Ali Yahia Abdennour

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Ali Yahia Abdennour
Illustration.
Fonctions
Membre de l'Assemblée constituante

(2 ans)
Député à l'Assemblée nationale populaire

(moins d’un an)
Ministre des transports et des travaux publics

(1 an)
Gouvernement Gouvernement Boumédiène II
Ministre de l'agriculture et de la réforme agraire

(2 ans)
Gouvernement Gouvernement Boumédiène II
Prédécesseur Ahmed Mahsas
Successeur Mohamed Tayebi Larbi
Président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme

(16 ans)
Successeur Hocine Zehouane
Biographie
Nom de naissance Ali Yahia Abdennour
Date de naissance (99 ans)
Lieu de naissance Aït Yahia, Wilaya de Tizi Ouzou (Algérie)
Nationalité Algérien
Parti politique FLN
Profession Avocat, homme politique
Religion Islam
Résidence Alger

Ali Yahia Abdennour (arabe : علي يحيى عبد النور), né le à Aït Yahia, en Algérie, est un avocat, homme politique et militant des Droits de l'Homme algérien.

Enfance et éducation[modifier | modifier le code]

Ali Yahia Abdennour naît le dans le village Lemkherda, ancien hameau de Taqa dans la commune d'Aït Yahia, dans l'actuelle wilaya de Tizi Ouzou, en Algérie alors départements français. Il fait son primaire à Tizi Ouzou et finit ses études secondaires à Médéa.

Jeune carrière et Guerre d'Algérie[modifier | modifier le code]

Abdennour devient instituteur, affecté durant quatre années à Affreville, aujourd'hui Khemis-Miliana, ville natale du futur commandant de Wilaya IV Si M'hammed BOUGARA qu'il rencontra plus tard dans la clandestinité. En 1943, il est mobilisé par les Alliés qui ont repris l'Algérie au régime de Vichy. Il est décoré l’année suivante[réf. nécessaire].

En 1945, il adhère au Parti du peuple algérien-Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques à l'époque de l'Algérie française et il quitte le parti du PPA-MTLD lors de la crise berbériste en 1949.

Ali Yahia Abdennour rejoint le FLN en 1955. En 1956, il est arrêté puis assigné à résidence de 1957 à 1960. Libéré en 1961, Ali Yahia Abdennour devient secrétaire général de l'UGTA. Après l'indépendance, il est élu député de la Wilaya de Tizi Ouzou, il rejoint la rébellion de Hocine Aït Ahmed en 1963 et il se rallie après à la position de Ahmed Ben Bella[1].

Ministre, avocat, militant des droits humains[modifier | modifier le code]

Il a été ministre des Travaux publics et des Transports puis ministre de l'Agriculture et de la Réforme agraire durant une année dans le gouvernement de Houari Boumediène, entre 1965 et 1968[1].

Après des études en droit, il devient avocat. Il est arrêté en 1983 et libéré en 1984.

En 1985, deux groupes, celui d'Alger porté par Omar Ménouar et le groupe de Tizi Ouzou représenté par Ali Yahia, s'affrontent pour le contrôle de la Ligue des Droits de l'Homme d'Algérie, qui n'était pas encore officiellement créée. Ali Yahia Abdennour ne sera pas élu président, car il était perçu proche du mouvement berbériste. Ali Yahia crée une autre ligue aussitôt, mais il sera arrêté. Selon les autorités algériennes, il n'avait pas d'agrément[2].

Après la création de la LADH (Ligue algérienne des droits de l'homme) par le pouvoir algérien en 1987 et présidée par l'avocat Miloud Brahimi, Ali Yahia est président d'honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), dont il est l'un des membres fondateurs avec Saïd Saadi et Arezki Ait Larbi[réf. nécessaire][3].

Ali Yahia Abdennour s'est opposé à l'interruption du processus électoral de 1991 et a défendu certains des dirigeants du FIS[réf. souhaitée]. Il participe en 1994 à la conférence de Sant'Egidio à Rome[4]. En 2011, il prend part à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD)[5].

Le , il appelle, conjointement avec Ahmed Taleb Ibrahimi et Rachid Benyelles, à déclarer l'état d'incapacité du président Bouteflika, victime d'un AVC[6].

Le , il perd son fils aîné, le chirurgien Amokrane[7].

Hirak[modifier | modifier le code]

Le , dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il appelle, conjointement avec Ahmed Taleb Ibrahimi et Rachid Benyelles, à reporter l'élection présidentielle algérienne de 2019, et à lancer un dialogue entre l'armée et les représentants des manifestants pour mettre en place une transition[8] politique.

Le , Abdennour et plusieurs autres personnalités, dont l'ancien chef du gouvernement Ahmed Benbitour, l'ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi, l'ancien ministre de la Culture Abdelaziz Rahabi et l'ancien ministre de l'Éducation Ali Benmohamed, de même que l'avocat Abdelghani Badi, et les universitaires Nacer Djabi et Louisa Ait Hamadouche, appellent à « une nouvelle lecture de la réalité », avec des mesures d'apaisement, d'ouverture démocratique, au départ des dignitaires du régime, ainsi qu'à la tenue de la présidentielle après un dialogue[9].

Le 10 décembre, avec 18 autres personnalités, dont Ahmed Taleb Ibrahimi, l'opposant Mostefa Bouchachi, Ali Benmohamed, Abdelaziz Rahabi, Ahmed Benbitour, Abdelghani Badi, ainsi que Nacer Djabi et Louisa Ait Hamadouche, il appelle à ne pas empêcher ceux qui veulent voter de le faire[10].

Mandats[modifier | modifier le code]

  • Membre de l'Assemblée constituante (1962-1964)
  • Député (1964-1965)
  • Ministre des Travaux publics et des Transports (1965-1966)
  • Ministre de l'Agriculture et de la Réforme agraire (1966-1968)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, 1926-1954, Benjamin Stora, p. 166 livre en ligne
  2. Maghreb, Machrek, Numéros 139 à 142,p. 5livre en ligne
  3. Algérie: un système politique militarisé Par Madjid Benchikh, p. 47livre en ligne
  4. Le Maghreb en mutation: entre tradition et modernité, Bruno Callies de Salies, p. 57
  5. LADH
  6. «Trop, c’est trop !», sur El Watan (consulté le 21 mai 2019)
  7. « Ali Yahia Abdenour perd son fils Amokrane », sur Al HuffPost Maghreb (consulté le 30 mars 2019)
  8. « Algérie: 3 personnalités pressent l'armée de dialoguer avec la contestation », sur Le Figaro (consulté le 19 mai 2019)
  9. « Des personnalités appellent le pouvoir à faire "une nouvelle lecture de la réalité" et le harak "à plus de retenue" », sur Al HuffPost Maghreb (consulté le 15 octobre 2019)
  10. « Présidentielle: 19 personnalités appellent à ne pas empêcher les Algériens de voter » (consulté le 30 janvier 2020)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]