Nadia El Fani

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Nadia El Fani
Roma - Nadia El Fani.jpg
Nadia El Fani en 2015 à Rome.
Biographie
Naissance
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Distinction

Nadia El Fani (arabe : نادية الفاني), née en 1960 à Paris, est une réalisatrice, scénariste et productrice franco-tunisienne. Elle réalise notamment des documentaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nadia El Fani est née d'une mère française et d'un père tunisien. Son père Béchir El Fani est l'un des dirigeants du Parti communiste tunisien après l'indépendance[1]. Il apparait dans son film Ouled Lenine[2]. Elle est la sœur de Sofian El Fani, directeur photographie.

Elle commence à travailler dans le cinéma comme stagiaire en 1982, sur le film Besoin d'amour de Jerry Schatzberg[3], tourné en Tunisie[4]. Elle devient ensuite assistante à la réalisation et travaille notamment avec Roman Polanski, Nouri Bouzid, Romain Goupil et Franco Zeffirelli[1]. En 1990, elle réalise son premier court métrage et crée sa propre société de production en Tunisie, Z’Yeux Noirs Movies, pour produire et réaliser ses films depuis ce pays[1]. Proche de groupes de Tunisiennes militantes, elle se lance dans le documentaire en 1993 avec Femmes Leader du Maghreb et Tanitez-moi[1].

Elle s'installe à Paris en 2002, durant la postproduction de son premier long métrage de fiction, Bedwin Hacker[1]. Elle réalise ensuite plusieurs documentaires dont Ouled Lenine en 2008, Laïcité, Inch'Allah ! en 2011 et Même pas mal en 2012. En 2013, elle co-réalise avec Caroline Fourest Nos seins, nos armes ! , un documentaire sur le mouvement Femen pour France 2. En novembre 2017, elle retourne en Tunisie pour présenter son film Même pas mal[5].

Le , six plaintes, qui avaient été déposées contre elle en Tunisie en 2011 à la suite de la diffusion de son film Laïcité, Inch'Allah !, sont classées sans suite[6].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Nadia El Fani raconte son histoire lors du Congrès international pour les libertés d'expression et de conscience à Londres en juillet 2017.
  • 1990 : Pour le plaisir (court métrage de fiction) - réalisation
  • 1992 : Fifty-fifty mon amour (court métrage de fiction) - réalisation
  • 1993 : Femmes Leader du Maghreb (long métrage documentaire) - réalisation
  • 1993 : Tanitez-moi (long métrage documentaire) - réalisation
  • 1995 : Mon cœur est témoin (long métrage documentaire québéco-tunisien de Louise Carré) - production
  • 1998 : Tant qu'il y aura de la pelloche (court métrage documentaire) - réalisation
  • 2003 : Bedwin Hacker (long métrage de fiction) - réalisation, scénario et production
  • 2005 : Unissez-vous, il n'est jamais trop tard !, pour la série de courts métrages Paris la métisse - réalisation
  • 2007 : Ouled Lenine (long métrage documentaire) - réalisation
  • 2011 : Laïcité, Inch'Allah ! (long métrage documentaire) - réalisation, production
  • 2012 : Même pas mal (long métrage documentaire) - coréalisation (avec Alina Isabel Pérez) et scénario
  • 2013 : Nos seins, nos armes ! (long métrage documentaire pour France 2 sur le mouvement Femen) - coréalisation (avec Caroline Fourest)

Distinctions[modifier | modifier le code]

En 2011, elle reçoit le Prix de la laïcité[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Nadia El Fani », sur franceinter.fr (consulté le 24 mars 2016).
  2. « Entre manipulation télévisuelle et justesse cinématographique », sur attariq.org, (consulté le 30 septembre 2017)
  3. « Nadia El-Fani », sur allocine.fr (consulté le 25 mars 2016).
  4. (en) « Misunderstood (1984) - Filming Locations », sur imdb.com (consulté le 25 mars 2016).
  5. « Même pas mal de Nadia El Fani aux JCC 2017 », sur kapitalis.com, (consulté le 18 novembre 2017)
  6. « Cinéma : les plaintes contre Nadia El Fani classées sans suite », sur kapitalis.com, (consulté le 26 décembre 2017)
  7. « Les lauréats du Prix de la Laïcité et les présidents du jury depuis 2003 », sur laicite-republique.org, (consulté le 10 octobre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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