Ali Yahia Abdennour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Abdennour Ali Yahia est un avocat, homme politique et militant des Droits de l'Homme algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est né le 18 janvier 1921 en Algerie, dans le village Lemkherda, ancien hameau de Taqa dans la commune et tribu d'Aït Yahia, daïra de Ain El Hammam, wilaya de Tizi Ouzou en Algérie. Il fait son primaire à Tizi Ouzou et finit ses études secondaires à Médéa et il devient instituteur, affecté durant quatre années à Affreville, aujourd'hui Khemis-Miliana, ville natale du futur commandant de Wilaya IV Si M'hammed BOUGARA qu'il rencontra plus tard dans la clandestiné . En 1943, il est mobilisé par les alliés qui ont repris l'Algérie au régime de Vichy. Il est décoré l’année suivante[réf. nécessaire].

En 1945, Il adhère au Parti du peuple algérien-Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques à l'époque de l'Algérie française et il quitte le parti du PPA-MTLD lors de la crise berbère en 1949. Ali Yahia Abdennour rejoint le FLN en 1955 et il est un des membres fondateur de l'Union générale des travailleurs algériens(UGTA) . En 1956, il est arrêté et puis il est assigné à résidence de 1957 à 1960. Libéré en 1961, Ali Yahia Abdennour devient secrétaire général de l'UGTA. Après l'indépendance, il est élu député de la Wilaya de Tizi Ouzou, il rejoint la rébellion de Hocine Aït Ahmed en 1963 et il se rallie après à la position de Ahmed Ben Bella[1].

Il a été ministre des Travaux publics et des Transports puis ministre de l'Agriculture et de la Réforme agraire durant une année dans le gouvernement de Houari Boumediène, entre 1965 et 1968[1].

Après des études en droit, il devient avocat. Il est arrêté en 1983 et libéré en 1984.

En 1985, deux groupes, celui d'Alger porté par Omar Ménouar et le groupe de Tizi Ouzou représenté par Ali Yahia, s'affrontent pour le contrôle de la Ligue des Droits de l'Homme d'Algérie, qui n'était pas encore officiellement créé. Ali Yahia Abdennour ne sera pas élu président, car il était perçu proche du mouvement berbériste. Ali Yahia crée une autre ligue aussitôt, mais il sera arrêté. Selon les autorités algériennes, il n'avait pas d'agrément[2].

Après la création de la LLDH en 1989, Ali Yahia est président d'honneur de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (LADDH), dont il est l'un des membres fondateurs avec Saïd Saadi et Arezki Ait Larbi.[réf. nécessaire]. Au même moment une autre ligue des droits de l'homme voit aussi le jour sous la présidence de Miloud Brahimi[3].

Ali Yahia Abdennour s'est opposé à l'interruption du processus électoral de 1991 et a défendu certains des dirigeants du FIS. Il assiste en 1994 au colloque du Saint Egidio à Rome[4]. En 2011, il prend part à l'appel de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) [5].

Mandats[modifier | modifier le code]

  • Membre de l'Assemblée Constituante (1962-1964)
  • Député (1964-1965)
  • Ministre des Travaux publics et des Transports (1965-1966)
  • Ministre de l'Agriculture et de la Réforme agraire (1966-1968)


Référence[modifier | modifier le code]

  1. a et b Dictionnaire Biographique de Militants Nationalistes Algeriens, Benjamin Stora, p. 166 livre en ligne
  2. Maghreb, Machrek, Numéros 139 à 142,p. 5livre en ligne
  3. Algérie: un système politique militarisé Par Madjid Benchikh, p. 47livre en ligne
  4. Le Maghreb en mutation: entre tradition et modernité, Bruno Callies de Salies, p. 57
  5. LADH

Liens externes[modifier | modifier le code]