Ballerina (film, 2016)
| Réalisation |
Éric Summer Éric Warin |
|---|---|
| Scénario |
Carol Noble Eric Summer Laurent Zeitoun |
| Acteurs principaux |
Camille Cottin Malik Bentalha Kaycie Chase Magali Barney |
| Sociétés de production |
BBDA Quad Caramel Films Gaumont M6 Films L'Atelier Animation, Ltd |
| Pays de production |
|
| Genre | Animation |
| Durée | 90 minutes |
| Sortie | 2016 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Ballerina est un film d'animation franco-canadien réalisé par Éric Summer et Éric Warin, sorti en 2016. Animé en images de synthèse, le film relate l'histoire d'une jeune orpheline bretonne qui part s'installer à Paris à la fin du XIXe siècle afin d'y devenir danseuse à l'opéra. Plusieurs chansons ponctuent le film. Ballerina suscite des avis contrastés dans la presse ; le film est toutefois un succès important au box office en France et dans le monde.
Synopsis
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Dans les années 1880, Félicie Lebrun, onze ans, une pauvre orpheline qui rêve de devenir danseuse, mais sans formation formelle, s'enfuit de son orphelinat de Quimper en Bretagne rurale avec son meilleur ami, Victor, un jeune inventeur.
Ensemble, ils vont à Paris, mais ils se séparent rapidement et Victor devient garçon de bureau dans l'atelier de Gustave Eiffel. Félicie, elle, se dirige vers l'Opéra de Paris, où le garde la surprend en infraction alors qu'elle était dans les coulisses en train d'observer Rosita, une célèbre danseuse étoile, en pleine répétition sur la musique du Lac des Cygnes. Elle est secourue par une mystérieuse femme de ménage boiteuse, Odette, qui accepte de laisser Félicie rester avec elle et l'aider dans son travail de femme de ménage, la jeune fille n'ayant nulle part où aller.
Odette lui révèle qu’elle travaille à la fois pour l'Opéra et pour la cruelle et impérieuse Régine Le Haut, riche restauratrice. Tout en l'aidant à nettoyer les escaliers de la demeure de Le Haut, Félicie aperçoit la fille de Régine, Camille, en train de travailler sa technique de danse. Quand celle-ci la voit, elle rabaisse Félicie sur son désir de devenir danseuse et jette par la fenêtre la précieuse boîte à musique de cette dernière, la cassant. Alors qu’elle l'emmène chez Victor pour réparation, elle intercepte le facteur qui apporte une lettre de l'Opéra admettant Camille à la célèbre école du Ballet de l'Opéra de Paris en partie à cause des relations de sa mère. Dans sa colère, Félicie cache la lettre et décide de prendre l'identité de Camille pour entrer à l'école et poursuivre son rêve. Malgré un début de bonnes relations avec quelques élèves de l'école, Félicie doit se faire aux exigences de la difficile formation de la danse classique, mais aussi de Louis Mérante, le chorégraphe exigeant de l'école qui remarque que la danse de Félicie ne ressemble en rien à celui de la danse classique. Par la suite, Mérante annonce qu'une des filles de la classe sera choisie pour danser le rôle de Clara dans le ballet Casse-Noisette auprès de Rosita, la danseuse étoile que Félicie a aperçue plus tôt en arrivant à Paris. Chaque jour, une danseuse de la classe sera éliminée, auquel Mérante affirme qu'il n'hésitera pas à renvoyer Félicie à la moindre occasion tant sa technique de danse est désastreuse.
Odette, comprenant que Félicie va à l'école de l'Opéra en prenant l'identité de Camille pour aller au bout de son rêve de danseuse, accepte d'être le mentor de Félicie en lui enseignant des exercices la faisant rapidement progresser dans sa formation. Ainsi, chaque jour, la pire danseuse de la classe est renvoyée, tandis que chaque jour Félicie s'améliore et évite de peu l'élimination. Un jour, en observant Odette faisant le ménage sur la scène, Mérante révèle à Félicie qu'Odette était autrefois une ancienne danseuse étoile, la meilleure de sa génération, avant qu'un incendie ne la blesse lors d'une représentation. Les jours passent, et Félicie continue de s'améliorer dans sa formation de danseuse.
Mais quelques jours avant la sélection finale, son mensonge est découvert par Régine Le Haut (ayant surpris une conversation entre Victor et Félicie un soir où les deux enfants sont sortis pour se rendre dans un bar celtique). Si Régine veut faire renvoyer Félicie et Odette sur le champ, ce n'est pas le cas de Mérante, qui a remarqué combien la danse de Félicie s'est améliorée au fil de son séjour à l'Opéra (et tout en l'ayant par hasard vue danser passionnément dans le bar celtique qu'elle et Victor visitaient). Il décide d'admettre Camille dans la classe, tout en permettant aussi à Félicie de rester bien que l'infraction de cette dernière soit grave. Il impose néanmoins une condition : les deux jeunes filles danseront dans le cadre de la compétition pour le rôle de Clara, mais si Félicie échoue, elle devra quitter l'école. N'ayant plus le droit à l'erreur, Félicie s'entraîne d'arrache-pied avec Odette pour muscler son corps et perfectionner sa technique de danse face à Camille, qui est entraînée de son côté sous certaine pression par sa mère. Ainsi, les deux filles sont les finalistes pour l'audition de Clara.
Pourtant, la veille de l'élimination finale, Félicie néglige de s'entraîner pour sortir avec Rudolphe, dit Rudi, un beau garçon danseur de l'école, ce qui déçoit Odette. Victor les aperçoit lui aussi et devient très vite jaloux. À la suite d'une dispute entre les deux garçons, lui et Félicie se disputent également. Le lendemain, ayant peu dormi sur les toits de l'Opéra, Félicie est en retard à l'audition et est incapable de bien jouer. Le rôle de Clara revient donc à Camille.
À la suite de cela, Régine renvoie alors aussitôt Félicie à son orphelinat (où elle perd son entrain de danser), tout en renvoyant également Odette. Un soir, alors que Félicie rêve de sa boîte à musique, elle se rêve bébé dans les bras de sa défunte mère, danseuse également. Ce rêve est une révélation pour Félicie qui comprend enfin pourquoi la danse fait partie intégrante même de son existence. Reprenant goût à la danse, elle finit par rechausser ses chaussons de danse et se met à danser sur les toits de l'orphelinat. Une nuit, elle décide de s'enfuir de nouveau pour retourner à Paris, mais se fait pincer par M. Luteau, le surveillant de l'orphelinat. Mais contre toute attente, il décide de la conduire en motocyclette jusqu'à Paris, ayant aperçu la jeune fille danser et comprenant que sa place est à l'Opéra. De retour à Paris, elle retourne en premier lieu s'excuser auprès d'Odette, travaillant désormais pour l'Opéra, en affirmant vouloir rester avec elle. Pardonnée par cette dernière, celle-ci accepte de la loger dans la chambre que lui a laissé Mérante afin que Félicie puisse l'aider dans son ménage. Par la suite, Félicie se rend dans les bureaux de Gustave Eiffel pour s'excuser auprès de Victor, qui lui remet sa boîte à musique qu'il avait entretemps réparé et prévu de lui rendre plus tôt.
En nettoyant la grande salle, Félicie aperçoit Camille répéter la chorégraphie de Mérante pour la représentation de Casse-Noisette qui a lieu le soir-même. Mais Mérante est loin d'être satisfait : si Camille réussit parfaitement les mouvements de la chorégraphie, elle est incapable d'éprouver la moindre émotion et la moindre passion à travers sa danse. Après les répétitions, alors que Félicie nettoie la scène, elle rencontre de nouveau Camille, qui tente une nouvelle fois de la rabaisser. Loin de se laisser faire l'une et l'autre, les deux filles s'engagent dans une bataille de danse à laquelle assistent tous les élèves, ainsi qu'Odette et Mérante. Loin d'être abattue, Félicie réussi un grand jeté sur une volée d'escalier, alors que Camille ne le peut, achevant ainsi leur bataille de danse. Mérante s'approche alors des deux filles et leur demande alors pourquoi elles dansent, ce à quoi Camille avoue danser parce que sa mère l'y oblige, tandis que Félicie parle avec émotion de la danse comme de son héritage familial et sa passion. Camille admet alors que Félicie devrait danser Clara, ce que Mérante accepte.
Près de l'atelier d'Eiffel, où est en cours de construction la statue de la Liberté, Félicie invite Victor à la voir lors de la représentation du ballet. Mais alors que leur discussion continue de bon train, une Régine Le Haut furieusement dérangée arrive, assome Victor et poursuit Félicie jusqu'à la couronne de la statue pour la tuer, furieuse que cette dernière ait devancé sa fille pour le rôle du ballet. Mais alors que la jeune fille tombe de la couronne de la statue de la Liberté, Victor la sauve avec l'aide de Camille grâce à un prototype d'ailes lui permettant de voler (le même qui leur a permis de s'échapper de l'orphelinat plus tôt dans le film).
Ils arrivent à l'Opéra juste à temps pour que Félicie revête les chaussons d'Odette et ne reçoive les derniers encouragements de cette dernière ainsi que de Mérante. Avant de monter sur scène, Félicie embrasse Victor sur la joue tout en affirmant qu'il est un grand inventeur, avant de rejoindre Rosita sur scène, sous l'oeil amoureux de Victor et le regard ému d'Odette (qui se fait embrasser sur la joue par Mérante).
Fiche technique
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Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre : Ballerina
- Réalisation : Éric Summer et Eric Warin
- Scénario : Carol Noble, Laurent Zeitoun et Éric Summer, d'après une idée originale d'Éric Summer
- Musique : Klaus Badelt
- Montage : Yvann Thibaudeau
- Photographie : Jericca Cleland
- Direction artistique : Florent Masurel[1]
- Design des personnages : Jean-Baptiste Monge
- Animation : Theodore Ty
- Production : Laurent Zeitoun, Yann Zenou, Nicolas Duval Adassovsky
- Sociétés de production : BBDA Quad Productions, Caramel Films, L'Atelier Animation, Ltd
- Sociétés de distribution : Gaumont Distribution (France), The Weinstein Company (États-Unis)
- Pays de production :
France /
Canada - Langue originale : anglais
- Durée : 90 minutes
- Budget : 28 000 000 €[2]
- Genre : animation
- Dates de sortie :
Distribution
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Voix françaises
[modifier | modifier le code]- Camille Cottin : Félicie Le Bras
- Malik Bentalha : Victor Hubert
- Kaycie Chase : Camille Le Haut
- Magali Barney : Odette
- Laurent Maurel : Louis Mérante
- Françoise Cadol : Regine Le Haut
- Pascal Casanova : M.Luteau
- Frédéric Souterelle : Auguste Emmanuel Vaucorbeil
- Émilie Marié : Dora
- Céline Melloul : Rosita (redoublée par Caroline Mozzone sur les diffusions télévisées)
- Philippe Dumond : Janitor
- Lila Lacombe : Nora
- Hervé Rey : Mathurin
- Antoine Schoumsky : Rudolph (redoublé par François Creton sur les diffusions télévisées)
- Cathy Cerda : la Mère Supérieure de l'orphelinat
- Christophe Desmottes : le postier
- Julie Jacovella : la mère
- Philippe Roullier : voix additionnelles
Voix belges
[modifier | modifier le code]- Camille Cottin : Félicie Le Bras
- Malik Bentalha : Victor Hubert
- Mélanie Dermont : Camille Le Haut, Dora
- Olivier Cuvellier : Rudolph
- Émilie Guillaume : Mathurin (voix 1)
- Carole Baillien : Mathurin (voix 2)
- Bernadette Mouzon : la Mère Supérieure de l'orphelinat
- Peppino Capotondi : le directeur de l'opéra
- Sophie Landresse : Regine Le Haut
- Martin Spinhayer : Louis Mérante
- Véronique Fyon : Nora
- Frédéric Meaux : le postier
- Alexandra Corréa : La mère, Rosita
- Angélique Leleux : Odette
- Mathieu Moreau : Janitor
- Alessandro Bevilacqua : M.Luteau
Voix québécoises
[modifier | modifier le code]- Camille Cottin : Félicie Le Bras
- Malik Bentalha : Victor Hubert
- Gilbert Lachance : Rudolph
- Lawrence Arcouette : Mathurin
- François Sasseville : Louis Mérante, M.Luteau
- Jean-Marie Moncelet : le directeur de l'opéra
- Alain Zouvi : le postier, Janitor
- Anne Dorval : Regine Le Haut
- Anne Durand : la Mère Supérieure de l'orphelinat, Odette (voix 1)
- Nathalie Coupal : Odette (voix 2), Rosita
- Ariane-Li Simard-Côté : Camille Le Haut (voix 1)
- Sophie Léger : Camille Le Haut (voix 2)
- Julie Burroughs : Dora, Nora
- Johanne Garneau : la Mère
Voix anglaises
[modifier | modifier le code]- Elle Fanning : Félicie
- Dane DeHaan : Victor (version anglaise)
- Nat Wolff : Victor (version américaine)
- Maddie Ziegler : Camille Le Haut
- Mel Brooks : M. Luteau (version américaine)
- Carly Rae Jepsen : Odette
- Terrence Scammell : Mérante
- Julie Khaner : Régine Le Haut (version anglaise)
- Kate McKinnon : Régine Le Haut (version américaine)
- Antony Hickling : Victor (version anglaise): - (voix témoin)[3]
Conception du film
[modifier | modifier le code]Les réalisateurs Éric Summer et Eric Warin ont choisi le cadre de la France de la fin du XIXe siècle pour ce film réalisé au Canada.
Étant donné que les producteurs œuvrent là sur leur premier film d'animation, ils créent leur propre studio afin de faciliter les choses. Le studio d'animation L'Atelier voit ainsi le jour à Montréal. Ted Ty, un ancien de Dreamworks et Disney, est recruté pour diriger l'équipe d'animation[4].
La danseuse étoile Aurélie Dupont, attachée au projet dès le départ, est peu à peu devenue chorégraphe du film, au même titre que le danseur Jérémie Bélingard[4].
Accueil
[modifier | modifier le code]Accueil critique
[modifier | modifier le code]En France, Ballerina reçoit un bon accueil dans la presse. Le site Allociné confère au film une moyenne de 3,7 sur 5 calculée sur la base de 17 critiques parues dans la presse française[5]. Dans Le Figaro[5], Nathalie Simon y voit « un film efficace ». Le quotidien gratuit Direct Matin[5] estime que le film « tire son épingle du jeu » à côté des blockbusters américains.
Parmi les critiques que le film a convaincus, plusieurs apprécient en particulier la qualité des décors : « un décor original » selon Jean Serroy dans Le Dauphiné libéré ; « Les vues de Paris sont très belles, comme les paysages bretons et les décors de l'opéra », indique Catherine Balle dans Le Parisien[6] ; la reconstitution du Paris du XIXe siècle est « minutieuse » pour Virginie Morisson sur le site aVoir-aLire.com[7], « impressionnante » pour Pierre-Julien Marest dans Télérama[8]. La technique de l'animation, plus généralement, est considérée comme l'un des points forts du film : « un dessin joliment animé » (Le Dauphiné libéré), « de l'animation française ultrasoignée, dans la lignée d’Un monstre à Paris. Mieux, même ! » (Christophe Carrière dans L'Express[5]), un film « dont la singularité tient à la précision des mouvements » (Ghislaine Tabareau dans Les Fiches du cinéma[5]) et qui « peut rivaliser avec les films Disney par sa facture et son animation » (Caroline Vié dans 20 Minutes[9]), et cela en dépit d'un budget bien plus limité que ceux des grosses productions américaines (30 millions de dollars environ contre couramment plus de 200 millions, selon le site aVoir-aLire.com).
Si la technique du film convainc généralement la presse, le scénario et l'originalité de l'ensemble divisent nettement les critiques. Chez les meilleures critiques, le film parvient à convaincre grâce à ses personnages principaux énergiques, à son rythme et à son humour : « énergique et drôle » (20 Minutes), « très rythmé, truffé de courses-poursuites palpitantes » et pourvu d'une héroïne « attachante » (Le Parisien), « traversé (...) d'un humour moqueur qui le protège de toute mièvrerie » (Laurent Dijan dans Studio Ciné Live), une « jeune héroïne pleine de punch et de grâce, qui danse comme elle respire » (selon Barbara Théate dans Le Journal du dimanche[5]). Cependant, plusieurs autres critiques reprochent au film son caractère très prévisible. La critique du magazine Elle[5] n'a pas vu d'humour moqueur dans le film : « point de second degré à la Shrek ni de double lecture pour les parents, mais plein de magie de Noël à la Princesse Sarah ». La critique du site aVoir-aLire.com juge le scénario « assez prévisible et naïf » et le personnage de la méchante lui semble « parfaitement ridicule ». Dans Télérama, Pierre-Julien Marest estime que c'est sur le plan du scénario que le bât blesse : « le récit de Ballerina, très prévisible, ne parvient guère à émouvoir, encore moins à émerveiller ». Dans La Voix du Nord, Philippe Lagouche évoque des « chansons pur sucre ». Dans Le Monde[5], Noémie Luciani n'est absolument pas convaincue par les choix visuels et scénaristiques du film, car l'ensemble lui paraît « d'une grande misère esthétique » : « les corps standardisés selon les critères des blockbusters animés américains (tête énorme sur corps gracile) rapprochent plus les scènes musicales du ballet de gourdins que de l’envolée sur les ailes de la danse ».
Box-office
[modifier | modifier le code]En France, Ballerina sort le dans 614 salles. Il est en concurrence avec deux grosses productions américaines des studios Disney : le film d'animation en images de synthèse Vaiana : La Légende du bout du monde (projeté dans 910 salles), sorti deux semaines plus tôt, et le film de science-fiction Rogue One: A Star Wars Story (projeté dans 705 salles) qui sort la même semaine. En première semaine, Ballerina se classe en quatrième position du box-office français avec environ 542 540 entrées, derrière les deux Disney et la comédie dramatique française Demain tout commence dont c'est la deuxième semaine d'exploitation[10]. Le film dépasse le million d'entrées lors de sa deuxième semaine d'exploitation avec un total d'un peu plus de 1 002 800 entrées ; il dépasse le million et demi d'entrées en quatrième semaine avec un total d'un peu plus de 1 554 000 entrées[11]. Au bout de sept semaines, il cumule un peu plus de 1 739 000 entrées[12].
Dans le reste du monde, Ballerina est également un succès. À la mi-, le studio de distribution français Gaumont indique dans un communiqué de presse que le film a engendré des recettes dépassant 65 millions de dollars dans le monde, dont 5,6 millions de dollars en Grande-Bretagne et 3,8 millions en Australie. En termes d'entrées, Ballerina dépasse à ce moment les 12 millions d'entrées cumulées dans le monde (dont 1,1 million de spectateurs en Espagne et en Russie), ce qui fait de lui le second plus gros succès d'un film d'animation français à l'étranger devant Arthur et les Minimoys de Luc Besson (sorti en 2006, le film avait dépassé les 10,3 millions de spectateurs) mais après Le Petit Prince (cette adaptation du conte d'Antoine de Saint-Exupéry, sortie en 2015, avait attiré plus de 18 millions de spectateurs)[13].
Le film sort aux États-Unis (sous le titre Leap!) le . Au , il y a récolté environ 21,7 millions de dollars américains dans un contexte particulièrement mauvais en termes de fréquentation dans ce pays. C'est le territoire où le film engrange le plus de recettes.
Bande originale du film
[modifier | modifier le code]La musique originale du film est composée par Klaus Badelt. Les chansons ont été écrites par Christopher Braide.
- You Know It's About You - Magical Thinker, Stephen Wrabel
- Be Somebody - Chantal Kreviazuk
- Unstoppable - Camila Mora
- Blood Sweat and Tears - Magical Thinker, Dezi Paige
- Confident - Demi Lovato
- Ballerina - Klaus Badelt
- Dreams and the Music Box - Klaus Badelt
- Escaping the Orphanage - Klaus Badelt
- The Liberty Chase - Klaus Badelt
- Swan Lake, Op. 20a : Scene - Chappell Recorded
- Shannon Reel - Daniel Darras, Youenn Le Berre
- You Know It's About You (Piano & Voice) (Bonus Track) - Magical Thinker, Stephen Wrabel
Sia Furler interprète également la chanson Suitcase, écrite conjointement avec Christopher Braide.
La version japonaise a un nouveau thème final intitulé "Félicies", chanté par la doubleuse japonaise de Félicie, Tao Tsuchiya[14].
Autour du film
[modifier | modifier le code]- Les dialogues et les façons de s’exprimer ne correspondent pas avec l’époque où les gens ne parlaient pas de « connexions », on ne peut pas savoir dans ce contexte à quel moment se passe l’histoire.
- Plusieurs monuments de Paris apparaissent lors du film, comme le palais du Trocadéro et l'opéra Garnier ou encore d'autres en construction comme la tour Eiffel et la statue de la Liberté.
- Le drapeau breton, un Gwenn ha Du qui apparait dans le bar breton, n'existe pas à l'époque du récit, puisqu'il est créé en 1923.
- Il existe trois doublages francophones distincts : un en France, un en Belgique et un au Québec.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Ballerina », sur pixelcreation.fr magazine du graphisme design illustration video 3D (consulté le )
- ↑ « Annecy 2015 - Les premiers pas de danse de Ballerina dévoilés (WIP) », sur Le Film Français (consulté le ).
- ↑ « Leap! (2016) » [vidéo], sur Internet Movie Database (consulté le ).
- Sophie Benamon, « Ballerina sur les pointes », Studio Ciné Live n°85, , p. 28
- Page des critiques de presse du film sur Allociné. Page consultée le 22 décembre 2016.
- ↑ Critique de Ballerina, article de Catherine Balle dans Le Parisien le 14 décembre 2016. Page consultée le 22 décembre 2016.
- ↑ Critique de Ballerina, article de Virginie Morisson sur aVoir-aLire.com le 8 décembre 2016. Page consultée le 22 décembre 2016.
- ↑ Critique de Ballerina, article de Pierre-Julien Marest dans Télérama le 14 décembre 2016. Page consultée le 22 décembre 2016.
- ↑ «Ballerina» et «La jeune fille sans mains»: Deux figures féminines animées avec grâce, article de Caroline Vié dans 20 Minutes le 14 décembre 2016. Page consultée le 22 décembre 2016.
- ↑ Page du box-office français pour la semaine du 14 au 20 décembre 2016 sur le site JP's Box Office. Page consultée le 22 décembre 2016.
- ↑ Box office français du film sur Allociné. Page consultée le 19 mars 2017.
- ↑ Box office du film Ballerina sur JP's Box Office. Page consultée le 19 mars 2017.
- ↑ Le film d'animation "Ballerina" atteint les 12 millions d'entrées dans le monde, article sur Culture Box, site de France TV Info, relayant une dépêche de l'Agence France Presse, le 15 mars 2017. Page consultée le 19 mars 2017.
- ↑ (ja) « 「フェリシーと夢のトウシューズ」フェリシー役・土屋太鳳が主題歌に初挑戦 », sur アニメ!アニメ!, (consulté le ) (ja) « 土屋太鳳、洋画アニメ声優に初挑戦! 『フェリシーと夢のトウシューズ』 », sur cinemacafe.net, (consulté le ) (ja) « 土屋太鳳「フェリシーと夢のトウシューズ」で映画主題歌の歌唱&作詞に初挑戦! : 映画ニュース », sur 映画.com (consulté le )
Liens externes
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- Site officiel
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative à plusieurs domaines :