Bertrand de Beauvau

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Relevé pour Gaignières du gisant de Bertrand de Beauvau et de ses deux premières épouses en l'église des cordeliers d'Angers.

Bertrand de Beauvau, seigneur de Pressigny (par achat vers 1454), de Sillé-le-Guillaume et de Briançon (1382 - 30 septembre 1474) est un diplomate et homme d'État français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils cadet de Jean III de Beauvau et de Jeanne de Tigny (Tigné depuis 1793)[1]. Il a un frère aîné, Pierre Ier de Beauvau (vers 1380-1435) qui a épousé en 1409 Jeanne de Craon (d'où les Beauvau-Craon)[2].

Il débuta sa carrière au service de Louis II d'Anjou. Ses actes militaires, sa carrière de diplomate et de créancier à la cour des ducs d'Anjou, à savoir Louis III d'Anjou et René Ier d'Anjou, et enfin des rois, Charles VII de France et Louis XI de France, lui permirent d'amasser une fortune considérable[1]. Il fut aussi sénéchal d'Anjou, premier président laïc de la Chambre des comptes de Paris[1] et sénateur de l'Ordre du Croissant. Louis III lui donne le 24 novembre 1432 Précigné et Louailles, sur la châtellenie de Sablé.

Grand ami de Jacques Cœur et de René d'Anjou, roi de Sicile, Bertrand de Beauvau, réputé amateur d'art, fait construire plusieurs châteaux, comme Ternay et Pimpéan, dont les chapelles possèdent des décors remarquables : Pimpéan avec des peintures murales et Ternay dont les arcs de voûte est les parois verticales sont entièrement sculptées. Il a fait créneler et fortifier le château de Tigné qui appartenait depuis 1446 à son père, Jean de Beauvau, marié avec Jeanne de Tigné (vers 1355-après 1392), par don de Jean de Tigné (†1356) enregistré au parlement de Paris en 1446[3].

En 1462, Louis XI lui chargea d'aller auprès le duc de Milan, en tant qu'ambassadeur, avec Charles Ier d'Amboise et François Royer[4].

Il fut le grand bienfaiteur du couvent des Augustins d'Angers dont il fut à l'origine de la chapelle construite en 1468 sur son initiative. Il a fait son testament le 10 février 1468.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Ses armes sont d'argent à quatre lionceaux de gueules lampassés d'or, une étoile d'azur en abîme.

Famille[modifier | modifier le code]

Il s'est marié quatre fois, avec, successivement :

  • vers 1420, Jeanne de la Tour-Landry, dont il a eu :
    • Antoine de Beauvau, seigneur de Pressigny et de Sillé-le-Guillaume, fut un fidèle serviteur du roi René ;
    • Jean de Beauvau (1425-1479), évêque d'Angers de 1447 à 1463 ;
    • Catherine de Beauvau (1430-1496), mariée à Philippe L'Ainé de Lenoncourt, seigneur de Gondrecourt ;
    • Charlotte de Beauvau (†1493), mariée à Yves ou Yvon de Scépeaux, puis avec Jean Rabaud ;
    • Marguerite de Beauvau, mariée à X de Magneville.
  • en 1437, Françoise de Brézé, pour laquelle il fit construire le Château de Ternay en 1439 :
    • Jean ;
    • Jacques de Beauvau, marié à Hardouine de Montmorency-Laval (morte vers 1515) ;
    • Charles de Beauvau (mort en 1508), seigneur de Tigny/Tigné et de Passavant ;
    • Bertrand de Beauvau (mort en 1458), seigneur de Saint-Laurent-des-Mortiers ;
    • Pierre de Beauvau ;
    • Isabelle de Beauvau (morte à Loudun en 1513), mariée en 1459 à Pierre de La Jaille (1419-1483), seigneur de la Roche-Talbot ;
    • Mathurine de Beauvau ;
    • Charlotte de Beauvau ;
    • Catherine de Beauvau, mariée à Charles de Maillé, seigneur de Crevant, Negron, Chezelles, La Rouardière ;
  • en 1456, Odette du Chatelet dont il a :
    • Jean ;
    • Guyonne de Beauvau (morte en 1516), dame de Pressigny, mariée en 1478 à René Ier de Montmorency-Laval, seigneur de Bois-Dauphin (à Précigné) ;
    • René ou Claude de Beauvau, baron de Moineville, marié à Marguerite ou Françoise d'Hassonville.
  • en 1467, Jeanne Blanche d'Anjou (1438-1470) (fille naturelle du roi René). Il s'en plaint dans son testament « comme ne l'ayant pas servi, aymé et honoré, comme bonne femme doist faire son mari ».

Il fut 4 fois veuf. Ses trois premières épouses décèderont toutes de la même façon : en mettant au monde leur enfant. Il eut 17 enfants de ses trois premiers mariages[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis tome II, p.59, note n°1, Librairie Renouard, Paris 1885
  2. Généalogie de Jean III de Beauveau
  3. Scévole de Sainte-Marthe,Louis de Sainte-Marthe, Histoire généalogique de la Maison de Beauvau, p. 121, imprimerie de Jean Laquehay, Paris, 1776 (lire en ligne)
  4. « ... ad vos presencialiter destinandos dilectos et fideles dominum de Chaumont et dominum de Beauveau, milites, consanguineos, ... » (Archives de Milan, publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome II, p.57-58, Librairie Renouard, Paris 1885
  5. Louis Moréri, Le Grand dictionnaire historique, ou Le mêlange curieux de l'histoire sacrée et profane, Amsterdam, 1740

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Godard-Faultrier (1810-1896), Note sur Tigné, p. 181-183, dans Mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, 4e volume, 1re livraison, 1839 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]