Camillo-Guarino Guarini

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Camillo-Guarino Guarini
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Guarino Guarini
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Camillo-Guarino Guarini (Modène, - Milan, ) est un mathématicien et architecte italien membre de l'ordre des Théatins.

Biographie[modifier | modifier le code]

Religieux théatin, Camillo-Guarino Guarini est tout à la fois brillant mathématicien, professeur de littérature et de philosophie à Messine, et, à partir de dix-sept ans, architecte du duc Philibert de Savoie. Il rédige une série de livres de mathématiques, en latin et en italien, dont Euclides adauctus, et plusieurs ouvrages d'architecture dont l'Architettura civile qui n'est publiée qu'en 1737 (en ligne). Contemporain de De La Hire, Guarini avait aussi donné en 1671 un Traité des Coniques, où il faisait un sage fréquent de la considération du cône, pour démontrer leurs propriétés. On y remarque sourtout une démonstration extrêmement simple, et qui s’applique aux trois sections coniques en même temps, de la proprieté du rapport constant des produits des segments faits sur des cordes paralelles, qui avait toujours exigé la connaissance de plusieurs prépositions préliminaires. Cette méthode était un progrès dans la théorie des coniques ; mais Guarini, très savant du rest dans toutes les parties de la géométrie, ne l'a pas suivie systématiquement et avec le talent de De La Hire.[1]

Influencé principalement par Francesco Borromini, Guarini conçoit un grand nombre de bâtiments publics et privés à Turin, y compris les palais du duc de Savoie, l’église Saint-Laurent (1666 – 1680), la chapelle Santissima Sindone (qui abritait le suaire de Turin) dans le Duomo, le palais Carignan (1679 – 1685). Considéré comme l'un des plus brillants architectes de son époque, il a des commandes dans toute l'Europe : couvents des théatins de Modène, Messine et Paris, et de nombreux autres édifices publics et ecclésiastiques à Vérone, Vienne, Prague ou Lisbonne.

La partie de ses œuvres réalisées en Sicile, en particulier à Messine, font de lui l’un des pères fondateurs du Baroque sicilien, encore balbutiant à l’époque. En architecture, on compte parmi ses successeurs Filippo Juvarra, ainsi que le propre élève de ce dernier, Bernardo Vittone.

Guarini est auteur aussi d'un ouvrage sur l'astronomie, intitulé : Mathematica cœlestis, in-fol., Milan, 1683, que Weidler et Lalande ont cité, le premier avec ces mots d'éloge : A perspicuitate commendatur. Ces deus célèbre écrivains auraient pu comprendre aussi, dans leurs bibliographies astronomiques, un autre ouvrage de Guarini, intitulé Placita philosophica (in-fol., Paris, 1666) où, parmi d'autres matières relatives à la physique, à la logique, et à la metaphysique, l'auteur détruisait le système de Plolémée et y substituait certaines lignes spirales dans lesquelles il faisait mouvoir les planètes. Il émit aussi une opinion extraordinarie sur le flux et le reflux de la mer, et sur divers autres phénomènes.

Œuvres littéraires et scientifiques[modifier | modifier le code]

Compendio della sfera celeste, 1675
  • La Pietà trionfante, tragi-comedia morale, Messine, 1660, in-12.
  • Placita philosophica, Paris, 1665, in-fol. Il y combat avec beaucoup d’esprit les erreurs alors enseignées dans les écoles.
  • Euclides adauctus et et methodicus mathematicaque universalis, Turin, 1671, 1676, in-fol. de plus 700 pages, sur deux colonnes. Ce traité contient trente-cinq traités sur différentes parties de la géométrie théorique et appliquée. Le 32e peut être regardé comme un chapitre de notre géométrie descriptive actuelle. Il traite de la projection sur des plans, des lignes, qui proviennent de l'intersection de la sphère du cône et du cylindre entre eux ; et du développement, sur un plain, de ces courbes à double courbure.
  • Modo di misurare le fabbriche, ibid., 1674, in-8°.
  • (it) Compendio della sfera celeste, Torino, Giorgio Colonna, (lire en ligne)
  • Trattato di fortificazione, ibid., 1676, in-4°.
  • (la) Leges temporum, et planetarum quibus civilis, et astronomici temporis lapsus primi mobilis, et errantium decursus ordinantur atque in tabulas digeruntur ad longitudinem Taurinensem gr. 30.46' et latitudinem gr. 44.49', Torino, eredi Carlo Giannelli, (lire en ligne)
  • Cœlestis mathematicæ pars Ia et IIa, Milan, 1683, in-fol. Lalande (Bibliographie astronomique) n’en cite que la première partie, et il s’est trompé en faisant de l’auteur un barnabite.
  • Disegni d’architettura, Turin, 1686, in-fol.
  • Architettura civile divisa in cinque trattati, opera postuma, ibid., 1737, 2 vol. in-fol. C’est un recueil des principaux bâtiments construits par Guarini. Cet ouvrage, dit Milizia, prouve qu’il avait étudié les meilleurs auteurs sur l’architecture, Vitruve, Alberti, Palladio, etc.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Michel Chasles, Aperçu sur l'origine et le développement des Méthodes en Géométrie, Paris 1875, p. 121 (en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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