Aaron Swartz

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Aaron Swartz
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Aaron Swartz lors d’un évènement Creative Commons en 2008.

Nom de naissance Aaron H. Swartz
Naissance
Chicago, Illinois
Décès (à 26 ans)
Crown Heights, Brooklyn, New York, État de New York
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Profession
Activité principale
Autres activités

Aaron Hillel Swartz (né le à Chicago, mort le à New York[1]) était un informaticien, écrivain, meneur politique et hacktiviste américain.

Fervent partisan de la liberté numérique, il consacra sa vie à la défense de la « culture libre », convaincu que l'accès à la connaissance étant un moyen d'émancipation et de justice.

Aaron Swartz a eu un rôle décisif durant la période d'essor de l'Internet au début des années 90, tant sur le plan technique notamment en développant le format de flux RSS[2], l'organisation Creative Commons[3] que sur le plan de la gouvernance juridique et politique en manifestant contre le projet de la loi SOPA (Stop Online Priracy Act).

Écrivain prolifique sous différentes formes (blogs, pamphlets politiques, textes de conférences), l'ouvrage Celui qui pourrait changer le monde (parution en français en 2017) rassemble ses principaux textes qui reflètent son engagement intellectuel sur des enjeux sociétaux dont le droit d'auteur, la liberté d'accès des connaissances et des savoirs dont les publications scientifiques ou la transparence en politique.

Il a étendu ses réflexions dans le domaine de la sociologie, l'éducation civique et politique[4],[5].

Il se suicide le à l'âge de 26 ans[1] dans son appartement. Son procès fédéral en lien avec des accusations de fraude électronique devait débuter le mois suivant.

Biographie[modifier | modifier le code]

Aaron Swartz en 2002 aux côtés de Lawrence Lessig à l'occasion du lancement de Creative Commons.

Famille[modifier | modifier le code]

Aaron Swartz naît le à Chicago dans une famille d'origine juive. Il est l’aîné de trois frères et grandit à Highland Park, Illinois, banlieue de Chicago. Sa mère Susan est femme au foyer et son père Robert Swartz, était le fondateur d'une entreprise éditant des logiciels.  

Son grand-père, William Swartz, présidait une entreprise d’enseignes et s'était engagé dans Pugwashi organisme prônant le désarmement qui remporta le prix Nobel de la Paix en 1995[6],[7].

Concernant, son éducation, Robert Swartz raconte «L’idée d’essayer de faire le bien et de rendre le monde meilleur imprégnait notre manière d’envisager les choses»,(...) «L’idée de ne pas nous intéresser aux objets, à l’argent, aux acquisitions était notre façon de voir le monde.»[8]

Informaticien et entrepreneur précoce[modifier | modifier le code]

Très tôt, Swartz s'intéresse à l'informatique, à Internet avec une sensibilité aux projets "open-source" et collaboratifs.

Il multiplie de nombreux projets en tant que programmeur informatique :

À 12 ans, il crée the Info Network, une encyclopédie éditée par les internautes, qui repose sur un principe de collaboration ouvert aux internautes comme Wikipédia [9].

À 13 ans, il reçoit l’ArsDigitaPrize, qui récompense les jeunes gens ayant créé des sites non commerciaux « utiles, éducatifs et collaboratifs »[10]. Le titre lui donne droit à un voyage au MIT, où il rencontre des personnalités importantes du web. Il participe, à l'âge de 14 ans, à l'élaboration de la spécification 1.0 du format RSS.

À l'âge de 16 ans, il entre à l'université Stanford, une des plus prestigieuses du monde[2].

En 2002, il lance le Google Weblog, le premier blog non officiel sur Google (www.google.blogspace.com)[11]. La même année, alors qu'il n'a que 15 ans, il collabore avec Lawrence Lessig au lancement de Creative Commons.

En 2004, il quitte Highland Park et entre à l'université de Standford, un an plus tard, il se voit offrir un poste au sein de l'incubateur d'entreprise Y Combinator dirigé par Paul Graham[12].

En 2005, il rejoint Alexis Ohanian et Steve Huffman (en), les fondateurs de Reddit, site d'actualités qu'eux deux lancent ensemble [réf. souhaitée] Dans le cadre de cette activité, il développe le cadriciel de site Web web.py[13] Lorsque Reddit est acheté par Condé Nast, une incompatibilité de principes ou de visions le force à vendre ses parts et à quitter son poste[11].

En 2007, il crée le site Jottit[14], un site permettant de créer une page Web le plus simplement possible (entrer un titre, un texte, et cliquer sur publier)[15]. Il devient par la suite membre du W3C et du RDF Core Working Group et élabore, avec John Gruber, le langage Markdown.

En 2008[16], il travaille avec Virgil Griffith sur Tor2web (en), un proxy Http pour des services cachés Tor.

Il a participé à la création de l'Open Library à la suite de la demande de Brewster Kahle fondateur de l'Internet Archive[17].

Activités idéologiques et militantes[modifier | modifier le code]

Influences[modifier | modifier le code]

À l'âge de 13 ans, sa rencontre avec le juriste Lawrence Lessig militant du libre, lors d'une conférence TED fût le point de départ d'une longue collaboration dont principalement la création de la licence Creative Commons[18]. Malgré son jeune âge et bien qu'il n'ait pas les diplômes requis, il le nomme chercheur dans le centre de recherche le "Safra Center for Ethics"[19] axé sur la corruption institutionnelle de l'université Harvard [20],[21]. Au début de leur relation, le juriste était comme un professeur pour Aaron, « mais à la fin, c’était lui mon mentor et moi son élève... ». Lawrence Lessig le présente de la manière suivante[22] : « Aaron a appris plus de choses que la plupart d'entre nous n'en apprendrons jamais. Et il a élaboré plus de choses que la plupart d'entre nous n'en élaborerons jamais. [...] Peu d'entre nous aurons jamais une influence ne serait-ce que vaguement comparable à celle qu'a eue ce garçon ».

Lawrence Lessig le décrit comme une personnalité désintéressée dans son engagement militant[23].

Aaron Swartz était particulièrement admiratif de Tim Berners-Lee, l'un des principaux créateurs du World Wide Web, du fait de son initiative de laisser sa création libre et gratuite pour qu'elle puisse bénéficier à un large public[24].

Mouvement Demand Progress[modifier | modifier le code]

En 2009, Il fonde le mouvement Demand Progress avec David Segal. Le collectif s'implique dans plusieurs campagnes : refus de la mise hors-la-loi de Wikileaks, soutien de l'action des lanceurs d'alerte, demande d'abrogation du Patriot Act, appel à réduire les nouvelles et vastes prérogatives de l'exécutif américain sur Internet, opposition à la censure sur Facebook et contre le projet de loi SOPA[25]. Dans le documentaire The Internet's Own Boy, il déclare : « Les libertés garanties par notre Constitution, sur lesquelles s'est construit notre pays seraient soudainement supprimées. Au lieu de nous rendre plus libre, la technologie nous priverait de droits fondamentaux qu'on a toujours tenus pour acquis. » La plateforme, mise en place par Aaron, permet à des millions de gens de contacter le Congrès et de signer des pétitions. La mobilisation aboutit et le projet de loi est retiré en janvier 2012[12].

En 2010, il y rencontre la militante Taren Stinebrickner-Kauffman, qui sera sa compagne jusqu'à son décès en 2013.

Contributeur Wikipédia[modifier | modifier le code]

Aaron Swartz était un wikipédien actif[26]. En 2006, il s'est présenté à l'élection du conseil d'administration de la Wikimedia Foundation et a publié sur son blog un texte intitulé « Qui écrit Wikipédia ? »[27], dont la conclusion résumait en quelque sorte sa profession de foi. Réfutant rigoureusement l'analyse de Jimmy Wales selon laquelle l'essentiel de l'encyclopédie est écrite par une minorité d'experts très productifs, les « insiders », tandis que la majorité des autres intervenants n'effectuent que des modifications mineures et ponctuelles, Aaron Swartz plaidait pour un élargissement de la base de ces « outsiders » minoritaires. Encourager et faciliter le travail des contributeurs ponctuels devraient même, selon lui, constituer un objectif pour les « insiders », afin de garantir que l'encyclopédie en ligne reste à la fois experte, de qualité.

Durant son jeune âge, il expérimente ce principe de libre d’accès des contenus encyclopédiques en utilisant les collections numériques de la Library of Congress, la bibliothèque du Congrès américain. Utilisant une partie de ses économies pour acquérir les droits des collections numériques, il organise la publication sur le Web des archives des millions de documents sur l’histoire et la culture américaine pour les rendre disponibles en ligne, gratuitement[28].

Affaire JSTOR[modifier | modifier le code]

A. Swartz participant à une manifestation contre le SOPA, en 2012.

Le , il est accusé d'avoir téléchargé 4,8 millions d'articles scientifiques disponibles sur le site de JSTOR[29],[30] (soit la quasi-totalité du catalogue). L'organisation JSTOR n'a pas pris l'initiative d'une telle démarche judiciaire, c'est le procureur des États-Unis Carmen Ortiz (en)[31] qui a engagé des poursuites contre Aaron Swartz dans le but de le faire arrêter[32].

D'après la plainte[33], c'est entre le 24 septembre 2010 et le 6 janvier 2011 que Swartz utilise plusieurs méthodes pour récupérer les documents. Il entre notamment dans la salle de câblage informatique du MIT. La quantité de téléchargements aurait fait s'effondrer plusieurs serveurs de JSTOR, conduisant à un blocage de l'accès des utilisateurs du MIT au réseau.

Alex Stamos, témoin expert engagé aux côtés d'Aaron Swartz dans l'affaire, révèle sur son blog[34] les circonstances et les modalités de l'action du jeune homme :

  • Le réseau du MIT offrait aux étudiants (au moment des faits) une adresse IP routable via un [Quoi ?] DHCP non identifié, sans contrôle des abus. Chacun pouvait donc s'identifier sur le réseau et se voir confier une adresse IP, ce qui est très rare pour un réseau de campus.
  • Cette organisation était le résultat d'une politique explicite de l'établissement, ce que le directeur de la sécurité des réseaux de l'université a admis face aux représentants de Swartz au cours du procès en décembre. L'université avait choisi de ne pas protéger le réseau d'abus éventuels, comme le téléchargement d'un grand nombre de fichiers simultanément.
  • Toujours au moment des faits, JSTOR autorisait un nombre illimité de téléchargements par les membres du réseau du MIT. Le site n'avait mis en place aucun outil pour empêcher les téléchargements abusifs (comme la mise en place de CAPTCHA, l'enregistrement pour le téléchargement de plusieurs fichiers, ou encore un avertissement pour l'utilisateur). Techniquement, Swartz n'a donc pas « hacké » le site JSTOR : il a seulement mis en place un script Python qui listait les adresses des articles de revues, puis en envoyait la requête au serveur.
  • Swartz n'a rien fait pour dissimuler son identité, n'a usé d'aucun système de chiffrement et n'a même pas effacé son historique de navigation. Il a cependant changé son adresse MAC et fourni une fausse adresse mail (via Mailinator), se déclarant comme « Gary Host » (abrégé en « Ghost » - « fantôme » en anglais).

Après la révélation de ses agissements, Aaron Swartz retourne les disques durs contenant les articles, en promettant de ne pas les diffuser. JSTOR décide alors de ne pas entamer de poursuites judiciaires, le bureau du procureur maintient cependant ses poursuites[35]. Le MIT, traditionnel soutien de l'internet libre, choisit de ne pas soutenir Swartz[36].

Décès[modifier | modifier le code]

Le 11 janvier 2013[37],[38], Aaron Swartz s’est pendu[1] dans son appartement de Brooklyn. Son procès fédéral en lien avec ces accusations de fraude électronique devait débuter le mois suivant. En cas de condamnation, il encourait une peine d'emprisonnement pouvant atteindre 35 ans[39] et une amende s'élevant jusqu'à 1 million de dollars[39].

Le lendemain, le MIT annonce l'ouverture d'une enquête interne pour déterminer le rôle joué par l'institution dans le suicide du jeune homme « depuis le moment où des activités inhabituelles ont été détectées sur le réseau à l'automne 2010 jusqu'à aujourd'hui ». Elle sera menée par Hal Abelson, fondateur des Creative Commons et également directeur au sein de l'université[40].

Le même jour, la famille et les proches de Swartz mettent en place un site web à sa mémoire, sur lequel ils déclarent notamment[41] :

Aaron’s death is not simply a personal tragedy. It is the product of a criminal justice system rife with intimidation and prosecutorial overreach. Decisions made by officials in the Massachusetts U.S. Attorney’s office and at MIT contributed to his death. The US Attorney’s office pursued an exceptionally harsh array of charges, carrying potentially over 30 years in prison, to punish an alleged crime that had no victims. Meanwhile, unlike JSTOR, MIT refused to stand up for Aaron and its own community’s most cherished principles.

« La mort d'Aaron n'est pas seulement une tragédie personnelle. C'est le résultat d'un système judiciaire criminel où l'intimidation et les poursuites excessives abondent. Les décisions prises par le bureau du procureur du Massachusetts et le MIT ont contribué à sa mort. Le procureur des États-Unis l'a poursuivi sous un ensemble de chefs d'accusation particulièrement sévères, le menaçant de plus de 30 ans de prison, pour punir un crime allégué, sans victime. De plus, contrairement au JSTOR, le MIT a refusé de défendre Aaron, et ce faisant les principes les plus chers de sa propre communauté. »

— Traduction libre.

Plusieurs initiatives voient le jour à la suite de son décès : sur Twitter, plusieurs chercheurs publient notamment leurs travaux en accès libre en forme d'hommage à son engagement[42], et une archive contenant une grande part des documents issus de JSTOR est mise en ligne sur the Pirate Bay, ce qui peut être vu comme une manifestation de l'effet Streisand. Une pétition est également mise en place sur le site de la Maison-Blanche pour réclamer la démission de la procureur à l'initiative de l'affaire[43], signée par plus de 10 000 personnes au lendemain du décès. Le site du MIT subit un défacement de quelques heures affichant un message de soutien d'Anonymous, qui dénonce les pressions du gouvernement américain et appelle à une réforme du système du copyright et de la propriété intellectuelle[44]. Le 19 janvier 2013, WikiLeaks indique qu'Aaron Swartz faisait partie de ses sources, sans toutefois pouvoir le prouver[45].

En février 2013, l'hacktiviste Jeremy Hammond, emprisonné pour avoir hacké l'entreprise Stratfor et transmis les informations à WikiLeaks, écrit une lettre ouverte dans laquelle il condamne le gouvernement américain pour sa responsabilité dans la mort d'Aaron Swartz[46],[47].

Le 26 juillet 2013, Hal Abelson remet au président du MIT le rapport de l'enquête interne initiée après le suicide de Swartz. Celui-ci conclut que le MIT a eu une attitude neutre pendant la période qui a suivi l'arrestation de Swartz, ne cherchant ni à ce qu'une procédure criminelle soit lancée contre lui ni à le défendre. Les rapporteurs notent que, par sa position de neutralité dans cette affaire, le MIT n'a sans doute pas été à la hauteur de son rôle de leader dans la technologie de l'information[48].

Publications[modifier | modifier le code]

Hommage et distinction[modifier | modifier le code]

En août 2013, Aaron Swartz est admis, à titre posthume, au temple de la renommée d'Internet, dans la catégorie des innovateurs.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Associated Press, « Aaron Swartz, un des créateurs du RSS, s'est suicidé », La Presse, .
  2. a et b Damien Leloup, « Aaron Swartz, itinéraire d'un enfant du Net », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  3. Lawrence Lessig, « Remembering Aaron Swartz », Creative Commons,  : « Aaron was one of the early architects of Creative Commons. As a teenager, he helped design the code layer to our licenses... »
  4. Aaron Swartz, « Sociology or Anthropology », Raw Thought (consulté le 16 janvier 2013)
  5. Aaron Swartz, « Simplistic Sociological Functionalism », Raw Thought, (consulté le 16 janvier 2013)
  6. « Aaron Swartz, les mystères d'un idéaliste », sur http://www.slate.fr, (consulté le 25 mai 2017)
  7. « William Swartz, Peace Agency Founder », sur chicagotribune.com, (consulté le 25 mai 2017)
  8. « Aaron Swartz, les mystères d'un idéaliste », sur slate.fr, (consulté le 25 mai 2017)
  9. [1]
  10. (en) « ArsDigita Prize », sur l’Internet Archive.
  11. a et b (en) « A chat with Aaron Swartz », Blogoscoped, 7 mai 2007.
  12. a et b The Internet's Own Boy, documentaire de Brian Knappenberger sorti en 2014, http://www.takepart.com/internets-own-boy
  13. Rick Grehan, « Pillars of Python: Web.py Web framework », sur InfoWorld,  : « Web.py, the brainchild of Aaron Swartz, who developed it while working at Reddit.com, describes itself as a ‘minimalist’s framework.’ »
  14. (en) « Aaron Swartz's Jottit has been officially released », News Ycombinator.
  15. (en) [vidéo] « Aaron Swartz - Jottit - HyveUp » sur YouTube, court interview vidéo.
  16. « In Defense of Anonymity (Aaron Swartz's Raw Thought) », sur www.aaronsw.com (consulté le 5 juin 2015)
  17. « Aaron Swartz: howtoget », sur aaronsw.jottit.com (consulté le 5 juin 2015)
  18. « Lawrence Lessig (1/2) : “Dans le Net, où l'argent est roi, l'attitude désintéressée d'Aaron Swartz tranchait” », sur http://www.telerama.fr, (consulté le 23 mai 2017) : « J’avais remarqué Aaron lors d’une conférence TED que je donnais. Il avait 13 ans, était assis au premier rang, accompagné par ses parents qui ne le laissaient pas encore voyager seul… »
  19. « Lawrence Lessig (1/2) : “Dans le Net, où l'argent est roi, l'attitude désintéressée d'Aaron Swartz tranchait” », sur http://www.telerama.fr/,  : « Si ça a si bien fonctionné entre nous, c'est que je l'ai tout de suite placé sur un plan d'égalité. J'ai tout fait pour effacer la différence d'âge, je l'ai aidé à sauter les étapes, par exemple en le nommant chercheur dans le centre que je dirigeais, le Safra Center for Ethics, alors qu'il n'avait évidemment pas les diplômes requis, lui qui était si jeune… »
  20. Bianca Seidman, « Internet activist charged with hacking into MIT network », Public Broadcasting Service, Arlington, Virginie, USA,  : « [Swartz] was in the middle of a fellowship at Harvard's Edmond J. Safra Center for Ethics, in its Lab on Institutional Corruption »
  21. « Lab Fellows 2010-2011: Aaron Swartz », Edmond J. Safra Center for Ethics, Harvard University,  : « During the fellowship year, he will conduct experimental and ethnographic studies of the political system to prepare a monograph on the mechanisms of political corruption. »
  22. « Aaron Swartz, « celui qui pourrait changer le monde » », sur https://usbeketrica.com (consulté le 22 mai 2017)
  23. « Lawrence Lessig (1/2) : “Dans le Net, où l'argent est roi, l'attitude désintéressée d'Aaron Swartz tranchait” », sur http://www.telerama.fr/monde/lawrence-lessig-dans-le-net-ou-l-argent-est-roi-l-attitude-desinteressee-d-aaron-swartz-tranchait,157302.php,  : « L’objectif d’Aaron était on ne peut plus généreux, et évidemment, il n’a jamais été question pour lui de gagner quoi que ce soit à travers ces actions… »
  24. « Aaron Swartz, itinéraire d'un enfant du Net », sur lemonde.fr, (consulté le 22 mai 2017) : « Son idole est Tim Berners-Lee, l'un des principaux créateurs du World Wide Web, qui a choisi de laisser sa création libre et gratuite pour qu'elle puisse bénéficier à tous. »
  25. « Le militant pro-Internet Aaron Swartz s’est suicidé », sur http://www.numerama.com, (consulté le 24 mai 2017)
  26. Son compte totalisait 5 000 contributions à la date de son décès, selon (it) NonnaWiki, « Wikipédia expliqué à ma grand-mère », 14 janvier 2013. [2].
  27. (en) « Who Writes Wikipedia », sur www.aaronsw.com, (consulté le 5 août 2014)
  28. « Aaron Swartz : sur les traces d’une étoile filante du Net », sur telerama.fr/, (consulté le 23 mai 2017) : « Un peu plus tard, il utilise une partie de ses économies pour acquérir les droits des collections numériques de la Library of Congress, la bibliothèque du Congrès américain, puis organise la publication sur le Web de ces superbes archives. Grâce à lui, des millions de documents sur l’histoire et la culture américaine sont désormais disponibles en ligne, gratuitement. »
  29. (en) John Schwartz, « Open-Access Advocate Is Arrested for Huge Download », New York Times, 19 juillet 2011.
  30. Damien Leloup, « Aaron Swartz, itinéraire d'un enfant du Net », (consulté le 30 juin 2014).
  31. (en) United States attorney Carmen M. Ortiz District of Massachusetts - http://www.justice.gov
  32. (en) « JSTOR Statement: Misuse Incident and Criminal Case », JSTOR, 19 juillet 2011.
  33. (en) « Alleged Hacker Charged with Stealing over Four Million Documents from MIT Network », sur justice.gov, (consulté le 5 juin 2015)
  34. (en) The Truth about Aaron Swartz’s “Crime” - Unhandled
  35. Guillaume Champeau, « Suicidé, Aaron Swartz devient martyr de la libre diffusion du savoir », Numerama, (consulté le 14 janvier 2012)
  36. (en) Marcella Bombardieri, « Aaron Swartz and MIT: The inside story - The Boston Globe », BostonGlobe.com,‎ (lire en ligne)
  37. Anthony Nelzin, « Aaron Swartz (RSS, Markdown, Reddit) est mort », MacGeneration (http://www.macg.co), 12 janvier 2013.
  38. (en) « Aaron Swartz commits suicide », The Tech, 12 janvier 2013.
  39. a et b (en) « Aaron Swartz’s suicide: Was he being unfairly targeted? », Firsport, 13 janvier 2013.
  40. (en) MIT announces internal investigation into its role in Aaron Swartz's prosecution - The Verge
  41. (en) Official statement from family and partner of Aaron Swartz - Remember Aaron Swartz
  42. (en) Academics share copyrighted journal articles on Twitter to honor Aaron Swartz - The Verge
  43. (en) Remove United States District Attorney Carmen Ortiz from office for overreach in the case of Aaron Swartz - White House
  44. (en) Anonymous replaces MIT websites with Aaron Swartz memorial, calls for copyright reform - The Verge
  45. Le Monde, « WikiLeaks dit "croire" qu'Aaron Swartz était l'une de ses sources », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  46. Jeremy Hammond - Criminalisation de la Dissidence Numérique. Jeremy Hammond, mars 2013.
  47. Criminalisation de la dissidence numérique, Rezoanonymous
  48. Report to the President - MIT and the Prosecution of Aaron Swartz. Consulté le 30 juillet 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]