Cyrille Schott

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Cyrille Schott, né le 27 octobre 1950, est un préfet français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Cyrille Schott est le fils de Pierre Schott, ancien maire de la ville d'origine de sa famille, Drusenheim, dans le département du Bas-Rhin.

Parcours scolaire et universitaire[modifier | modifier le code]

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Cyrille Schott est titulaire d’une Maîtrise d’histoire (Paris I - Sorbonne), diplômé de l’Institut d’études politiques de Strasbourg (major de promotion) et élève de l’ENA, promotion Guernica (1976)[1].

Situation militaire[modifier | modifier le code]

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Cyrille Schott, qui a été chef d'escadron dans la réserve opérationnelle de l'arme du Train [2], est colonel de la réserve citoyenne auprès du gouverneur militaire de Paris[3].

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Cyrille Schott part effectuer son service militaire comme aspirant le .

En janvier 1974, il entre à l’École nationale d'administration (ENA), promotion « Guernica » (1976). En juin 1976, il devient administrateur civil de 2e classe au sein du ministère de l’Intérieur et est nommé deux mois après sous-préfet et directeur de cabinet du préfet de la Charente. En 1978, il est nommé sous-préfet, directeur de cabinet du préfet de la région Champagne-Ardenne, préfet de la Marne. En juin 1980, il occupe les fonctions de secrétaire général de la préfecture de la Nièvre.

En août 1982, il rejoint le cabinet du Président de la République, François Mitterrand, comme conseiller technique. Il est responsable du courrier présidentiel, de la gestion du palais de l'Elysée et des résidences présidentielles, où il organise des rencontres internationales, notamment avec le chancelier Kohl. Il se voit confier par le président des missions particulières, comme la supervision du millénaire capétien, ce qui le conduit à devenir l'intermédiaire entre lui et le comte de Paris. Il supervise, avec Jean-Claude Colliard, les affaires d'Andorre.

En 1987, il est titularisé préfet commissaire de la République du département du Territoire de Belfort. Il soutient, au côté de Jean-Pierre Chevènement, le développement de l’université à Belfort-Senans et de la vie culturelle. Il gère plusieurs crises, dont l’incendie de l’immeuble de l’Europe, qui fait 15 victimes, des inondations, une prise d’otages, qu’il parvient à dénouer. Il contribue à la mise en œuvre du premier revenu minimum d’insertion (RMI) en France.

Il est ensuite nommé préfet de la Nièvre (1990), où il avait déjà exercé comme secrétaire général et avait été repéré par François Mitterrand. Il joue un rôle moteur dans l’organisation en 1991 du premier grand prix de France de formule 1 sur le circuit de Magny-Cours, cette organisation étant récompensée par le prix de la meilleure organisation mondiale décerné par la Fédération internationale des constructeurs automobiles (FOCA). Il travaille au développement de la liaison autoroutière de Nevers avec Paris et au grand chantier, voulu par le président Mitterrand, du Mont Beuvray. Il gère la crise bovine et stimule les contrats locaux agricoles dans le cadre des aides européennes.

En 1992, il devient préfet d'Indre-et-Loire. Il œuvre pour la protection de la Loire, dont il interdit les extractions de sable et arrête l'urbanisation des rives, en empêchant la réalisation à Tours d'un nouveau quartier pris sur une zone inodable, celui de la Gloriette. Après son départ, la "Nouvelle République du Centre Ouest" le reconnaît comme l'un des "hommes de l'année" 1994 au titre de son action pour l'environnement[4].

Dans le Haut-Rhin, où il est nommé en août 1994, il devient un acteur clé de la reconversion du Bassin potassique, dont il lance l’idée du plan cadre qu’il mène au succès, encourage les implantations d’entreprises, soutient le développement de l’EuroAirport de Mulhouse-Bâle, travaille activement pour la coopération transfrontalière le long du Rhin, développe les partenariats avec la Pologne et la Hongrie.

Préfet de Seine-et-Marne de 1998 à 2001, il fait face aux crises de sécurité publique à Dammarie-les-Lys, à la tempête de la fin de l’année 1999, le département étant l’un des plus touchés de France, à la pollution de l’atrazine dans 80 communes, aux deux cas de fièvre aphteuse, de sorte que le site des archives départementales de Seine-et-Marne l’appelle « le préfet des crises. » Il développe l’intercommunalité, s’attache à la protection de la forêt de Fontainebleau, appuie le développement de l’INSEAD, d’Eurodisney, des villes nouvelles de Marne-la-Vallée et Melun-Sénart, lance avec Georges Zeisel le projet de centre européen de musique de chambre au château de Fontainebleau, se préoccupe du plan départemental d’accueil des gens du voyage, malgré les oppositions à celui-ci[5].

Préfet du Pas-de-Calais de 2001 à 2004, il s'occupe de la crise des migrants dans le Calaisis et, sous l'égide de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, ferme le centre de Sangatte. Il doit gérer de nombreuses autres crises, dont celle de la légionellose née de l'usine Norexo à Harnes. Il travaille activement à la reconversion industrielle, en particulier dans le Bassin minier, où il joue notamment un rôle déterminant pour surmonter la situation difficile née de la fermeture de l'usine Métaleurop à Noyelles-Godault (négociation et signature du plan social et du contrat de site), mais aussi à Calais et à Boulogne. La "Gazette Nord-Pas de Calais" le range parmi les personnalités de la région qui "ont fait la une en 2003."[6]

Comme préfet de Basse-Normandie (2004-2007), il s’engage activement pour le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel et les implantations d’entreprises, il soutient résolument la candidature de la région aux jeux équestres mondiaux.

Préfet de la région Languedoc-Roussillon (2007), il sait nouer avec le président du Conseil régional, Georges Frèche, des rapports permettant l’avancée de dossiers bloqués depuis des années, comme celui de la construction de la ligne TGV Nîmes-Montpellier. Il accompagne avec détermination l’évolution de la viticulture et développe les interventions de l’Europe.

En décembre 2008, il est nommé préfet hors cadre [7] et devient Conseiller maître en service extraordinaire à la Cour des comptes (2009). Il appartient à la septième chambre, où il devient responsable du secteur "environnement et développement durable". Il est officier de liaison de la Cour pour l'environnement auprès d'Eurosai (European organisation of supreme audit institutions) et d'Intosai (International organisation of supreme audit institutions). Il est commissaire aux compte de l'université franco-allemande à Sarrebruck. Il siège comme membre suppléant à la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA) de 2009 à 2014 (décret du 29 juin 2009).

Par décret du Président de la République en date du 7 janvier 2014, il est nommé président du conseil d’administration d’Adoma, présidence qu'il quitte en juin 2015, en ayant atteint la limite d'âge. Avec le directeur général Bruno Arbouet, il fait évoluer le statut de cet organisme, qui est le premier logeur en France dans le domaine du très social.

Il est nommé Directeur de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice (INHESJ) par décret du Président de la République, le 6 mars 2014. Il arrête le premier plan stratégique de l'institut, qu'il engage dans le développement de la recherche, la formation et la réflexion dans la lutte contre le terrorisme, les partenariats internationaux, comme celui avec l'Algérie[8].

Le 28 octobre 2016 [9], il fait valoir ses droits à la retraite. Il vice-préside la Fondation Raoul Clainchard à Strasbourg, qui accorde des aides aux organismes accueillant des personnes handicapées. Il fait partie du bureau d'EuroDéfense, qui milite pour le développement d'une défense européenne. Il est délégué régional pour l'Alsace de l'Association des décorés du mérite allemand (AFDMA). Il est président d'honneur de l'association des amis du peintre PASO.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Mémoire de maîtrise à Paris I - Sorbonne, La doctrine Hallstein.

Cyrille Schott est le co-auteur du Jardin des délices avec le peintre PASO (La Diane française, Nice, 2008) et l’auteur de La rose & le lys – François Mitterrand et le comte de Paris 1986-1996 (Plon, Paris, 2011).

Il a été co-rapporteur du rapport public thématique de la Cour des comptes Les enseignements des inondations de 2010 sur le littoral atlantique (Xynthia) et dans le Var (La documentation française, juillet 2012).

Il est l'auteur de plusieurs articles dans les Cahiers de la sécurité et la Justice entre 2014 et 2016. Il a publié plusieurs tribunes dans le Monde et la Croix en 2017.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Cyrille Schott est officier de la Légion d’honneur, commandeur de l’ordre national du Mérite, commandeur de l’ordre du mérite agricole, officier des palmes académiques, chevalier de l'ordre des arts et lettres, médaille d’or de la jeunesse et des sports, ainsi que titulaire de quatorze décorations étrangères, en particulier : croix de première classe (grand-croix) de l’ordre du mérite de l’Egypte, commandeur de l’ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne3, commandeur de l’ordre du Mérite d’Autriche3, chevalier de premier grade de l'Ordre du Dannebrog3, officier de l’ordre de l’Honneur de la Grèce, chevalier de l’ordre du Mérite de la Pologne, commandeur de l’ordre du Ouissam alaouite du Maroc, commandeur de l’ordre de l’Aigle aztèque  du Mexique, commandeur de l’ordre du Mérite du Sénégal, titulaire de la légion de l'Etoile jordanienne de deuxième ordre (grand officier).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 42e édition pour 2011 éditée en 2010, 2270 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-051-0) : notice « Schott, Cyrille ».
  • Notice d'autorité personne «  Schott, Cyrille (1950-....) » de la Bibliothèque nationale de France (BNF) ; site consulté le 25 décembre 2009.
  • INHESJ : site officiel de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice, rubrique « Qui sommes-nous ? », « Présentation ».
  1. Communiqué du Conseil des ministres du 10 décembre 2008 [archive]
  2. Communiqué du Conseil des ministres du 14 janvier 2009 [archive]
  3. Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 42e édition pour 2011 éditée en 2010, 2270 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-051-0) : notice « Schott, Cyrille ».
  • La nouvelle république du centre-ouest, samedi 31 décembre 1994 et dimanche 1” janvier 1995 - Indre-et-Loire. "Les hommes de l'année."
  • La Gazette Nord-Pas de Calais, 27 décembre 2003, « Ils ont fait la une en 2003. Cyrille Schott. Un préfet sur tous les fronts. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Who’s Who in France : Dictionnaire biographique de personnalités françaises vivant en France et à l’étranger, et de personnalités étrangères résidant en France, 42e édition pour 2011 éditée en 2010, 2270 p., 31 cm (ISBN 978-2-85784-051-0) : notice « Schott, Cyrille ».
  2. décret du 9 janvier 1998 portant promotion et nomination dans les cadres des officiers de réserve-J.O. du 13/01/1998
  3. certificat d'agrément dans la réserve citoyenne-ministre des armées-29 août 2017
  4. La nouvelle république du centre-ouest, samedi 31 décembre 1994 et dimanche 1” janvier 1995 - Indre-et-Loire. "Les hommes de l'année."
  5. Archives départementales de Seine et Marne-site officiel-histoire 77-SCHOTT (Cyrille Marie Joseph René)
  6. La Gazette Nord-Pas de Calais, 27 décembre 2003, « Ils ont fait la une en 2003. Cyrille Schott. Un préfet sur tous les fronts. »
  7. Communiqué du Conseil des ministres du 10 décembre 2008 [archive]
  8. INHESJ : site officiel de l’Institut National des Hautes Études de la Sécurité et de la Justice, rubrique « Qui sommes-nous ? », « Présentation »
  9. https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000032949628

Bibliographie[modifier | modifier le code]