Amour de poche

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Amour de poche
Titre original Amour de poche
Réalisation Pierre Kast
Scénario France Roche
d’après une nouvelle de Waldemar Kaempfert
Acteurs principaux
Sociétés de production Contact Organisation
Madeleine Films
Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film fantastique
Comédie
Durée 88 min
Sortie 1957

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Amour de poche est un film français réalisé par Pierre Kast, sorti en 1957.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un biologiste trouve un procédé pour réduire et conserver la matière par pétrification, ce qui lui permet de transformer la jeune fille qu’il aime en statuette de poche.

Résumé[modifier | modifier le code]

Professeur de biologie dans une université de province, Jérôme Nordmann (Jean Marais) poursuit, depuis trois ans dans son laboratoire, des études sur la conservation de la vie par « pétrification » c’est-à-dire en changeant en pierre les êtres vivants. Avec le N.734, un liquide de sa fabrication, il espère trouver le moyen d’arrêter et de reprendre la vie. Mais les fourmis qu’il arrose de N. 734 disparaissent sans laisser de traces.

En plus de son travail de chercheur, Nordmann donne des cours de chimie à l’Université. Une de ses étudiantes, la ravissante et avenante Simone Landry, dite Monette (Agnès Laurent), en est amoureuse. Pour se rapprocher de son chéri, elle s'impose comme assistante auprès de lui, se révélant aussi compétente que passionnée.

Mais Jérôme est aussi fiancé à la redoutable et ambitieuse Édith Guérin (Geneviève Page) qui souhaiterait le voir abandonner ses recherches gadgets pour monter à Paris et signer un contrat en qualité de conseiller du fabricant de Juva-Cola, une célèbre boisson gazeuse.

Jérôme est très réticent à cette proposition, d’autant plus qu’un jour, son chien, ayant lapé une dose du liquide N.734, renversée accidentellement, se trouve miniaturisé en statue de pierre. La joie jette Monette dans les bras de Jérôme et réciproquement. Mais à l’euphorie succède l'angoisse : comment ressusciter rats, lapins et autres animaux tous pétrifiés comme le chien ?

D’échec en échec, Monette fond en larmes et se frottant les yeux après avoir touché par hasard une solution où baignent les fourmis réduites et invisibles, voici que ces dernières réapparaissent à la vie et à la bonne taille : l'eau salée est donc la solution miracle!

Mais la jalouse Édith, se doutant que les relations entre Jérôme et son assistante ne sont pas que professionnelles, menace d’entrer de force dans le laboratoire afin de les surprendre en flagrant délit. Pour éviter le scandale, Monette avale une gorgée de N.734 et se trouve aussitôt miniaturisée en un amour de petite statuette toute nue que Jérôme peut glisser dans sa poche. Pour lui redonner sa taille normale rien de plus simple qu’un plongeon dans la toute proche Méditerranée !

Mais Édith, qui ne cesse de les poursuivre, finit par découvrir le secret et s'empare de la statuette, tout en ignorant le processus de la réanimation. La disparition de Monette inquiète ses amis et la police, avertie, inculpe Jérôme d’enlèvement voir d’assassinat.

Ayant tout intérêt à faire disculper son fiancé, Édith réussie à le faire libérer tout en lui imposant un véritable chantage : ou bien il accepte de la suivre aux États-Unis pour se marier et rencontrer les dirigeants de Juva-Cola ou bien s’il refuse, elle jettera la statuette à la mer. Soulagé à l’idée de retrouver sa dulcinée, Jérôme feint d’accepter le diktat et le jour du départ, il refuse de la suivre et la pousse à accomplir son geste fatal. Édith hésite et finalement par maladresse laisse tomber du haut de la passerelle du paquebot la statuette dans la mer. Monette revient instantanément à la vie. Jérôme plonge aussitôt pour la recueillir et les deux amants partent à la nage, libres et enlacés, pour accomplir leurs folles amours démoniaques.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Thème et contexte[modifier | modifier le code]

La figuration est largement constituée des copains de Pierre Kast dont quelques cinéastes « tendance » de l’époque comme Alexandre Astruc et Jean-Pierre Melville aux côtés du vétéran Christian-Jaque. En prime, un petit souffle jazzy et irrévérencieux grâce à l’avant-garde musicale estampillée Saint-Germain-des-Prés avec le compositeur Alain Goraguer à la partition et son complice de l’époque, le trublion Boris Vian qui fait une apparition caméo en gérant des "bains du bison" (allusion à son pseudonyme de Bison Ravi, anagramme de Boris Vian).

Point de vue d'un critique[modifier | modifier le code]

  • De l'article du site américain du film fantastique Fantastic Movie Musings and Ramblings : « C'est une vraie comédie. Le procédé est assez amusant et je l'ai apprécié tout à fait, bien que cela devienne un peu trop évident par moments. La réalisation me semble bonne et efficace d'après ce que j'ai pu juger de la version doublée. Somme toute, c'est assez inoffensif, mais le film a vraiment ses charmes. »[1]
  • Jean Tulard dans son Guide des films écrit : « Pierre Kast était un bon connaisseur de la littérature de science-fiction, un bon auteur lui-même, mais hélas pas un bon réalisateur dans ce domaine. Son film n’en est pas moins sympathique. »

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Avec ce film, Ghislain Cloquet accéda pour la première fois à la direction de la photo. Remarqué pour son travail par Jacques Becker, celui-ci lui confia la direction de la photo de son film Le Trou (1960).
  • Dans sa biographie de Jean Marais, Gilles Durieux écrit : «C’est par le biais de France Roche, une amie, que le comédien (Jean Marais) arriva sur le plateau de Pierre Kast qui, après moult années de journalisme puis d’assistanat, entreprenait la réalisation de son premier long métrage. La jeune reporter, qui deviendra une célèbre chroniqueuse de cinéma, était l’auteur d’une amusante fantaisie qui avait su séduire le futur auteur du Bel âge et de La Morte-saison des amours. Parallèlement au film que Jack Arnold tournait aux États-Unis à peu près au même moment – le célèbre L’Homme qui rétrécit - , Amour de poche développait, lui aussi, une histoire de nanisme obtenu grâce à un chimiste surdoué, en l’occurrence Jean Marais, alias le professeur Nordman. Mais il s’agissait-là moins d’effets spéciaux, argument premier du film d’Arnold, que d’un conte souriant cultivant le clin d’œil. En effet, le professeur exerçait surtout sa fabuleuse découverte pour cacher à sa fiancée une jeune assistante devenue sa maîtresse. Cette dernière, « pétrifiée » par son amant chimiste et réduite ainsi à la taille d’une Lilliputienne, pouvait facilement se réfugier dans l’une de ses poches et échapper aux investigations de celle qui prétendait toujours devenir la seule épouse du professeur. » - Source : Gilles Durieux (préf. Jean-Charles Tacchella), Jean Marais - biographie , Flammarion, 2005
  • Dans la revue des Cahiers du Cinéma, 2008 consacrée aux films de science-fiction, Michel Chion inscrit 2 films réalisés en 1957 : L'Homme qui rétrécit de Jack Arnold et Amour de poche de Kast
  • voir Chronologie du cinéma de science-fiction.
  • Dans le générique du film, il est indiqué : Film tourné à Franstudio - Laboratoire GTC Joinville et certaines scènes ont été tournées sur le paquebot "Foch" de la compagnie Fraissinet et Cyprien Fabre, ainsi qu'au Musée Lapidaire de Marseille

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Traduction d'un extrait de la critique no 2361 de Dave Sindelar parue le sur Scifilm.org.

Liens externes[modifier | modifier le code]