Dyab Abou Jahjah

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Dyab Abou Jahjah
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Dyab Abou Jahjah, né à Hanin (en) (Liban) le , est un militant politique belgo-libanais controversé[1], fondateur de la Ligue arabe européenne, puis du parti belge Be.One. Chiite, Abou Jahjah est proche du groupe islamiste Hezbollah[1]. Il est une figure controversée pour ses propos jugés extremistes, xénophobes, antisémites et antisionistes[2].

Jeunesse au Liban[modifier | modifier le code]

Son père, Khalil Abou Jahjah, est professeur à l'université libanaise de Saïda, spécialiste de la littérature arabe et titulaire de deux doctorats à l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Il est musulman chiite. Sa mère, Nanette Younes, est une institutrice chrétienne maronite. Dyab Abou Jahjah est né au Liban sud, dans une ville proche de la frontière libano-israélienne, à Hanine. D'après son témoignage, en 1975, les troupes de l'Armée du Liban-Sud investissent son village et sa famille est contraint à la fuite[3].

Immigration en Belgique[modifier | modifier le code]

En 1991, il dépose une demande d'asile en Belgique, après que sa demande avait été rejetée auparavant en France[4]. Dyab Abou Jahjah arrive clandestinement en Belgique. Il affirme initialement que sa vie aurait été mise en danger au Liban parce qu'il était tombé en disgrâce avec le Hezbollah. Qu'il aurait été membre du Hezbollah et aurait fui en Belgique parce qu'un tribunal islamique l'aurait condamné à mort pour avoir refusé de former de nouvelles recrues. Une histoire improbable, selon le commissaire général des réfugiés de l'époque. Le Comité d'appel permanent a donc rejeté sa demande d'asile[5]. Mais rétrospectivement, il admet en 2003, que c'était un mensonge. Il obtient la nationalité Belge grâce au mariage avec une Flamande Peggy P., qu'il a immédiatement quitté. Selon son beau-père, toute cette affaire aurait été un mariage de convenance opportuniste[4].

Création de la Ligue arabe européenne[modifier | modifier le code]

Il fonde une association politique nationaliste arabe, la Ligue arabe européenne, qui prend comme modèles les mouvements noirs américains du type Black Power des années 1960. Il est décrit dans un article du New York Times de 2003 comme This is the man known as Belgium's Malcolm X[6]. Dans une interview au magazine américain Time en 2002 il déclare qu'il n'est pas anti-américain, qu'en fait il admire les lois antidiscriminatoires en Amérique: Les lois raciales d'Amérique sont plus avancées qu'ici. J'ai des membres de ma famille à Détroit et ils sont arabes-américains mais ils se sentent américains. Je ne me sens pas européen. L'Europe a besoin de rendre son concept de citoyenneté inclusif de toutes les cultures et religions. Je suis un musulman pratiquant mais je ne suis pas un monstre. Je ne suis pas un fondamentaliste.[7].

Le Premier ministre belge Guy Verhofstadt déclare, en 2002, à la suite de manifestations qui ont dégénéré à Anvers après un crime raciste : « Cette organisation est un danger pour notre société surtout parce qu'il ne veut pas créer une cohabitation pacifique entre les communautés religieuses dans notre pays. Il est très clair que l'on cherche par des confrontations, des provocations à créer des troubles dans la vie des quartiers. »[8]. Cinq ans plus tard, Dyab Abou Jahjah et un autre responsable de la L.A.E. sont condamnés à un an de prison pour incitation à des actes de violence, mais l'année suivante ils sont acquittés en appel[9],[10].

Le professeur de sociologie des religions Felice Dassetto, spécialiste de l'islam en Belgique, écrivait fin 2002: on peut se demander si Abou Jahjah et ses amis ne sont pas de bons enfants de Flandre (qui parlent d'ailleurs correctement le français, comme pas mal de jeunes d'origine marocaine de Flandre). Ils sont enfants du nationalisme flamand, qu'il soit légitime et orthodoxe, ou qu'il soit illégitime comme celui du Vlaamse Blok. À ce nationalisme-là (légitime ou illégitime), ils en opposent un autre, arabe (ou arabo-musulman). À l'ethnisme flamand, un autre, arabe également. (...) à Borgerhout comme en Flandre, l'identité flamande aime aussi séparer, n'aime pas non plus ce café au lait qu'est la Belgique. Sa seule catégorie est la séparation, la différenciation, l'identification claire du lait et du café. Des jeunes flamands arabes prennent l'idée de la séparation à leur compte. Ils ne font que prendre au sérieux leur être flamand. (...) si Abou Jahjah est l'occasion de remettre sur le tapis la question des intégrations des immigrés, il y met aussi la question du nationalisme et du culturalisme comme catégorie fondatrice du politique[11].

En 2004, il se rend sur un plateau télévisé aux Pays-Bas et se dispute avec Theo Van Gogh. Selon un organisateur, il aurait insulté ce dernier et refusé toute discussion. Van Gogh lui aurait rétorqué : « Voilà donc ce que certains musulmans pensent de la démocratie! » et le décrit comme étant « un proxénète du prophète »[2],[12]. Après l'événement, des gardes du corps d'Abou Jahjah formulent des menaces et des insultes contre l'organisateur et contre Van Gogh[13]. Abou Jahjah décrit par la suite Ayaan Hirsi Ali une politicienne victime de menaces de mort qui entretient des contact avec ce dernier, comme une hérétique qui doit être enfermée pour sa critique de l'Islam. En novembre 2004, Théo Van Gogh rédige une lettre critique de Abou Jahjah, dans laquelle il le décrit comme un islamofasciste. Quelques jours après la rédaction de cette lettre, il est assassiné par un terroriste à Amsterdam[14].

Déclarations antisémites[modifier | modifier le code]

En 2003, Dyab Abou Jahjah et des membres s'engagent dans des diabolisations des Juifs: parlant d'Anvers comme bastion du sionisme, de lobby sioniste, d'insultes contre le peuple Juif, de « Juifs au gaz » et par diverses incitations à la haine[15].

En 2006 il fait publier un dessin animé négationniste de la Shoah, qui sera condamné en 2012[16].

Accusations judicaires[modifier | modifier le code]

Abou Jahjah est arrêté et détenu en 2002 après avoir prétendument organisé des émeutes et appelé à la violence. Il est acquitté le 21 octobre 2008.

Initiateur de la liste RESIST[modifier | modifier le code]

La L.A.E. de Dyab Abou Jahjah participe aux élections législatives fédérales de 2003 sur la liste RESIST, commune avec le Parti du travail de Belgique (PTB), une organisation marxiste-léniniste prochinoise, mais cette liste aboutit à un échec électoral (0,43 % dans la circonscription flamande au Sénat), même par comparaison aux scores habituels du PTB (0,62 % en 1999 pour la même circonscription).

Création du Parti démocrate musulman[modifier | modifier le code]

Il crée le Parti démocrate musulman pour les élections de 2004[4].Aux élections régionales flamandes de 2004, la Ligue arabe européenne présente deux listes sous la dénomination Moslim Democratische Partij (MDP, Parti démocratique musulman) dans les circonscriptions d'Anvers et de Flandre-Orientale, elles obtiennent respectivement 0,27 % et 0,14 %.

Malgré ces résultats électoraux médiocres en juin 2004, le magazine américain Time le met encore en avant en février 2005 et en décembre 2005 comme un dirigeant politique musulman important[17].

Retour au Liban[modifier | modifier le code]

Face à la guerre du Hezbollah avec Israël, Abou Jahjah affirme qu'il part au Liban[18]. Il décrit les événements : « Je regardais la télévision avec mon frère à Bruxelles. Nous étions excités. Que faisons-nous ici, nous avons dit. Nous étions convaincus qu'Israël occuperait le Liban. Ensuite, nous avons décidé d'y aller, nous voulions contribuer à la résistance ». Il rédige alors une note de suicide sur son site Internet[16]. Filip Dewinter, affirme qu'il « ne peut et ne devrait plus jamais remettre les pieds dans notre pays »[19]. Il quitte la Belgique en affirmant être « heureux d'être sorti de ce trou de merde » ( concernant la Belgique )[20].

Il se photographie torse nu avec une kalashnikov, entretient des relations avec le Hezbollah mais affirme qu'il n'a pas pris part aux combats[21]. Il affirme vouloir créer « dans son pays » un parti politique « socialiste laïque entièrement nationaliste arabe »[22]. Il affirme avoir été proche du Hezbollah, « Ils ont le pouvoir et les portes s'ouvrent » et il admire beaucoup le leader du Hezbollah Hassan Nasrallah, qu'il appelle une figure historique[16].

Lors de la guerre civile syrienne, il affirme avoir écrit une lettre ambigue et avoir été accusé de trahison par certains[16].

Retour en Belgique[modifier | modifier le code]

En septembre 2013, Abou Jahjah rentre en Belgique en raison de la situation sécuritaire du Liban et déclare qu'il a choisi pour le moment la sécurité de ses enfants plutôt que toutes autres considérations. Filip Dewinter, du Vlaams Belang, déplore qu'il fait partie du « mouvement terroriste fondamentaliste et antisémite libanais Hezbollah ». Dewinter, l'accuse d'être un « fraudeur d'asile après un mariage de complaisance. Abou Jahjah doit être traité comme un étranger indésirable et dangereux et expulsé de notre pays dès que possible »[23]. Certaines personnalités politiques s'émeuvent de son retour notamment André Gantman, président du groupe N-VA au conseil communal d’Anvers qui demanda à la ministre de la justice Annemie Turtelboom de procéder à son arrestation. Pour André Gantman, Lors de son départ au Liban, Abou Jahjah avait indiqué qu’il comptait rejoindre le Hezbollah, une organisation terroriste chiite. Abou Jahjah doit être arrêté afin d’être questionné sur ses activités au sein du Hezbollah. Je demande à la ministre de la Justice de faire usage de son droit d’injonction positive une fois qu’il foule le sol belge[24].

À partir de janvier 2014, il écrit une chronique hebdomadaire dans le quotidien flamand de référence De Standaard. Il est considéré par l'hebdomadaire flamand Knack comme étant le quatrième Belge allochtone le plus influent.

En 2015, après l'attentat contre le Musée juif de Bruxelles, il insulte le maire d'Anvers Bart de Wever, d'être « un sioniste qui fait des fellations », alors que ce dernier a voulu plus de sécurité pour les institutions juives[25].

Pour le chercheur controversé Montasser Alde'emeh[26], Dyab Abou Jajah est une mauvaise publicité pour tous les musulmans. Selon lui, Dyab Abou Jajah incite les jeunes musulmans à se victimiser ce qui nuit gravement à leur réussite[27].

En 2016, il encourage la radicalisation dans son livre Pleidooi voor radicalisering. Lors de la présentation de son livre il précise : « Oui, je suis radical. Peut-être plus radical que beaucoup de gens ne le pensent. Mais donc pas encore un djihadiste »[28].

En janvier 2017, Dyab Abou Jajah est licencié du journal De Standaard pour s'être réjouit de l'attentat du 8 janvier 2017 à Jérusalem, faisant quatre morts. Il affirme qu'il ne s'agit pas d'un acte de terrorisme mais de résistance, d'un peuple vivant sous occupation étrangère, qui serait reconnue par le droit international[29]. Trente intellectuels du Nord et du Sud du pays prennent alors sa défense dans une carte blanche publiée dans les journaux De Morgen[30] et La Libre Belgique[31]. À la suite de cet événement, le journal Pan s'étonne de ce soutien compte tenu des écrits d'Abou Jahjah qu'il décrit comme antisémites, négationnistes, et homophobes[32].

En février 2018, il fonde Be.One, un nouveau parti politique[33] avec l'ex-sénatrice Groen Meryem Kaçar. Be.One entend garantir une égalité radicale à tous les citoyens, quel que soit leur genre, leur classe sociale, ou leur appartenance ethnique ou religieuse. Pour Bruxelles, ce parti adopte une position régionaliste et souhaite que la capitale jouisse d'une autonomie similaire à celle de la Flandre et de la Wallonie, ce qui implique la régionalisation des compétences communautaires.

Positions[modifier | modifier le code]

Sur le terrorisme islamiste[modifier | modifier le code]

Après les attentats du 11 septembre 2001 contre des civils aux États-Unis, Abou Jahjah affirme que lui et la plupart des Arabes ressentent « une douce vengeance » et parle concernant les victimes de dommages collatéraux[34]. Mais nuance par la suite en affirmant : « Nous nous sentons mal pendant que nous applaudissons »[21]

En 2004, il se réjouit des pertes occidentales en Irak: « Je considère chaque soldat américain, britannique ou néerlandais mort comme une victoire »[35]

Sur les attentats du 11 mars 2004 en Espagne, Abou Jahjah affirme comprendre « parfaitement » « la motivation des Arabes et des musulmans qui veulent frapper contre l'Espagne »[36].

Sur le terrorisme palestinien[modifier | modifier le code]

Il appel à la « violence armée » contre Israël dans des textes en arabe. Et se dit en faveur d'un nettoyage ethnique des Juifs d'Israël « soit avec les valises, soit dans un cercueil »[37].

En 2017, dans un article du journal De Standaard, Dyab Abou Jahjah loue les attaques terroristes en Israël[38].

Sur l'homosexualité[modifier | modifier le code]

Il déclare sur les homosexuels que les « fagots » « propageant le sida [sic]» et d'être « tout ce que l'Europe a de saint ». Il a également déploré que les musulmans aient été « persécutés » pour avoir été « dégoûtés » par l'homosexualité, qu'il qualifie de « maladie »[39].

Il se déclare opposé au marriage homosexuel[36].

Sur la démocratie[modifier | modifier le code]

En 2002, il affirme vouloir exiger « son droit », être contre l'assimilation des arabes et veut rassurer : « Je ne suis pas un dangereux. Je suis un démocrate qui se bat pour ses idées. »[40]

En 2003, Abou Jahjah affirme qu'il considère la démocratie comme un moyen puissant de parvenir à ses fins: La charia sera instaurée après un processus démocratique[41].

Il affirme faire partie des musulmans modérés et que « sa contre-stratégie et son contre-discours » sont essentiellement démocratiques. Il affirme supporter en fait ce qu'il décrit comme les valeurs islamiques traditionales. Il accuse les médias de manipulation, alors qu'il est mis en cause pour des allusions aux nazis, concerant « sa patrouille » qui se promène habillé tout en noir[36].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b NOS, « Zomergast Abou Jahjah al ruim 15 jaar omstreden »,
  2. a et b Remco Ensel, Evelien Gans, The Holocaust, Israel and 'the Jew': histories of antisemitism in postwar Dutch Society, Amsterdam University Press,
  3. Marc Swyngedouw, « Dyab Abou Jahjah, au-delà des préjugés. Un personnage enfin dévoilé », Le Soir, 3 avril 2003
  4. a b et c Eddy Daniels, « Canvas is de Abou Jahjah-schaamte voorbij »,
  5. René Zwaap, « La Belgique est trop petite pour Abou Jahjah »,
  6. Marlise Simmons, « An Outspoken Arab in Europe: Demon or Hero? », New York Times, 1er mars 2003
  7. John Miller, « The Many Faces Of Islam », Time, 8 décembre 2002
  8. « « Compte-rendu du communiqué »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) (consulté le 26 mars 2015) », RTBF, 4 décembre 2002
  9. « Un an de prison pour les leaders de la LAE », Le Soir, 21 décembre 2007
  10. « Abou Jahjah acquitté par la cour d'appel », Le Soir, 20 octobre 2008
  11. Felice Dassetto, « Abou Jahjah, fils de Flandre », La Libre Belgique, 15 décembre 2002
  12. Ronald Rovers, « The silencing of Theo van Gogh »,
  13. Ian Buruma, Murder in Amsterdam,
  14. recueil de textes, « Theo Van Gogh - Murdered by terrorist in Amsterdam - filmmaker and journalist shot and stabbed by militant Islamist »,
  15. Joël Rubinfeld, Les habits neufs de l'antisémitisme en Europe, chapitre La Belgique, (lire en ligne)
  16. a b c et d Harm Ede Botje et Jaco Alberts, « Abou Jahjah: ‘activisme is een manier van leven’ »,
  17. Vivienne Walt, « Life On The Front Lines », Time, 20 février 2005
  18. http://www.dhnet.be/actu/belgique/abou-jahjah-revient-en-belgique-5236bc7f3570b0befbe1ec17
  19. Newsblad, « Vlaams Belang wil niet dat Abou Jahjah nog terugkeert naar België »,
  20. La Libre, « Le quotidien De Standaard ne publiera plus la chronique du sulfureux Abou Jahjah »,
  21. a et b de Volkstrant, « Abou Jahjah lijkt te smullen van de commotie »,
  22. De Standaard, INTERVIEW. Abou Jahjah. Jullie zijn nog niet van de AEL af,
  23. Toon Mast, « Dewinter opent jacht op Abou Jahjah »,
  24. « "Arrêter Abou Jahjah à son arrivée en Belgique" », sur flandreinfo.be (consulté le 19 avril 2016).
  25. The Times of Israel, « Belgian newspaper fires columnist who praised terror attack »,
  26. « Qui se cache derrière Montasser Alde'Emeh, expert en déradicalisation ? », RTBF Info,‎ (lire en ligne, consulté le 7 février 2018).
  27. KVE, « Montasser Alde'emeh: "Dyab Abou Jahjah is slechte reclame voor alle moslims" », sur HLN (consulté le 19 avril 2016).
  28. Nieuwsblad, « Abou Jahjah propose "un plaidoyer pour la radicalisation" »,
  29. http://www.lalibre.be/culture/medias-tele/le-quotidien-de-standaard-ne-publiera-plus-la-chronique-du-sulfureux-abou-jahjah-5873af1ecd708a17d55ea479
  30. (nl) Collectif, « In onze ogen is het ontslag van Jahjah volkomen onterecht », De Morgen,‎ (lire en ligne, consulté le 23 mars 2017).
  31. Collectif, « "Je suis Charlie": même pour le conflit israélo-palestinien?" », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le 23 mars 2017).
  32. « Exclu. Les écrits antisémites, révisionnistes et homophobes d’Abu Jahjah, défendu par Alexis Deswaef (LDH). », Pan,‎ (lire en ligne, consulté le 22 avril 2018).
  33. « Be.One, le nouveau parti de Dyab Abou Jahjah », levif.be,‎ (lire en ligne).
  34. Abou Jahah, « Our Collateral damage, and theirs! »,
  35. Het Laatste Nieuws, « Abou Jahjah noemt dode Nederlandse soldaat een zege »,
  36. a b et c Open Democracy, « Everyone is afraid: the world according to Abou Jahjah »,
  37. Joodseactueel, « Abou Jahjah roept in het Arabisch al langer op tot gewapend geweld »,
  38. The Jerusalem Post, « Israeli ambassador slams Belgian daily for 'anti-Israel drivel' »,
  39. Pink News, « Jeremy Corbyn has ‘legitimised’ homophobic extremists, rival claims », }
  40. La DH, « Terrorisation culturelle! »,
  41. « AEL wil sharia via democratie invoeren »,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]