Château de Champlevois

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Château de Champlevois
Image illustrative de l’article Château de Champlevois
Maison forte de Champlevois
Architecte maître d'œuvre inconnu
Début construction première moitié XIIIe siècle
Fin construction XVe siècle-XVIe siècle
Propriétaire initial Maison de Digoine - Guillaume de la Perrière
Destination initiale Forteresse- Maison forte - Château
Destination actuelle Habitation privée, exploitation agricole
non ouvert à la visite
Protection Inventaire général
Coordonnées 46° 50′ 22″ nord, 3° 38′ 38″ est
Pays Drapeau de la France France
Région historique Nivernais
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Nièvre
Commune Cercy-la-Tour Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne
(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Château de Champlevois
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Château de Champlevois

Le château de Champlevois, est un ancien castel féodal, sur les ruines d'une antique maison-forte, qui contrôlait une ancienne voie romaine. Ce château est sur la commune de Cercy-la-Tour, dans le département de la Nièvre, au bourg de Champlevois. Exploitation agricole. Propriété privée, ne se visite pas.


Situation[modifier | modifier le code]

À 14 km à l'Est de Decize par la RD 478 et à proximité de la route allant au bourg de Cercy-la-Tour.

Historique[modifier | modifier le code]

Maison forte sur un coteau, un peu à l'écart du bourg de Champlevois, elle est mentionnée pour la première fois en 1256. Son propriétaire au début du XIVe siècle était Guillaume de la Perrière, et elle fut remaniée en 1475 par Jean de Ferrières, puis au début du XVIe siècle par son petit-fils[1] C'est vers 1475 que Guillaume de Ferrières fit faire des remaniements importants à sa demeure et au début du XVIe siècle son petit-fils en fit faire d'autres. Par alliance matrimoniale cette demeure passa en 1566 à Jean de La Fin, chambellan de l'hôtel d'Henri III

Architecture[modifier | modifier le code]

Un corps de logis rectangulaire, flanqué au sud-est en retour d'angle d'une tour carrée. L'ensemble était entouré de douves aujourd'hui en grande partie comblées.

Logis seigneurial[modifier | modifier le code]

Corps principal s'élevant sur deux niveaux en briques cuites, avec un soubassement taluté daté du XIVe siècle. Très épais, ce soubassement est percé de deux archères canonnières. Les deux caves, comportent des travées de voûtes surbaissées dont les nervures prismatiques retombent sur des colonnes engagées. L'ensemble est pourvu sur les deux façade de fenêtres à croisillon en pierre moulurée, ainsi que par des baies étroites à traverse dont certaines surmontées d'un arc à accolade. Une porte moulurée à piédroits prismatiques sur la façade sud, tandis que sur celle du nord se trouvent deux canonnières. Toit polygonal à longs pans, recouverts en ardoises

La Tour

Elle comportait autrefois des échauguettes dont subsistent les culots moulurés. Elle fut très remaniée dans sa partie haute. Au nord-est se trouve un porche en plein cintre au-dessus duquel se trouve encore le logement des bras du pont-levis en permettant l'accès par une porte charretière et une piétonne. L'assommoir existe toujours sous la voûte, au-dessus de laquelle se trouve la salle des gardes comportant une fenêtre à croisillons de pierre mouluré dont l’allège est ornée d'un écusson quadrilobe illisible. Toit recouvert en tuiles plates.

Tourelle d'escalier

Construite hors d'œuvre en brique, elle est à trois pans à chaînages d'angle en pierres harpées. Escalier à vis avec jour.

Communs[modifier | modifier le code]

Bergerie

Cour[modifier | modifier le code]

à l'ouest, subsiste une partie d'une aile qui fut transformée et dénaturée par des soucis d'économie pour la réalisation des besoins de l'exploitation agricole. On y trouve une porte moulurée en anse de panier, ainsi que deux fenêtres à croisillons en pierre moulurée qui furent murées.

Seigneurs et propriétaires successifs[modifier | modifier le code]

, conseiller du duc du Bourbonnais et d'Auvergne: Jean II de Bourbon qui lui donna sa fille naturelle en mariage: Marguerite(1445 † 1483), bâtarde de Bourbon, légitimée en 1464, mariée en 1462.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

Terriers, propriétés[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire général du patrimoine culturel, Conseil régional de Bourgogne fiche IA00002085
  2. Génanet, Généalogie Carné
  3. fils de Hugues de Digoine

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Pommery : aquarelles de différentes vues du château (publiées dans la Camosine no 154)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Ducroizet, Robert Pommery (illustrateur), Le canton de Fours , dans La Camosine , les Annales des Pays nivernais, 2013, no 154, pp.2-11/40.
  • M. Gauthier, Au carrefour de trois provinces , t.II, 1968, p. 193-197.
  • Raymond Colas, Guide des Châteaux forts de France, la Nièvre, Hermé, 1986, p. 26-27/103.p. (ISBN 2-86665-027-1) (notice BnF no FRBNF34866220)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]