Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice

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Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice
Description de l'image INHESJ.jpg.
Création 2010
Forme juridique EPA
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Cyrille Schott
Site web www.inhesj.fr

L' institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) intervient dans les domaines de la formation, des études, de la recherche, de la veille et de l’analyse stratégique en matière de sécurité intérieure, sanitaire, environnementale et économique ainsi que dans ceux intéressant la justice et les questions juridiques.

Organisation administrative et fonctionnement[modifier | modifier le code]

L’institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) est un établissement public national à caractère administratif, créé par un décret d’octobre 2009[1], placé sous la tutelle du Premier ministre[2]. Le siège de l’établissement est fixé à l’École militaire à Paris. Il a succédé à l'INHES et l’IHESI créé en 1989; il a intégré l'Institut d’études et de recherche pour la sécurité des entreprises (IERSE). Son organisation relève des articles R 123-1 et suivants du Code de la sécurité intérieure.

Il abrite l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), qui remplace l'Observatoire national de la délinquance (OND), créé en 2004. L’observatoire fait partie de l’institut ce qui autorise des synergies avec les autres départements de celui-ci, mais il fonctionne de façon indépendante sous l’égide d’un conseil d’orientation, présidé par Stéfan Lollivier, inspecteur général de l’INSEE.

L'institut est créé par le décret de 2009. Celui-ci est administré par un conseil d'administration et dirigé par un directeur[3].

Le président du conseil d'administration est Jacques BUISSON, ancien commissaire de police puis directeur de l'École nationale supérieure de la police, aujourd'hui Conseiller à la Cour de cassation[4].

Le directeur s'appelle Cyrille SCHOTT[5], préfet hors classe, qui a été préfet de région. Il est également président du conseil d'administration d'Adoma[6].

À l'issue d'une sélection par dossier et d'un entretien avec un jury, l'INHESJ forme chaque année des auditeurs nommés par le Premier ministre. Ce sont principalement des hauts fonctionnaires, des journalistes, des magistrats, des avocats et des élus, nationaux ou locaux.

Missions[modifier | modifier le code]

Les principales missions de l’INHESJ sont de 3 ordres :

  • réunir des responsables de haut niveau, magistrats et cadres appartenant à la fonction publique civile et militaire ainsi qu’aux différents secteurs d’activité de la Nation, des États membres de l’Union européenne ou d’autres États, en vue d’approfondir en commun leurs connaissances des questions de sécurité ;
  • préparer à l’exercice de responsabilité des cadres supérieurs, français et étrangers exerçant leur activité dans les domaines de recherche couverts par l’Institut ;
  • promouvoir et diffuser toutes connaissances utiles en matière de sécurité intérieure, sanitaire, environnementale, économique et de justice. Il coopère avec les autres organismes chargés de la diffusion des savoirs en matière de sécurité nationale, de défense et de justice.

Formations[modifier | modifier le code]

L’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) propose une gamme étendue de formations, au profit des acteurs publics et privés de la sécurité, de la justice et du monde économique. Lieu de partenariat et de croisement des cultures, l’INHESJ est l’opérateur public de référence dans les domaines de la formation et de la recherche liés à la sécurité globale. Les programmes de formation mettent en valeur les interactions entre les différentes politiques publiques de sécurité, le monde de l’entreprise, la justice et le droit, mais également la politique de défense. Cette globalité de l’approche permet de préparer avec pertinence les cadres des secteurs publics et privés à l’exercice de leurs responsabilités et de promouvoir et diffuser la meilleure connaissance de ces thèmes vers les décideurs au sein de la société.

L’institut organise chaque année au titre de la formation :

  • une session nationale Sécurité et Justice.
  • une session nationale Management stratégique de la crise.
  • une session nationale spécialisée  Protection des entreprises et Intelligence économique.
  • des sessions régionales "Jeunes".
  • des formations spécialisées dans les domaines de la gestion de crise, de la cybercriminalité et de la sécurité privée.
  • Des modules complémentaires aux cycles d’études supérieures organisés par des administrations ou des ministères partenaires (Centre des hautes études du ministère de l’Intérieur -CHEMI- et Cycle supérieur d’administration de la justice-CSAJ).

L’institut a formé en 2014 plus de 1600 personnes.

Une formation irriguée par la recherche[modifier | modifier le code]

L’Institut dispose d’une capacité de recherche propre relayée par des partenariats lui permettant de conduire seul ou en coopération avec d’autres organismes français ou étrangers, des études et des recherches. En liaison avec le ministère chargé de l’Enseignement supérieur, il contribue à promouvoir les enseignements universitaires portant sur les questions de sécurité intérieure, d’intelligence économique, des nouveaux risques du XXIe siècle, mais également de sécurité sanitaire, environnementale ou économique, de droit et de justice. Cette capacité fait de l’Institut un creuset original et unique déclinant des formations de très haut niveau constamment irriguées et renouvelées par les travaux en cours au sein de l’Institut. Ce positionnement lui permet de mobiliser pour ses formations un réseau de spécialistes reconnus venant enrichir les enseignements.

Des partenaires prestigieux[modifier | modifier le code]

L’institut s’appuie sur un très vaste réseau de partenaires, en particulier :

École des hautes études en santé publique (EHESP), École des mines d’Alès, le Pôle de compétitivité risques (EMA), École nationale d’administration (ENA), École nationale de la magistrature (ENM), École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP), École nationale supérieure de la police (ENSP), École des officiers de la Gendarmerie nationale (EOGN), École supérieure de l’éducation nationale (ESEN), SKEMA Business School, Université de Montréal, Université Paris V-Descartes (Licence sécurité des personnes et des biens), Université technologique de Troyes (UTT) (Master Ingénierie et management en sécurité globale appliquée), Centre international de prévention de la criminalité (CIPC), Cercle des dirigeants propriétaires de sécurité (CDPS), Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE), Club informatique des grandes entreprises françaises (CIGREF, Réseau de grandes entreprises), Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Eurostat, Union des entreprises de sécurité privée (USP), Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI), Comité interministériel de prévention de la délinquance (CIPD), Conseil National des Activités de Sécurité Privées (CNASP), Délégation interministérielle à l’Intelligence économique (D2IE), Délégation aux coopérations de sécurité (DCS), Direction générale Migration et affaires intérieures, Commission européenne, Institut d’études judiciaires (IEJ), Université Paris II, Institut des hautes études de Défense nationale (IHEDN), Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS), Institut national des études territoriales (INET), Institut national de veille sanitaire (INVs), Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les conduites addictives (MILDeca), Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT).

Les 3 sessions nationales[modifier | modifier le code]

À l'issue d'une sélection par dossier et d'un entretien avec un jury, l'INHESJ forme chaque année des auditeurs nommés par le Premier ministre. Ce sont principalement des hauts fonctionnaires, des journalistes, des magistrats, des avocats et des élus (nationaux et locaux).

Session nationale généraliste « Sécurité et Justice »[modifier | modifier le code]

Elle dispense une formation à l’identification et à l’analyse des risques et menaces qui pèsent sur les États et les populations, ainsi qu’à l’appréhension des moyens de sécurité et de justice à mettre en œuvre pour y faire face. Cette session rassemble des hauts fonctionnaires des trois  fonctions publiques, des magistrats, des militaires, des élus, ainsi que des personnalités civiles exerçant des responsabilités dans les secteurs économiques et associatifs concernés par les questions de sécurité et de justice. L’objectif est de décloisonner les univers professionnels pour une meilleure efficience. La session a pour finalité d’approfondir, mutualiser et diffuser une culture commune sur l’ensemble des sujets abordés.

La session est organisée en dix modules dont deux voyages d’études. Elle réunit les auditeurs quatre jours par mois de septembre à juin. Les auditeurs sont répartis en six groupes de diagnostic stratégiques (GDS), qui rendent à la fin de la session un mémoire sur un sujet d’actualité.

Session nationale spécialisée « Protection des Entreprises et Intelligence économique »[modifier | modifier le code]

Elle forme des experts en protection des entreprises et intelligence économique. C’est autour de ces deux concepts complémentaires que se joue l’avenir du tissu économique national. Compétitivité des entreprises, préservation du capital matériel et immatériel, stratégies d’influence, prévention des risques sont au cœur des enseignements de cette session nationale. Ses objectifs sont de permettre aux auditeurs de disposer des savoir-faire qui leur permettront dans leur environnement professionnel d’établir des diagnostics et de mettre en place des politiques pertinentes de prévention et de maitrise des risques pouvant altérer la vie et le développement de leur structure. Dispensée depuis plus de 15 ans, cette formation est, depuis 2012, inscrite au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) (Titre I, équivalent Bac +4 et plus). Cette session nationale s’adresse aux responsables de la sécurité/sûreté, praticiens de l’intelligence économique, cadres supérieurs et dirigeants tant du secteur privé que du secteur public. Elle est organisée autour de 9 séminaires (interventions,  travaux collectifs, visites) qui réunissent les auditeurs quatre jours par mois de septembre à juin.

Session nationale « Management stratégique de la crise »[modifier | modifier le code]

Cette nouvelle session a pour principaux objectifs de contribuer à la professionnalisation des acteurs publics et privés ayant à mettre en place des politiques de gestion des risques et des crises au sein de leurs structures. Cette formation intègre la connaissance des méthodes et des outils permettant de bâtir des stratégies d’anticipation et de réponses aux crises. Cette formation allie les approches systémiques, stratégique, opérationnelle et managériale. Le cadre pédagogique proposé est ouvert aux réflexions et  aux échanges avec un parcours constitué autour de cours magistraux, conférences, mises en situation réalistes, études de cas et un module tutoré. Les intervenants disposent d’expériences et de compétences éprouvées lors de crises nationales ou internationales. Les thèmes traités portent sur la compréhension des risques et des crises, la prise de décision et la gestion du stress, les plans de crise et les plans de continuité d’activité, les contraintes juridiques et aspects économiques, la gestion de l’information, la communication de crise, le retour d’expérience et la résilience. La session est ouverte aux décideurs et gestionnaires de crises issus du secteur public et privé. Le recrutement se fait sur dossier. La session est organisée autour 10 modules thématiques de 2 à 3 jours répartis de septembre à mai.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Diverses publications de l'INHESJ (sélection non exhaustive) :

Depuis plus de vingt ans ce trimestriel est la revue francophone de référence dans ces thématiques. À l'image de l'institut, lieu de croisement de cultures, il ouvre ses colonnes aux  universitaires et aux chercheurs, mais également aux acteurs du monde de la sécurité et de la justice des secteurs public et privé.

Sa ligne éditoriale est orientée sur l'analyse des menaces et des risques du monde contemporain, sur les stratégies de réponses et des outils pour les mettre en œuvre. Parmi les thèmes récemment traités, le lecteur trouvera  Le Maire et la sécurité, Chiffrer la délinquance, Les victimes de la délinquance, L’école face au défi de la sécurité, La traite des êtres humains, Les crises collectives au XXIe siécle, L’économie du crime, La traite des être humains; La radicalisation violente.

DéfIS est la revue trimestrielle en ligne du Département sécurité économique. Elle rassemble les experts, acteurs privés et publics, invités à s’exprimer sur les enjeux de sûreté des entreprises et d’intelligence économique.

La lettre d’information trimestrielle du Département Risques et Crises de l’INHESJ, s’appuie sur une veille continue des évènements nationaux et internationaux. Elle s’oriente sur l’analyse constante des méthodologies de prévention des risques, de gestion de crise, ainsi que sur l’étude des politiques de secours.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décret n° 2009-1321 du 28 octobre 2009 relatif à l'Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice (archive), JORF n° 0252 du 30 octobre 2009.
  2. Légifrance (archive) Code de la Sécurité intérieure - Article R.123-1.
  3. Légifrance (archive) Code de la Sécurité intérieure - Article D.123-15.
  4. Légifrance (archive Décret du 24 avril 2013 portant nomination du président du conseil d'administration de l'Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice - M. Buisson Jacques.
  5. Légifrance (archive) Décret du 6 mars 2014 portant nomination du directeur de l'Institut national des hautes études de la Sécurité et de la Justice - M. Schott Cyrille.
  6. Légifrance (archive) Décret du 7 janvier 2014 portant nomination du président du conseil d’administration d’Adoma - M. Schott Cyrille.
  7. Ordonnance no 2012-351 du 12 mars 2012 relative à la partie législative du code de la sécurité intérieure.
  8. Décret no 2012-870 du 10 juillet 2012 relatif au code de déontologie des personnes physiques ou morales exerçant des activités privées de sécurité (abrogé par l'article 16 du décret no 2014-1253 du 27 octobre 2014 relatif aux dispositions des livres III, VI et VII de la partie réglementaire du code de la sécurité intérieure).