Antoine Agoudjian

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Antoine Agoudjian
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Antoine Agoudjian (né le à Saint-Maur-des-Fossés) est un photographe français d'origine arménienne.

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1988, à la suite du tremblement de terre en Arménie du 7 décembre 1988, il part pour deux années avec une ONG comme logisticien et interprète. Il commence ses premières images quand son travail d’aide humanitaire le lui permet. De retour en France, il publie son premier livre par les Éditions Parenthèses : Le Feu sous la Glace, préfacé par l’écrivain Alberto Moravia.

En 1991, il commence à photographier la misère et contacte les Restos du Cœur afin de compléter son travail. Il travaille parallèlement dans le laboratoire photographique professionnel Pictorial Service à Paris, où il devient un expert en développement des films et en tirage argentique noir & blanc. Il rencontre Robert Doisneau, qui l’aide à mettre en forme un nouveau livre édité par les Éditions Calmann-Levy : Portraits des Restos du cœur, préfacé par l’écrivain Frédéric Dard. Il entre à l’Agence Rapho sous l’impulsion de Robert Doisneau. En 1996, les Éditions Parenthèses lui commandent un regard sur Istanbul, ce qui aboutit à la publication d’un ouvrage : Istanbul Peut-Être, préfacé par l’écrivain Michéa Jacobi. Actes Sud publie en 1998 ses dix années de reportage sur le Caucase : Rêves Fragiles, préfacé par le journaliste Gérard Guéguan.

Il s'immerge complètement dans son projet sur la mémoire à partir de 1999 en débutant par la vieille ville de Jérusalem, puis poursuit par le Liban, la Syrie, la Turquie, l’Irak, l’Iran, la Géorgie, le Kharabagh et l’Arménie. Robert Delpire publie ses images dans sa prestigieuse collection Photo Poche en 2006, Les yeux brûlants, préfacé par le réalisateur canadien Atom Egoyan.

En 2011, il est le premier photographe depuis le génocide de 1915 à avoir exposé dans une importante galerie sur ce thème de la mémoire arménienne à Istanbul. Exposition très médiatisée, organisée et soutenue par le mécène Osman Kavala, arbitrairement incarcéré en 2017. Flammarion publie en 2015 à son département des beaux livres l'ouvrage Le Cri du Silence, préfacé par le comédien et dramaturge Simon Abkarian. Il expose pour le centenaire du génocide à Diyarbakir en Turquie, invité par la municipalité administrée par les maires kurdes, Gultan Kisanak et Firat Anli, tous deux incarcérés en 2015. Il est le lauréat du prix public des correspondants de guerre au festival de Bayeux en octobre 2017[1].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Feu sous la glace : Arménie 1989-1990 photographies (préf. Alberto Moravia), Parenthèses Editions, coll. « Photographies », , 123 p. (ISBN 978-2863640678)
  • Portraits des Restos du cœur (préf. Frédéric Dard), Calmann-Lévy, coll. « Portrait de la France », (ISBN 978-2702121542, lire en ligne)
  • Istanbul peut-être (préf. Michéa Jacobi), Éditions Parenthèses, coll. « Photographies », (ISBN 2-86364-096-8)
  • Rêves fragiles (préf. Gérard Guéguan), Actes Sud, coll. « Photographie », , 80 p. (ISBN 978-2742722112)
  • Les yeux brûlants : Mémoire des Arméniens (préf. Atom Egoyan), Actes Sud, coll. « Photo poche société », , 130 p. (ISBN 978-2742761333)
  • Le cri du silence : Traces d'une mémoire arménienne (préf. Simon Abkarian), Flammarion, coll. « Photographies », , 159 p. (ISBN 978-2081303300)

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Prix Bayeux-Calvados honore le courage des correspondants de guerre en Syrie et en Irak », Paris-Match,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]