Centre chirurgical Marie-Lannelongue

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Centre chirurgical Marie-Lannelongue
Image illustrative de l'article Centre chirurgical Marie-Lannelongue
L'entrée du centre chirurgical
Présentation
Coordonnées 48° 47′ 03″ Nord 2° 16′ 25″ Est / 48.784229, 2.273574
Pays Drapeau de la France France
Ville Le Plessis-Robinson
Adresse 133 avenue de la Résistance
Fondation 1977 (à la suite du transfert d'un centre parisien)
Site web http://www.ccml.fr/
Organisation
Type Établissement de santé privé d'intérêt collectif
Services
Nombre de lits 201
Nombre d'employés 201
Spécialité(s) Chirurgie thoracique, chirurgie cardiaque, cardiologie interventionnelle
Géolocalisation sur la carte : France

Le centre chirurgical Marie-Lannelongue (CCML) est un établissement de santé privé d'intérêt collectif implanté au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine). Il porte le nom de Marie Lannelongue, philanthrope française épouse du chirurgien Odilon Lannelongue. Il est spécialisé dans la prise en charge des pathologies thoraciques (notamment cardiaques et pulmonaires).

Accès[modifier | modifier le code]

Le centre chirurgical Marie Lannelongue est situé au Plessis-Robinson, en banlieue Sud de Paris. Il est à proximité de la station de RER B Robinson, il est desservi par les lignes de bus RATP 194, 390 et 395. Il est équipé d'une zone d'atterrissage pour hélicoptères.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1908 est créé un dispensaire au 127 rue de Tolbiac à Paris, portant le nom d'Hôpital Marie-Lannelongue. Les locaux sont mis à disposition de la Croix-Rouge française pendant la Première Guerre mondiale.

En 1946, il est le premier centre d'hygiène scolaire du 13e arrondissement.

En 1954, il devient Centre européen de cardiologie infantile grâce à l'aide de la Caisse nationale de sécurité sociale[Laquelle ?] et de médecins de l'Université Rockefeller.

En juin 1977, l'établissement qui a pris le nom de Centre chirurgical Marie Lannelongue est transféré de Paris au Plessis-Robinson.

Les bâtiments[modifier | modifier le code]

L’ensemble immobilier est la propriété de la Caisse régionale d'assurance maladie d'Île-de-France[1].

L’établissement de soins[modifier | modifier le code]

Structure juridique[modifier | modifier le code]

Le CCML est admis à participer à l’exécution du service public hospitalier depuis 1976.

Après avoir été un établissement participant au service public hospitalier (PSPH) , il est devenu établissement de santé privé d’intérêt collectif (ESPIC), en application de la loi du 21 juillet 2009 dite « Hôpital, patients, santé et territoire »[1].

Premières chirurgicales[modifier | modifier le code]

Le CCML a été le site de plusieurs premières chirurgicales[2] :

  • 1955 : première circulation extra-corporelle pédiatrique en Europe[3]
  • 1962 : première greffe valvulaire d'origine animale en Europe[4]
  • 1996 : première endartériectomie pulmonaire[5]
  • 2003 : première utilisation du scanner en diagnostic coronaire[6]
  • 2004 : première greffe autologue de trachée dans le monde en collaboration avec l'Institut Gustave-Roussy[7],[8]
  • 2009 : première implantation percutanée de valve pulmonaire en France[9]
  • 2012 : premier remplacement d'un sternum et manubrium par un sternum prothétique en titane sur mesure[10].

En 2011[modifier | modifier le code]

L'offre de soins en 2011[modifier | modifier le code]

Le CCML est spécialisé dans la chirurgie cardiaque et thoracique. Il dispose de 201 lits autorisés dont 40 en réanimation[11] dans les services de[12] chirurgie thoracique et vasculaire, chirurgie cardiaque, cardiologie diagnostique et interventionnelle, chirurgie des malformations congénitales cardiaques, réanimation adultes et réanimation des cardiopathies congénitales.

Le plateau technique comporte des unités de radiologie interventionnelle, imagerie médicale, médecine nucléaire, biologie médicale, anatomie pathologique et pharmacie hospitalière.

Les équipements biomédicaux sont en rapport avec la spécialisation de l'établissement : sept salles d'intervention chirurgicale, trois salles de cathétérisme dont une salle « hybride », un secteur d'imagerie par résonance magnétique, un scanner 64 barrettes, un tomographe à émission de positons...

La recherche[modifier | modifier le code]

Au sein du CCML, il existe en 2011 trois unités de recherche : un laboratoire de recherche chirurgicale, l'unité de recherche INSERM U999[13] (appelée UMR 8162 jusqu'au 31 décembre 2009[14]) et une unité de recherche clinique.

Le CCML est associé par convention avec l'Université Paris-Sud, ses services accueillent des professeurs ou maitres de conférences d'université, des chefs de clinique, des internes et des externes en médecine et en pharmacie. Le CCML est le premier établissement, en dehors des centres hospitaliers universitaires, pour ce qui est du nombre de publications scientifiques internationales rapporté au nombre de personnels médicaux[réf. nécessaire].

L'activité[modifier | modifier le code]

Le CCML est un centre de recours (la plupart des patients sont adressés par d'autres établissements hospitaliers, souvent d'autres régions de France). Il travaille en collaboration avec d'autres centres de référence français (Institut Gustave-Roussy, Hôpital Foch, Hôpital Saint-Joseph...) et étrangers (Hôpital général de l'université de Toronto). Des patients étrangers pris en charge par des associations humanitaires (Mécénat chirurgie cardiaque[15]) sont opérés au CCML. Le CCML est un actionnaire historique de la société Carmat[16], fabricant de cœur artificiel[17], et contribue activement à sa mise au point et à son évaluation clinique[18].

Le CCML est certifié par la Haute Autorité de santé depuis 2001[19]. Classé comme centre de référence des malformations cardiaques complexes[20], il est associé au centre de référence national de l'hôpital Bicêtre pour le traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire sévère[21].

Au classement 2010 du Point des hôpitaux, il figure au cinquième rang national concernant la chirurgie du cancer du poumon, au 13e rang pour la chirurgie des artères et au 22e rang national pour la chirurgie cardiaque[22].

En 2009, le CCML accueille environ 7 000 patients, réalise 3 400 interventions chirurgicales (dont 1 200 sous circulation extracoroporelle et 50 transplantations) et 4 200 gestes de cathétérisme cardiaque[11].

En 2009, le CCML employait 965 personnes, correspondant à un nombre moyen d’équivalents temps plein rémunérés de 814

Le CCML est condamné en première instance en 2012 ( TGI Nanterre ) pour infection nosocomiale et en appel en 2016 ( CA Versailles ) dans le dossier de l'humoriste ZOUC dont la carrière a de ce fait été brisée[23]..

L'association Marie Lannelongue, organisme de gestion du CCML[modifier | modifier le code]

Contrairement à nombre d'autres établissements hospitaliers privés à but non lucratif qui sont gérés par une fondation (Hôpital Foch, Hôpital Saint-Joseph...), le CCML est géré depuis 1977 par une association à but non lucratif : l'Association Marie Lannelongue.

C’est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Elle a pour objet d’assurer le fonctionnement et le développement du CCML dans ses activités cliniques, d’enseignement et de recherche. Le siège social de l’association (présidée par Henri Lachmann) est situé au 133 avenue de la Résistance au Plessis-Robinson[1].

L’association Marie Lannelongue occupe l’ensemble immobilier que la Caisse régionale d'assurance maladie d'Île-de-France met à sa disposition depuis 1977, selon une convention dont la dernière version date de début 2006[1].

L’association Marie Lannelongue est l'entité juridique responsable des activités du CCML. C'est pourquoi c'est cette association qui est assignée en cas de plaintes de patients.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Association Marie Lannelongue, Rapport du commissaire aux comptes sur les comptes annuels, exercice clos le 31 décembre 2009, p. 44, [lire en ligne]
  2. « Historique », sur le site du centre chirurgical Marie Lannelongue (consulté le 17 juillet 2011)
  3. Gérard Janvier et Jean-Jacques Le Hot, Circulation extracorporelle : principes et pratique, Arnette, 2004
  4. J.P. Binet, C.G. Duran, A. Carpentier, J. Langlois, Heterologous aortic valve transplantation, Lancet 1965 ; 2 : 1275
  5. P. Dartevelle, E. Fadel, A. Chapelier, P. Macchiarini, J. Cerrina, F. Leroy-Ladurie et al. Pulmonary thromboendarterectomy with video-angioscopy and circulatory arrest : an alternative to cardiopulmonary transplantation and post-embolism pulmonary artery hypertension, Chirurgie 1998, 123:32-40
  6. J.F. Paul, A. Ohanessian, C. Caussin et al., Visualization of coronary tree and detection of coronary artery stenosis using 16-slice, sub-millimeter computed tomography : preliminary experience, Arch Mal Coeur Vaiss 2004 ; 97 : 31-6
  7. Communiqué de presse commun CCML - Institut de cancérologie Gustave Roussy, non daté, [lire en ligne]
  8. « Greffe de la trachée : une première mondiale en France », sur le site de la chaîne TF1,‎ (consulté le 17 juillet 2011)
  9. Haute Autorité de santé, Pose de bioprothèse valvulaire pulmonaire par voie veineuse transcutanée – Avis sur l’acte, novembre 2010, [lire en ligne]
  10. (en) Demondion P, Mercier O, Kolb F, Fadel E, « Sternal replacement with a custom-made titanium plate after resection of a solitary breast cancer metastasis », Interact Cardiovasc Thorac Surg, vol. 18, no 1,‎ , p. 145-7. (PMID 24140815, DOI 10.1093/icvts/ivt456, lire en ligne [html]) modifier
  11. a et b « CCML à propos - Chiffres », sur le site du CCML,‎ (consulté le 18 juillet 2011)
  12. « Le centre chirurgical Marie Lannelongue », sur le site de l'association « Heart and Cœur »,‎ (consulté le 17 juillet 2011)
  13. « Page d'accueil », sur le site de l'unité Inserm U999 : Hypertension artérielle pulmonaire: physiopathologie et innovation thérapeutique (consulté le 18 juillet 2011)
  14. « Page d'accueil », sur le site de l'UMR 8162 (Remodelage Tissulaire et Fonctionnel : Signalisation et Physio-pathologie) (consulté le 18 juillet 2011)
  15. Rapport du commissaire aux comptes sur les comptes annuels, exercice clos le 31 décembre 2008, p. 31, [lire en ligne]
  16. La Tribune, 8 aout 2011 http://www.latribune.fr/bourse/20110808trib000641446/carmat-bondit-en-bourse-apres-son-augmentation-de-capital.html
  17. « Conseil d'administration », sur le site de la société Carmat (consulté le 17 juillet 2011)
  18. D'autres cœurs Carmat bientôt implantés, un espoir pour des milliers de patients. Libération, 21 décembre 2013.
  19. « CENTRE CHIRURGICAL MARIE LANNELONGUE », sur le site de la Haute Autorité de santé (consulté le 17 juillet 2011)
  20. Les cahiers d'Orphanet, no 2, juin 2009, Centres de référence labellisés et centres de compétences désignés pour la prise en charge d’une maladie rare ou d’un groupe de maladies rares, [lire en ligne]
  21. « Les plans maladies rares combattent l’hypertension artérielle pulmonaire », sur le site c-mon-assurance.com de la société Alptis Assurances,‎ (consulté le 17 juillet 2011)
  22. « Palmarès des hôpitaux et des cliniques », sur le site du magazine Le Point,‎ (consulté le 17 juillet 2011)
  23. Association Marie Lannelongue, ‘’Rapport du commissaire aux comptes sur les comptes annuels, exercice clos le 31 décembre 2009’’, p. 64