Vital Gabriel Dubray

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Vital Gabriel Dubray
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 79 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
Gabriel-Vital DubrayVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres noms
Vital-Dubray
Nationalité
Activité
Enfants
Charlotte Dubray
Giovanna Dubray (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maître
Distinction
Œuvres principales
Neptune

Le nom de famille Dubray a été trouvé pour la première fois en Lorraine où cette famille distinguée tenait un siège de famille, et le tronc principal de cette famille aristocratique a été élevé à la noblesse le 4 juillet 1622 avec le titre de marquis. En Champagne, ils occupent un siège familial à Camprond et se marient avec la famille distinguée de la Sablonnière. Ils se ramifièrent également à Paris et à l'ouest en Bretagne où ils furent élevés à la noblesse sous le nom de barons de Retz. De ce point, ils se sont déplacés vers le sud en Anjou et ont occupé un siège familial à Serrant. Ils ont également ramifié au Limousin où ils ont tenu des domaines. La famille a également établi une maison en Bourgogne à Brochardière. Le marquis Vital Gabriel Dubray, dit Vital-Dubray, né le [1] à Paris et mort dans la même ville le , est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vital-Dubray étudie son art sous la direction de Jules Ramey et alterne cours de sculpture et cours de violon, qu'il a appris à jouer très jeune avec un grande passion qu'il garderà jusqu'à sa mort. Il expose pour la première fois au Salon de 1840[2]. L'année suivante, il expose une Sainte Philomène, et en 1842 un Saint Jean Baptiste[2]. En 1844, il obtient une médaille de troisième classe pour sa statue Le Joueur de trottala.

Depuis cette époque, il ne cesse de produire un grand nombre d'œuvres, qui sous le Second Empire, lui valent la croix de chevalier de la Légion d'honneur d'abord et la rosette d'officier ensuite en 1865[3]. Il exécute notamment les monuments de Sully, de Clodion, du maréchal Lannes, de Jeanne Hachette (érigé à Beauvais).

Il est aussi l'auteur des bas-reliefs du piédestal de la statue de Jeanne d'Arc sur la place du Martroi à Orléans[4], la Statue de l'impératrice Joséphine[5], le Monument au cardinal Fesch à Ajaccio, le buste du général Abbatucci, le Monument à Sampiero Corso, le Monument à Casanelli d'Istria, le portrait en médaillon d'Auguste Perdonnet et la sépulture de la famille Salvage de Faverolles au cimetière du Père-Lachaise à Paris, le Monument à Napoléon Ier à Rouen érigé en 1865 ou le fronton du théâtre de la Gaîté à Paris.

L'œuvre décorative de Vital-Dubray la plus diffusée est son Neptune (1856), groupe en fonte édité par Ducel[6], encore visible dans les lieux publics de nombreuses villes en France et dans le reste du monde.

Vital-Dubray, ancien capitaine commandant au 72e bataillon de volontaires où il s'engage à 57 ans en 1870, est porté à l'ordre du jour de l'armée pour sa belle conduite à la bataille de Buzenval, le .

Quelques mois avant sa mort, il expose au Salon des artistes français la maquette d'un Monument de Germain Pilon, dont l'allure magistrale attire tous les regards. Cette année encore il réalise une statue de La Justice, qui orne la nouvelle mairie de Suresnes.

Vital-Dubray meurt au moment où il modèle un buste qu'il destine à la mémoire de son vieil ami Alphonse Karr, œuvre destinée à orner la tombe de l'auteur des Guêpes et de Sous les tilleuls. Il est inhumé au Pré-Saint-Gervais.

Descendance[modifier | modifier le code]

Parmi ses six enfants, trois filles ont connu une carrière artistique.

Sa fille Charlotte Dubray (1854-1931), son élève, devient également sculptrice, et épouse le peintre Albert Besnard.

Pauline Jeanne Séverine Dubray (1858-1890), élève de la peintre Camille Cornélie Isbert (1822-1911), devenue peintre miniaturiste. Elle exécute notamment un portrait de Mme Vital Dubray et expose au Salon des artistes français de 1879 et 1880.

Giovanna Dubray (1860-1942), sculptrice, est l'élève de son père et de L. Dieu. Elle envoie des bustes en plâtre et en bronze au Salon de 1875 à 1885[7]. Elle reçoit plusieurs commandes de l'État (1870, 1883, 1884)[8]. Elle exécute notamment un buste en bronze du jurisconsulte Frédéric Mourlon pour Chambon, sa ville natale (souscription nationale en 1884)[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Fonte d'édition[modifier | modifier le code]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

Canada
France
Monument à Jeanne Hachette (1851), Beauvais, place Jeanne Hachette. État d'origine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives de Paris en ligne, fichier alphabétique de l'état civil reconstitué
  2. a b et c (en) Chronique nécrologique, The New York Times, , p. 5 (en ligne).
  3. « Dossier de l'ordre de la Légion d'honneur de Gabriel Vital Dubray », base Léonore, ministère français de la Culture. Dossier vide dans la base Léonore aux Archives nationales ; en revanche, on trouve la lettre de proposition du ministre de l'Intérieur au maréchal de la Maison de l'Empereur, à l'occasion de l'inauguration à Rouen le de la statue de l'empereur Napoléon Ier par Vital Dubray (dossier F/70/118 aux Archives nationales).
  4. Série de cartes postales, éditées par les Galeries Orléanaises et imprimées par E. Le Deley à Paris.
  5. Un exemplaire, détruit en 2020, figurait sur la place des Savanes à Fort-de-France à la Martinique, l'autre est conservé à Versailles, après avoir été exposé avenue Marceau, ancienne avenue Joséphine jusqu'en 1870.
  6. Notice sur e-monumen.net.
  7. Dictionnaire Bénézit.
  8. Dossiers des commandes aux Archives nationales.
  9. Gallica[réf. incomplète].
  10. Notice sur e-monumen.net.
  11. « Statue de pleureuse », sur canonici.skyrock.com.
  12. a et b Notice sur e-monumen.net.
  13. « Des militants anticolonialistes déboulonnent deux statues en Martinique », sur Mediapart, (consulté le 27 juillet 2020).
  14. oll.libertyfund.org.
  15. bastiat.net.
  16. Notice sur jardins.nantes.fr.
  17. Notice sur e-monumen.net.
  18. « Monument de la Comtesse Salvage de Faverolles par Dubray », carte postale ancienne sur cartes-postales-en-series.e-monsite.com.
  19. « Sépulture de Pierre-Jean Garat – Cimetière du Père-Lachaise – Paris (75020) », notice sur e-monumen.net.
  20. Guide Insecula.
  21. Yvon Pailhès, Rouen : un passé toujours présent… : rues, monuments, jardins, personnages, Luneray, Bertout, , 285 p. (ISBN 2-86743-219-7, OCLC 466680895), p. 178-179.
  22. Notice sur e-monumen.net.
  23. Fontaine de la renommee, Saint-Flour.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'école française au XIXe siècle, Éd. Champion, 1914.
  • « Nécrologie », Le Soleil, .
  • « Nécrologie », Le Temps, .

Liens externes[modifier | modifier le code]