient titulaire en 2016 de la Chaire de recherche du Canada sur les Écritures numériques[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Vitali-Rosati a été professeur à l'Université pour étranger de Pérouse (2005-2008), chercheur à la Maison des sciences de l’homme (2008-2012), professeur d’Esthétique et sciences humaines à Intuit-Lab, Paris (2009-2012) et professeur de Culture numérique à Hétic (Hautes études des technologies de l'information et de la communication)(2010-2012). Depuis 2012, il est professeur au département des littératures de langue française à l’Université de Montréal et rédacteur en chef de la revue Sens Public[2] créée par Gérard Wormser en 2003.

Il est le co-directeur de la collection Parcours Numériques[3], qu'il a fondée en 2014 avec Michaël E. Sinatra aux Presses de l'Université de Montréal. Cette collection « a pour objectif de développer une réflexion théorique approfondie et savante sur le monde numérique[4] ». Les ouvrages qui y sont publiés sont disponibles en trois formats : papier, numérique homothétique (PDF, ePub) et numérique enrichi en libre accès :

« La collection est basée sur l’idée qu’il doit y avoir une complémentarité entre l’édition papier et l’édition numérique, ces deux formes de publication présupposant différentes idées de lecture et deux approches à la réception des contenus[5]. »

Théorie[modifier | modifier le code]

Nourri de la pensée de Lévinas, auquel il a consacré son premier livre, Riflessione e trascendenza, et de l’approche phénoménologique de Maurice Merleau-Ponty, Vitali-Rosati développe une réflexion sur le virtuel, notamment dans son œuvre Corps et virtuel. Itinéraires à partir de Merleau-Ponty, et l’identité numérique. Dans Égarements, il analyse l’attrait qu’exerce la culture numérique et la « recherche faustienne de connexion »[6] en s’appuyant sur les images mythiques d’Ulysse, Don Juan et Werther. L’histoire de Gygès racontée par Hérodote correspond selon lui à la position spatiale de l’usager qui navigue sur le web.

Sa réflexion sur le numérique, basée sur une analyse rigoureuse du sens de ce terme, établit que, loin d'être immatériel, l'espace numérique est caractérisé par un ensemble de relations entre des objets. En tant que tel, le monde numérique ne se limite pas à un espace de représentation mais implique aussi des actions et a un impact sur l'ensemble de notre culture :

« La multiplicité caractéristique des objets numériques bouleverse notre rapport aux contenus et aux documents, des dynamiques de leur circulation selon les pays à la possibilité de modification et de copie, en passant par les lois sur les droits d’auteur[7]. »

— Marcello Vitali-Rosati, Pratiques de l'édition numérique

Ses dernières recherches se focalisent sur le concept d'éditorialisation[8], autour lequel il a centré le séminaire "Écritures numériques et éditorialisation", en collaboration avec Nicolas Sauret, qui se déroule chaque année depuis le 2008.

Il caractérise l'éditorialisation comme l’ensemble des dynamiques qui produisent l’espace numérique. Ces dynamiques peuvent être comprises comme les interactions d’actions individuelles et collectives avec un environnement numérique. À partir de cette définition, il se concentre sur les caractéristiques et les spécificités de l'éditorialisation en soulignant en particulier les différences entre l’éditorialisation et la curation de contenu.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Marcello Vitali Rosati, titulaire d'une nouvelle chaire de recherche du Canada », sur littfra.umontreal.ca,‎ (consulté le 5 mai 2016)
  2. « Revue Sens Public », sur www.sens-public.org (consulté le 7 octobre 2015)
  3. « Collection Parcours numériques - Presses de l'Université de Montréal », sur www.parcoursnumeriques-pum.ca (consulté le 7 octobre 2015)
  4. « A propos de la collection Parcours Numériques », sur www.parcoursnumeriques-pum.ca,‎ (consulté le 7 octobre 2015)
  5. « Parcours numériques : Le futur du livre et l’accès libre | Fédération des sciences humaines », sur www.idees-ideas.ca (consulté le 7 octobre 2015)
  6. Égarements. Amour mort et identités numériques, Hermann, collection Cultures numériques, 2014, p. 103. Lire en ligne
  7. Pour une définition du numérique, Pratiques de l'édition numérique, Presses de l'Université de Montréal, collection Parcours Numériques, 2014. Consulté le 5 juillet 2014.
  8. « Marcello Vitali-Rosati, Qu'est-ce que l'éditorialisation ? » (consulté le 26 septembre 2016)

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Navigations, Éditions Publie.net, 2014, 388 p. (roman)
  • Pratiques de l’édition numérique (avec Michaël E. Sinatra), Presses de l’Université de Montréal, collection Parcours Numériques, 2014. [lire en ligne]
  • Égarements. Amour, mort et identités numériques, Paris, Hermann, collection Cultures Numériques, 2013, 138 p. [lire en ligne]
  • S’orienter dans le virtuel, Paris, Hermann, 2012, 178 p. [lire en ligne]
  • Corps et virtuel. Itinéraires à partir de Merleau-Ponty, Paris, L’Harmattan, 2009, 266 p.
  • No play. Images de la mémoire disséminée (avec M. Guidone), Paris-Alberobello, Éditions ChiavediSvolta, 2007.
  • Riflessione e trascendenza, Pise, ETS, 2003.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]