Château de Balleroy

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Château de Balleroy
Image illustrative de l'article Château de Balleroy
La façade est et le jardin de buis.
Début construction XVIIe siècle
Fin construction XVIIe siècle
Propriétaire initial Jean de Choisy
Protection Logo monument historique Classé MH (1951)
Site web http://www.chateau-balleroy.fr/
Coordonnées 49° 10′ 45″ nord, 0° 50′ 33″ ouest[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Normandie
Région Normandie
Département Calvados
Commune Balleroy

Géolocalisation sur la carte : Normandie

(Voir situation sur carte : Normandie)
Château de Balleroy

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château de Balleroy

Le château de Balleroy est un château situé sur la commune de Balleroy en Normandie.

Description et historique[modifier | modifier le code]

Le fief de Balleroy, proche de la forêt et de l'abbaye de Cerisy, est acquis le 1er avril 1600 par Jean de Choisy, fournisseur en vins à la cour d'Henri IV[2].

Le château est édifié de 1626 à 1636 par son fils, Jean II de Choisy[2] qui devient conseiller d'État et chancelier du fastueux Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, et emploie à partir de 1634 l'architecte François Mansart à la reconstruction du son château de Blois.

Perspective de 1715, par Louis Boudan.

Un chef-d'œuvre de l'architecture Louis XIII[modifier | modifier le code]

L'architecte alors inconnu, qui avait déjà dressé les plans du nouveau château de Berny, demeure transformée pour le chancelier Pierre Brûlart de Sillery (1624-1625), vint régulièrement à Balleroy de 1632 à 1634 et donna ici ceux du château et du vieux village qui, préexistant à la demeure seigneuriale, fut déplacé et disposé de part et d'autre d'un axe principal afin de créer une perspective où se succèdent rue, avenue ou allée d'honneur, pente douce, cour d'honneur encadrée de deux pavillons carrés, communs longs et bas encadrant des parterres de grands rinceaux de buis, cour d'honneur de plan cintré flanquée de deux guérites, enfin terrasse ceinte d'une balustrade, comme un « plateau » où semble posé le château [pas clair]

Œuvre de jeunesse, il marque un tournant dans l'histoire de l'architecture française[3].

Construit en briques, schiste et pierre de Caen, le château comporte un pavillon central couronné d'un lanternon flanqué de deux bâtiments plus bas[4]. Les communs sont disposés de part et d'autre des jardins dessinés par Le Nôtre.

L'intérieur du château offre un grand salon remarquable pour ses peintures de Mignard : Le Char du Soleil, les portraits de Louis XIII, et de la famille de Louis XIV[5] qui avaient été voulus par Mme de Choisy, « si avant dans le monde et si instruite des intrigues de la Cour » selon Saint-Simon.

Le jardin à la française est composé d'un parterre de buis taillés et d'une terrasse flanquée de deux pavillons. Le château domine la Drôme[5].

Un des communs abrite le musée des Ballons créé par Malcolm Forbes, qui contient des documents sur les frères Montgolfier[5].

Le jardin est cité par Philippe Thébaud parmi les 300 plus beaux jardins de France[5].

Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [6].

Occupants[modifier | modifier le code]

Le plus connu de la famille est Francois-Timoléon (1644-1724), quatrième et dernier fils de Jean III de Choisy, qui fut très jeune travesti en fille par sa mère — jusqu'à ses 18 ans —, afin de faire sa cour à Anne d'Autriche et l'introduire dans l'entourage de son fils cadet, Philippe d'Orléans, dont il devint le jeune compagnon de jeux ; devenu abbé, il a laissé de célèbres Mémoires pour servir l'histoire de Louis XIV (1737) ; il fut envoyé comme ambassadeur auprès du roi de Siam en vue d'une conversion au catholicisme ; en 1698, il vendit Balleroy à la princesse d'Harcourt, née Françoise de Blacas.

En 1704, la terre de Balleroy est érigée en marquisat au profit d'un de ses cousins.

Après la mort des deux fils des La Cour de Balleroy pendant la Révolution, leur petit-fils n'en reprit possession qu'en 1827, et il resta la propriété de ses héritiers jusqu'en 1970-1971, date de son achat par l'homme d'affaires américain milliardaire Malcolm Forbes[7], directeur du magazine Forbes.

Parmi ses habitants célèbres on compte Albert de Balleroy (Albert Félix Justin de la Cour de Balleroy), peintre animalier du XIXe siècle, ami d'Édouard Manet et du groupe des Batignolles[8]; quatre de ses tableaux représentant des scènes de chasse ornent la salle à manger du château. L'impératrice Eugénie posséda une de ses œuvres.

Une demeure littéraire ?

Marcel Proust visita le château en compagnie de Paul Helleu et l'aurait transposé en château de Guermantes dans À la recherche du temps perdu[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées vérifiées sur Géoportail et Google Maps
  2. a et b Philippe Seydoux, Châteaux du pays d'Auge et du Bessin, Paris, Éditions de la Morande, (ISBN 2-902091-14-1), p. 11
  3. Jacobs et Stirton 1987, p. 14
  4. Sabatier 1984, p. 268
  5. a, b, c et d Thébaud 1987, p. 149
  6. Notice no PA00111028, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Faisant 2007, p. 377-378
  8. a et b Monneret 1987, p. 25

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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