Boniface de Savoie

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Boniface de Savoie
Portrait du comte Boniface de Savoie en arme.
Portrait du comte Boniface de Savoie en arme.

Titre comte de Savoie
comte d'Aoste
comte de Maurienne
(1253-1263)
Prédécesseur Amédée IV de Savoie
Successeur Pierre II de Savoie
Biographie
Dynastie Maison de Savoie
Naissance
Chambéry
Décès (à 18 ans)
Turin
Père Amédée IV de Savoie
Mère Cécile des Baux

Armoiries Savoie 1180.svg

Boniface de Savoie, dit le Roland, né à Chambéry le , mort à Turin en juin 1263, fut le 11e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1253 à 1263. Il est le fils d'Amédée IV, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et de Cécile des Baux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Boniface est le troisième enfant du comte Amédée IV, issu de son second mariage avec Cécile des Baux[1]. Il est né le au château de Chambéry. Ses deux sœurs aînées sont issues d'un mariage avec Anne (appelé aussi Marguerite) de Bourgogne (1192 † 1243)[1]. La première, Béatrice (1223-1259) est mariée à Manfred III, marquis de Saluces (1210-1244), puis en 1247 à Manfred (1232-1266), roi de Sicile[1]. La seconde, Marguerite († 1254), est mariée à Boniface II de Montferrat († 1253), puis Aymar III de Poitiers († 1277), comte de Valentinois[1].

Onzième comte de Savoie (1253-1263)[modifier | modifier le code]

Âgé de 9 ans à la mort de son père, il règne sous la tutelle de sa mère Cécile des Baux et de son oncle Thomas II, seigneur de Piémont et comte de Flandres[2], qui meurt en 1259. Son oncle Thomas II défend ses intérêts notamment au moment du partage de l'héritage contre ses deux autres, oncles Pierre et Philippe, afin d'éviter le démembrement du comté[2].

En 1258, sa grand-mère, Marguerite de Genève, comtesse de Flandres, en grande détresse par les divisions de ses fils, Pierre et Philippe de Savoie, demande du secours au roi Louis IX de France qui envoie en Flandres, une armée sous le commandement de son frère, le comte Charles Ier d'Anjou (1227-1285). Le comte Thomas II de Piémont et le jeune comte Boniface de Savoie se joignent à lui à Compiègne avec un corps de troupes savoyardes et les seigneurs Gauthier de Seyssel, Pierre de Grandson, Géoffroid de Grammont, Humbert de Châtillon et Hugues de Rossillon. La comtesse est rétablie sur son trône.

En 1263, Boniface de Savoie se décide de venger son oncle Thomas II de Piémont, tué par le parti des Guelfes triomphant à Turin. Allié naturel de l'Empereur, Boniface à la tête d'une armée savoyarde et de ses vassaux, dont le marquis de Saluces et Jean de Bourgogne, arrive au Piémont, bat les troupes angevines de Charles Ier d'Anjou à la bataille de Rivoli et met en place le siège de Turin. Cependant, après quelques jours, arrivent au secours des assiégés, les troupes des Montferrains et des Astésans. Le combat est désespéré et Boniface est blessé et fait prisonnier, avec le marquis de Saluces.

Le comte de Savoie, meurt en captivité, mais n'étant pas marié et sans descendance, ses domaines sont confiés à son oncle Pierre II de Savoie (1203-1268), la loi de primogéniture au second degré n'étant pas encore établie. Peu de temps avant sa mort se faisait une négociation pour un mariage avec Agnès de Bavière, fille du duc Othon de Bavière.

Le corps de Boniface de Savoie est racheté et porté en l'église de Saint-Jean-de-Maurienne au sépulcre de ses prédécesseurs. Le premier acte du nouveau comte Pierre II de Savoie est de convoquer ses barons et de former une armée capable de combattre contre les forces qui avaient vaincu son neveu Boniface. Il passe les Alpes, assiège Turin et bat les Montferrains et les Astésans, châtie les révoltés piémontais qui avaient tué son neveu.

Titres et possessions[modifier | modifier le code]

Pour aller plus loin[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Palluel-Guillard, p. 13.
  2. a et b Édouard Secrétan, « Établissement et Premières acquisitions de la maison de Savoie dans l'Helvétie romane », dans Académie de Savoie, Mémoires de l'Académie impériale de Savoie, vol. Seconde série, t. VIII, Chambéry, (lire en ligne), p. 127.