Emmanuel-Philibert de Pingon

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Emmanuel-Philibert de Pingon
Biographie
Naissance
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Activités

Emmanuel-Philibert de Pingon, (1525-1582), baron de Cusy, seigneur de Premeyzel, en italien Emanuele Filiberto Pingone, barone di Cusago, signore di Primisella, en latin Emmanuel Philibertus Pingonius, Cusiacensis et Primesellensis dynasta, natif de Chambéry, est issu d'une famille savoyarde originaire du Bugey. Il occupa certains des postes les plus importants des duchés de Savoie et de Genevois : avocat au Parlement Français de Chambéry en 1549, sous le règne du roi Henri II (1519-1559), premier syndic de Chambéry (1551-1552), président du conseil de Genevois à Annecy en 1559, conseiller d'État, référendaire et historiographe, à Chambéry en 1561, puis à Turin en 1563 du duc Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580).

Famille[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Emmanuel-Philibert de Pingon est Savoyard, écrivain de langue française et latine. Il est né dans la maison paternelle, rue Grenettière à Chambéry[Note 1], le 18 janvier 1525. Il est mort à Turin le 18 janvier 1582.

Son arrière-grand-père, Pierre de Pingon (en latin: Pingonis), ancien notaire de Poncin en Bugey[1], est le fondateur de la famille noble de Pingon. Il a été appelé à Chambéry pour occuper la fonction anoblissante de secrétaire du duc Louis Ier de Savoie en 1448. Son grand-père, Louis Ier de Pingon est secrétaire du duc Amédée IX de Savoie au temps de la régence de la duchesse Yolande de France, entre 1472 et 1478. Son père, Louis II de Pingon est secrétaire avant 1517 du duc Charles III de Savoie . Sa mère est Françoise de Chabeu, fille de Jean de Chabeu, seigneur de Feillens.

Emmanuel-Philibert est l'ainé d'une fratrie de huit enfants, dont quatre garçons et quatre filles. Il épouse le 23 avril 1560, Philiberte du Breul, fille de Bertrand du Breul, seigneur de L'Isle et de La Bastie-sur-Cerdon, maître d'Hôtel du duc Charles III, et de Louise du Chastelard. Son épouse, Philiberte du Breul, est gouvernante des filles de Marguerite de France, duchesse de Savoie , d'où 9 enfants, dont six vivants:

  • Jean-Bérold (ou Bérard), baron de Cusy, seigneur du Crest, de Montfort, de Bonvillaret et de La Cueille. Il est né à Cusy dans l'actuel département de la Haute-Savoie, le 4 janvier 1561. Il épouse le 30 avril 1585, Charlotte de Vautravers, fille de Philibert de Vautravers, chevalier, et de Jeanne de Seyssel-La Chambre. De cette union sont issus trois enfants, dont un garçon, Aimé de Pingon, né en 1592, qui épouse Suzanne de Montmayeur, dont postérité. L'une des filles de Jean-Bérold, Philiberte de Pingon, épouse en 1603, Louis de Sales, seigneur de La Tuille. Le mariage est béni par Saint François de Sales.
  • Claudine-Lucrèce. Elle épouse André de Poypon, seigneur de Belletruche. De cette union sont nés un fils et deux filles.
  • Françoise. Elle épouse Jacques de Verdon, seigneur de Marthod et de Cornilon. De cette union est issu un fils.
  • Charles-Emmanuel, chevalier de l'Ordre de Saints-Maurice-et-Lazare. Il épouse le 21 mars 1594 Pétronille de Salins, fille de Jean-François de Salins; seigneur de Marthod et de Cornillon, et de Louise de Rivoire. De cette union sont issus trois garçons et trois filles.
  • Louis-Ange, seigneur de Premeysel et de Saint-Ange. Il épouse Suzanne de Chavannes, fille de feu Philippe , seigneur de Reynex, dont il n'a pas de postérité[2].

Armoiries et devise de la famille noble de Pingon[modifier | modifier le code]

Armes
  • Blasonnement : tiercé en face, le 1er d'argent chaussé d'azur, le 2° d'or, le 3° d'argent chapé d'azur.
  • Devise : « SOLI DEO GLORIA. »

Carrière[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Emmanuel-Philibert de Pingon suit, entre 1534 et 1536, les cours du savant Jean Reynier, d'Angers, maître d'humanités au collège de Chambéry. Il a pour compagnons Claude de Crescherel, les frères de Cusinens, les frères de Piochet, les frères Richardon, les Duport et Louis Milliet. Puis, il accompagne son professeur, Jean Reynier, à Lyon, pour suivre les cours du collège de la Trinité[3]. Il passe un an au collège de la Trinité, mais ne peut continuer à y travailler, parce qu'il reçoit dans la cuisse un coup d'épée d'un pâtissier avec qui il s'amusait sottement[4]. Puis, recommandé par son allié, le président Meilleret, il est admis au collège d'Annecy, dirigé par Bernard Servetan et Claude Paturel. Là, il étudie quelque temps avec les Pontverre, les Menthon, les Montrottier, les frères de Mandollaz et Claude de Bellegarde de Montagny. Emmanuel-Philibert se rend ensuite à Paris en 1540. Il fait déjà preuve de talent poétique en publiant dès l'âge de 15 ans, l'éloge de Guillaume Budé, en vers hexamètres.

Il se rend en 1546 à Padoue pour étudier le droit et la jurisprudence. Il est désigné pour réciter un discours en latin à l'occasion de l'ouverture des études, devant un parterre de cardinaux et un nombreux public: Sa prestation lui vaut d'être nommé vice-recteur de l'Université de Padoue et, à ce titre, député au Sénat de Venise, pour défendre devant les procurateurs, les droits et les privilèges de son Université. Il obtient le grade de docteur en droit en avril 1550, en présence de ses compatriotes savoyards, Louis Milliet, Jean-François de Buttet[Note 2], Pierre de Roncas et Pierre de Challant.

Emmanuel-Philibert de Pingon et son camarade d'Université Louis Milliet, jurisconsulte et futur président du Sénat de Savoie, vont visiter l'Italie en 1550. Ils resteront liés d'amitié toute leur vie.

Chambéry: Un premier syndic dynamique[modifier | modifier le code]

Le duché de Savoie est placé sous l'occupation française entre 1536 et 1559. Ce sont, en conséquence, les représentants du roi François Ier et de son successeur, Henri II qui désignent les savoyards aux postes de responsabilité du duché .

Son intelligence, ses talents et son dynamisme font choisir Emmanuel-Philibert de Pingon pour exercer les fonctions de premier syndic de la ville de Chambéry, le 25 novembre 1551 : à l'âge de 26 ans, il déploie beaucoup d'énergie pour réparer les dégâts provoqués par les inondations de la Leysse. Les murs sont relevés, les digues achevées en un temps record, la rivière est en partie canalisée… Monsieur le premier syndic traduit en vers latins les circonstances vécues par les chambériens et préconise les règles du savoir-vivre et les devoirs incombant aux citoyens.

Il est reçu avocat au Parlement Français de Chambéry sous la direction du président Jean de Truchon. En même temps, l'évêque de Grenoble, Laurent II Alleman de Laval, le nomme official du décanat, et il est pourvu de la prévoté d'Aiguebelle.

Annecy : Le conseil de Genevois[modifier | modifier le code]

Emmanuel-Philibert de Pingon est muté à Annecy pour exercer en 1554 les fonctions de collatéral du Conseil de Genevois, organe suprême de la Justice.

Il est ici précisé que le comté, puis duché de Genevois, dont la capitale est Annecy, est un état constitué en apanage du duché de Savoie, dont la souveraineté incombe à la branche cadette des ducs de Savoie, la branche de Savoie-Nemours, incarnée par Philippe de Savoie-Nemours et par ses successeurs. Les sujets des deux dynasties sont mis au service des deux pays - Savoie et Genevois - en fonction de leurs besoins.

Le Conseil de Genevois représente son souverain dans toutes les instances et incarne la plus haute autorité du duché de Genevois. Son président, qui détient le grand sceau d'argent du duc, lorsqu'il s'agit de l'apposer sur des actes importants, est véritablement l'incarnation de l'autorité de la personne du duc de Genevois. Il a préséance sur tous les représentants du duc. Sa fonction est la première de l'apanage après le duc de Genevois[5].

Pingon va s'employer avec succès à cette fonction en tant que premier collatéral du Conseil de Genevois, puis de président éphémère en 1560, avant d'être appelé à d'autres fonctions par le duc Emmanuel-Philibert de Savoie. Il a ainsi acquis une expérience qui lui servira plus tard au service de la dynastie de Savoie.

De Chambéry à Turin : Le Conseiller d'État Référendaire[modifier | modifier le code]

Le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, après sa brillante victoire de Saint-Quentin à la tête des troupes espagnoles de son oncle Charles Quint et de son cousin Philippe II d'Espagne, recouvre la souveraineté de son pays en 1560, en vertu du Traité du Cateau-Cambrésis de 1559. Les Français vont devoir évacuer la Savoie et le nouveau souverain fait appel aux talents des savoyards qui ont forgé leur expérience au cours des années d'occupation[Note 3].

Il désigne Emmanuel-Philibert de Pingon comme conseiller d'État, référendaire et historiographe: Le poste sera situé à Chambéry en 1561, puis à Turin où se transporte la Cour de Savoie dès 1563, avec armes et bagages - y compris les archives d'État, suivies du fameux Saint Suaire en 1578 -, au détriment de Chambéry[Note 4] . Les deux Emmanuel-Philibert vont travailler d'un commun accord au redressement du pays jusqu'à la mort du duc, survenue le 30 août 1580. La période de 1560 à 1580 est celle de profondes réformes auxquelles participe le conseiller référendaire du souverain.

L'Université de Turin est rétablie dans toute sa splendeur . Le duc fait appel aux plus célèbres professeurs d'Italie et nomme Emmanuel-Philibert de Pingon, Réformateur des Études Universitaires par lettres patentes du 26 octobre 1562.

L'historiographe de Savoie[modifier | modifier le code]

Le chanoine Grillet, auteur du Dictionnaire historique, précise que Pingon s'occupa toute sa vie, de l'histoire de sa patrie et qu'il est le premier de nos historiens qui ait cherché à découvrir la vérité parmi tant de récits fabuleux contenus dans les chroniques mensongères du pays. Toutefois, le Bressan Samuel Guichenon, auteur de l'Histoire généalogique de la Royale Maison de Savoie, publiée à Lyon en 1660, conteste les fières origines que son prédécesseur historiographe avait données à la dynastie de Savoie, en les faisant remonter aux anciens rois de Saxe, depuis le roi Bérold, neveu de l'Empereur Conrad !

Pingon est l'auteur d'une quantité impressionnante de documents manuscrits concernant principalement les histoires de la Maison de Savoie.

Quelques autres manuscrits se rapportent à la généalogie de la famille de Pingon: Emmanuel-Philibert de Pingon rattache sa famille à une famille Pigon d'Aix-en-Provence, citée dans les œuvres de Pithou, sans rapport apparent avec la sienne, ni avec la Savoie. Le comte Amédée de Foras indique, dans son Armorial et Nobiliaire de l'Ancien duché de Savoie, qu'en réalité la famille de Pingon descend d'un notaire du XVe siècle[6].

Emmanuel-Philibert de Pingon entretient une correspondance suivie avec le chancelier Michel de l'Hospital, son ancien condisciple de l'Université de Padoue, et avec les hommes de lettres en Piémont, Italie et en Savoie. Passionné par les inscriptions antiques, il collectionne les médailles romaines dont le professeur Possevin se servit utilement pour composer son Apparat historique. Une médaille à l'antique est frappée à son effigie en 1571., avec l'inscription : PHILIBERTUS PINGONIUS CUSIACI BARO SABAUD. R. Au revers : 2 colombes et l'inscription: SAPIENTER AUDE.

Le poète[modifier | modifier le code]

Emmanuel-Philibert de Pingon a écrit un certain nombre de poésies en français et en latin. Il était l'ami de la plupart des poètes du duché de Savoie. Dans son autobiographie, il évoque les poètes qu'il fréquentait avant 1555: "familiarem et habebam Ioannem Boisonaeum, eloquentissimum, Antonium Battanderium, Marcum Claudium Buttetum, Gasparem Lambertum, crucium poetas clarissimos" (Jean de Boyssonné, Antoine Baptendier[Note 5], Marc-Claude de Buttet, Gaspard de Lambert[Note 6])".

Aux habitants de Chambéry

Qui Superos placat, perfecta debet in urbe,

Sacrificus[8], primum jure tenere locum.

Sacrificum sequitur legum jurisque peritus,

Praemiet ut justos, excrucietque malos.

Tertius his merito succedet in ordine, miles

Arma ferens, hostes pellat ab urbe procul.

Quartus erit varias pergens mercator ad oras

Mercibus ut cives additet[9] ille suis,

Artifices, quinta (post illos) sede locantur,

Nulla diu quibus, urbs vera carere potest.

Rusticus, ut Bacchi, Cererisque alimenta ministret

Urbis in extrema parte locandus erit.

His, licet officium sit dispar, corde sub uno,

Si coeant simul, urbs florida semper erit.

Publica res omnis, concordi foedere junctos

Si teneat cives, pace fruetur ovans.
E-P de Pingon-Syndic de Chambéry. 1551


  • Le Cénacle des poètes de Chambéry

Dans une ode publiée en 1560, Marc-Claude de Buttet décrit le groupe d'écrivains fréquentant son Chambéry natal:

Muses, pourquoi venez-vous m'empêcher?
Attendu suis d'une troupe fidèle
Qui par vos dons toujours m'a tenu cher
.

[...] mon Chambéry m'appelle,
O Paradis de ma félicité,

Si je vais là, tous mes plus favorables
En m'embrassant me viendront caresser,
Me faisant voir leurs labeurs mémorables
Que les longs jours ne pourront renverser.

De Battandier la joyeuseté brave
Ses mots fleuris soudain dégorgera
Et mon Lambert, Pallas ton doux esclave,
De Cicéron les trésors versera.

Ramasse y est, et Pingon, à la trace
Des anciens, ses vers fera bondir,
Qui sont venus fraichement de Parnasse
Où Apollon les lui a fait ourdir.

  • Le poète Marc-Claude de Buttet et Emmanuel-Philibert de Pingon ont longtemps échangé des poèmes en latin et parfois en français. Voici un extrait de l'ode VI du Livre II de Buttet à Pingon:

Or que l'hyver s'approche,
Pingon, Pingon, vois tu
La Nivolette roche
Haussant son chef pointu,
Toute de neige blanche:
Et les arbres pressés
De glaçons sur la branche
Se courbant tous lassés?

MC de Buttet-1554. (S., p. 102).

  • Un des derniers poèmes connus de Buttet est un éloge de Pingon, un dizain en distiques élégiaques latins publié en 1581 dans une des histoires de Pingon sur la Maison de Savoie, l'Inclytorum Saxoniae Sabaudiaeque principum arbor gentilia[10]. Le poète célèbre Pingon qui grâce à son art a fait sortir de l'oubli les membres de la Maison de Savoie jadis célèbres dans les combats mais dont le gouffre de la mort avait aboli jusqu'au souvenir. Buttet s'adresse ainsi au prince Emmanuel : "Jadis, ô prince Emmanuel, ce jour ultime auquel tout le monde doit obéir, avait enseveli les titres et les noms des tiens et ceux que la Gloire avait rendu célèbres dans le monde guerrier, c'est l'avide marais de la mort qui les engloutit dans le gouffre de l'Oubli. Mais leur vertu ne put supporter cela, Pingon par l'illustre élégance de sa plume les a fait sortir des ténèbres, tandis qu'il exécute la mission dont tu l'as chargé et tandis qu'il dévoile les trophées de ceux qui ont triomphé dans diverses parties du monde ainsi que la longue généalogie de ta Maison, voici que par ses écrits il élève jusqu'aux cieux tes triomphes et le laurier poétique sera pour lui aussi grand que pour toi le laurier militaire".

En voici le poème original :

Marcus Claudius Buttetus

Patricius Camberiensis

Obruerat quondam titulos nomenque tuorum,

EMMANUEL, cunctis imperiosa dies

Et quos evexit bellantem fama per orbem

Gurgite Lethæo pressit avara palus.

Non tulit hoc virtus, clara Pingonius arte

Hos rapit ex tenebris, dum tua iussa parat

Dumque triumphantum diverso ex orbe trophæa,

Atque domus reserat stemmata longa tuae :

Ecce tuos scriptis cælo tulit ille triumphos,

Tantaque sic illi Laurea, Laurus erit.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Imprimés[modifier | modifier le code]

Emmanuel-Philibert de Pingon fut un auteur prolifique, à la fois, poète, historien et généalogiste. Outre les nombreux manuscrits conservés aux Archives de Turin, en provenance de la bibliothèque royale d'Italie, six ouvrages imprimés sont recensés.

  • Augusta Taurinorum, in-fol., Taurini 1577. (Annales des Antiquités de Turin et Recueil de toutes les inscriptions romaines).
  • Inclytorum Saxoniae, Sabaudiaeque principum arbor gentilitia, in-fol., Taurini, 1581. (Histoire des Maisons de Saxe et de Savoie).
  • Philiberti Pingonii Sabaudi, Cusiacensis baronis Sindon evangelica, in -4.°, Augustae Taurinorum, 1581. (Historique du Saint Suaire).
  • Apologie latine de l'Arbre généalogique de la Maison de Savoie, contre Alphonse Del-Bene, évêque d'Alby (Opuscule).
  • Traité sur les XII Tables, Turin.
  • Emmanuelis Philiberti Pingonii Cusiacensis et Primesellensis dynastae, praesidis a sanctioribus consiliis supplicibusque libellis, archicancellarii vice perfungentis, historici atque poetae clarissimi, Vita a se ipso ad annum usque MDLXVII ante sui obitum XVI, conscripta, et ex idiographo ipsius codice ad-amussim relata, illustrationibus a Josepho Xaverio Nasio Taurinense adjectis, Turin, 1779, in 4.to[11]. (Autobiographie de l'auteur, en latin, publiée tardivement et enrichie de notes érudites par Giuseppe Saverio Nasi[12]).

Manuscrits[modifier | modifier le code]

  • Antiquitates Allobrogum, seu Historia generalis Sabaudiae, in XXX libros divisa.
  • Storia della real casa: storia generale.
  • Inventari delle croniche ed altre scriture ritrovate nella casa del fu Filiberto Pingon, e dal suo figliolo d'ordine di S.A. il duca di Savoia rimesse alli Antonio e Ludovico Bagnasacco, vice chiavario ducale, 1582.
  • Miscellanea Vernazza.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La rue Grenettière a aujourd'hui disparu pour être remplacée par la Place Saint-Léger à Chambéry.
  2. Jean-François I de Buttet épousera le 12 décembre 1560, Humberte de Pingon, sœur d'Emmanuel-Philibert. Leur petit-fils, Charles-Janus de Buttet, sera premier syndic de Chambéry et devra négocier en 1630 un Traité d'armistice avec le roi Louis XIII, dont les troupes avaient envahi la Savoie.
  3. L'Édit de Nice du 31 juillet 1560 contient les principes généraux auxquels le duc Emmanuel de Savoie resta fidèle toute sa vie. "Les États, principautés ou républiques se maintiennent comme ils s'établissent, c'est à savoir avec des hommes suffisamment garnis d'armes et de lettres, en usant bien et diligemment de leur capacité, les uns pour conseiller, les autres pour exécuter. Voyant que nos États sont assez bien pourvus, grâce à Dieu, de personnages qui en l'une et l'autre discipline sont biens entendus et versés, étant bien raisonnable qu'ils servent plutôt leur prince naturel et leur patrie que point d'autre et qu'ils soient entretenus dans les offices ordinaires selon que les occasions se présenteront, afin qu'ils soient plus prompts à défendre, garder, maintenir nos États et leur propre patrie, femmes, enfants et héritages, avec notre aide et sous notre conduite, quand il serait besoin (Que Dieu ne veuille), faisons à tous défense de sortir de nos États pour servir en profession de Lettres ou d'armes autre prince que nous", cité dans Victor de Saint-Genis, Histoire de Savoie, volume II, p. 151.
  4. Le 12 décembre 1562, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie fit son entrée à Turin, à la tête de six-cents gentilshommes à cheval, menant à sa droite l'ambassadeur d'Espagne, à sa gauche, l'envoyé de Venise. Il annonce aux habitants que Turin sera désormais sa capitale et sa résidence. Il y installe les cours de Justice et y rétablit les Universités, puis dès les premiers jours de 1563, il passe en Savoie, où de sérieux intérêts réclament sa présence. (Victor de Saint-Genis p. 118).
  5. Antoine Baptendier était le condisciple d'Emmanuel-Philibert de Pingon à l'Université de Padoue. Il devint avocat au Parlement Français de Chambéry en 1547, puis fut nommé juge-mage de Maurienne en 1559, lors de la Restauration savoisienne du duc Emmanuel-Philibert de Savoie. Son départ de Chambéry, ainsi que celui d'Emmanuel-Philibert de Pingon, fut beaucoup regretté par Boyssonné qui observe dans une épitre que depuis sa mutation en Maurienne, les prés de la vallée chambérienne ont soif de poésie, et les Muses ont abandonné la ville En juin 1564, lorsque le duc et la duchesse visitèrent la Savoie, ils s'arrêtèrent à Saint-Jean-de-Mauriene et dînèrent chez Baptendier dans sa maison de Lancessey.
  6. Jean Gaspard de Lambert, seigneur de La Croix, fut conseiller du duc de Savoie. Il était poète autant que son frère Claude, à Chambéry. Leur sœur Jeanne-Polyxène, épouse de Claude Milliet, est la mère de Louis Milliet, autre ami d'Emmanuel-Philibert de Pingon.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Bugey était alors une province savoyarde qui fut rattachée au royaume de France sous le roi Henri IV par le Traité de Lyon (1601)
  2. Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de Savoie, Tome 4, page 411
  3. Emmanuelis Philiberti Pingonii vita, p. 24-25.
  4. François Mugnier, Marc-Claude de Buttet, poète savoisien (XVIe siècle), Chambéry, SSHA, 1896, p. 11-12.
  5. Laurent Périllat, L'Apanage de Genevois aux XVIe et XVIIe siècles, Pouvoirs, Institutions, Société, Mémoires et documents publiés par l'Académie Salésienne, Annecy, 2006, 2 Vol.. 1070p- (page 260]
  6. . Ce différend, soumis à l'Académie de Savoie, fait l'objet d'une étude complémentaire de la part des historiens de Savoie
  7. Poème republié dans : Jean-Louis Grillet, Dictionnaire historique, littéraire et statistique des départemens du Mont-Blanc et du Léman, Chambéry, tome II, p. 77.
  8. Le texte publié par Jean-Louis Grillet écrit erronément "sacrificius" pour "sacrificus", prêtre.
  9. "Addītet" scandé ici "addĭtet" avec abréviation du i par licence poétique, du verbe "addītare", enrichir.
  10. Turin,N.Bevilaqua 1581, fol. [4°]. Texte édité dans : Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, tome XXXV, deuxième série X, 1896, p. 64 et cité également par Sarah Alyn Stacey in Marc-Claude de Buttet, l'Honneur de la Savoie, Honoré Champion, Paris, 2006, p.113
  11. Description bibliographique de la Vita de Pingon, dans : Biografia universale antica e moderna, Venise, 1828, p. 207 (notice "Emanuele Filiberto Pingone, barone di Cusago, signore di Primisella.
  12. Il Cavaliere Abate Girolamo Tiraboschi, Storia della letteratura Italiana, Florence, 1815, tomo VII, parte III, p. 980 : « Questa vita di Pingone da lui medesimo scrita in latino è stata poi pubblicata e con erudite note illustrata dal sig. Giuseppe Saverio Nasi in Torino l'anno 1779 » Lire en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Louis Grillet, Dictionnaire Historique, Littéraire er Statistique des Départements du Mont-Blanc et du Léman, chez Puthod, Chambéry, 1807 (3 Vol.).
  • Victor de Saint-Genis, Histoire de Savoie, d'après les documents originaux, Chez Bonne, Conte-Grand, Chambéry, 1869. (3 Vol.)
  • Amédée de Foras, Armorial et nobiliaire de Savoie, Chez Allier, Grenoble, 1900.
  • Sarah Alyn Stacey, Marc-Claude de Buttet, L'honneur de la Savoie, Honoré Champion, Paris, 2006.
  • Laurent Périllat, L'Apanage de Genevois aux XVIe et XVIIe siècles: pouvoirs, institutions et société, Vol 113, Académie Salésienne, Annecy, (2 Vol.), 1070 p.