Château d'Alex

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château d'Alex
Image illustrative de l'article Château d'Alex
Nom local Château d'Arenthon
Période ou style Médiéval
Type Maison forte
Début construction XIVe siècle
Propriétaire initial Seigneurs des Clets
Destination initiale Résidence seigneuriale
Propriétaire actuel Claudine et Jean-Marc Salomon
Coordonnées 45° 53′ 23″ nord, 6° 14′ 26″ est[1]
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces du Duché de Savoie Genevois
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Savoie
Commune Alex

Géolocalisation sur la carte : Haute-Savoie

(Voir situation sur carte : Haute-Savoie)
Château d'Alex

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Château d'Alex

Le château d'Alex est une ancienne maison forte, du XIVe siècle, centre de la seigneurie d'Alex, qui se dresse sur la commune d'Alex dans le département de la Haute-Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Situation[modifier | modifier le code]

Le château d'Alex est situé dans le département français de la Haute-Savoie sur la commune d'Alex, sur un mamelon. Il surveillait le débouché du col de Bluffy et la vallée du Fier, et faisait face au château de Dingy, aujourd'hui disparu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle[2], le château d'Alex relève des seigneurs des Clets[Note 1], alors que les seigneuries voisines sont la possession de la famille de Menthon.

Au XVe siècle[2], Marguerite d'Alex, dernière membre de la famille, apporte en dot le château à Pierre d'Arenthon, donnant naissance à la famille d'Arenthon d'Alex.

En 1420, François d'Arenthon, dans une reconnaissance qu'il détient du prince de Savoie, cite : « une maison forte rière Alex avec une pièce de pré et un curtil (jardin) un moulin et un battoir sur le rivage du court d'Alex avec éclos et appartenance »[3],[4].

En 1541, au mois d'août[2], Pierre Favre, séjourne deux jours au château.

Jean d'Arenthon d'Alex naît au château d'Alex en 1620[2] ; il sera prince-évêque de Genève en 1661[2] et fera construire, en 1684[2], le grand séminaire d'Annecy.

À l'extinction de cette famille au début du XVIIIe siècle[2], avec Denis d'Arenthon d'Alex, capitaine au régiment de Tarentaise, président au Souverain Sénat de Savoie, Alex passe à la famille Favier du Noyer, qui en 1773[2], le vende à François-Marie de la Fléchère. Celui-ci verra ses terres d'Alex érigées en comté en 1783[2] par le roi de Sardaigne.

À la suite de l'insurrection dans la vallée de Thônes au printemps 1793, dont Alex est l'un des points forts[2], François-Marie de la Fléchère mis à la tête des émeutes qui secoue Annecy au mois d'août et son massacre aux Marquisats, le château est confisqué puis vendu comme bien national. Se succèdent alors les familles Perravex, Laffin, Bardet, Duret. En 1884[2] Philippe Gay en démoli la plus grande partie. En 1960, les propriétaires, des agriculteurs, se servaient des parchemins empilés dans des coffres en bois comme papier toilette[Note 2].

Il a abrité de juin 2001 à la fin de l'année 2014 la Fondation pour l'art contemporain Salomon. Depuis la fermeture de celle-ci le château a été mis en vente.

Description[modifier | modifier le code]

Du château quadrilatère d’origine, il ne subsiste qu'une partie des logis, dont la tour carrée et une porte gothique[5] ; les trois quarts ayant été démolis en 1884.

Il se présente aujourd'hui sous la forme d'un logis, orienté nord - sud, dont la partie basse abrite un oratoire voûté, encadré par deux tours quadrangulaires[6].

Un escalier à vis dessert des latrines doubles à chaque niveau[7].

Au début du XVIe siècle, le corps de logis a subi une importante campagne de construction[Note 3] ; la grande salle se voit dotée de nouvelles cheminées et d'un plafond, poutres et solives assemblées en trait de Jupiter, dont la mise en place a été datée de 1514 par dendrochronologie[8].

Une deuxième chapelle aménagée lors de la construction d'un nouveau corps de logis présente un plafond à caissons et un bénitier en pierre[9].

La cuisine comprend une cheminée dotée d'un large conduit, pourvue d'un support pour la crémaillère et d'un contrecœur destiné à protéger le sel de l'humidité[10].

Au décès de Denis d'Arenthon d'Alex en 1706, l'inventaire qui est dressé mentionne la présence à côté du cabinet des archives d'un cabinet servant à mettre les criminels et cite « des gros fers servant à mettre aux pieds des criminels »[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Christian Regat - François Aubert 1999] Christian Regat et François Aubert, Châteaux de Haute-Savoie : Chablais, Faucigny, Genevois, Cabèdita, , 193 p. (ISBN 978-2-8829-5117-5), p. 12-13.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1341, le comte Amédée III de Genève concède aux seigneurs des Clets la juridiction sur les paroisses de Manigod, Grand-Bornand et AlexChristian Regat - François Aubert 1999, p. 12-13. Il est parfois indiqué les seigneurs des Clets soient à l'origine de la branche des seigneurs d'Alex.
  2. Témoignage du contributeur qui a vécu la scène.
  3. Elle advint à une période d'un nouveau mariage avec un personnage originaire de Turin.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coordonnées trouvées sur Géoportail.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Christian Regat - François Aubert 1999, p. 12-13.
  3. Élisabeth Sirot, Noble et forte maison du milieu du XIIe au début du XVIe siècle, Picard, 2007, (ISBN 9782708407701), p. 76.
  4. Archives départementales de Haute-Savoie SA 10 Icel.
  5. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du Moyen Âge en France, , 1304 p. (ISBN 2865350703), p. 19.
  6. Élisabeth Sirot, Ibid., p. 52-53.
  7. Élisabeth Sirot, Ibid., p. 159.
  8. Élisabeth Sirot, Ibid., p. 47 et 168.
  9. Élisabeth Sirot, Ibid., p. 1563.
  10. Élisabeth Sirot, Ibid., p. 161.
  11. Élisabeth Sirot, Ibid., p. 103.