2,5-Diméthoxy-4-méthylamphétamine

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DOM
Image illustrative de l’article 2,5-Diméthoxy-4-méthylamphétamine
Structure du DOM
Identification
Nom UICPA 2,5-diméthoxy-4-méthylamphétamine

ou
1-(2,5-diméthoxy-4-méthylphényl)-2-aminopropane

No CAS 15588-95-1, 26011-50-7 (RS)
43061-13-8 (R)
43061-14-9 (S)

15589-00-1 (HCl)

Apparence poudre blanche
Propriétés chimiques
Formule brute C12H19NO2  [Isomères]
Masse molaire[1] 209,2848 ± 0,0117 g/mol
C 68,87 %, H 9,15 %, N 6,69 %, O 15,29 %,
Propriétés physiques
fusion 61 °C
Caractère psychotrope
Catégorie Hallucinogène psychédélique
Mode de consommation

Ingestion


Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La 2,5-diméthoxy-4-méthylamphétamine ou DOM (2,5-DiméthOxy-4-Méthylamphétamine) ou STP pour Sérénité-Tranquillité-Paix est une drogue hallucinogène psychédélique de la classe des phényléthylamines, parfois utilisée comme enthéogène.

Historique[modifier | modifier le code]

Le DOM est synthétisé pour la première fois en 1963 par Alexander Shulgin. En 1967, Nick Sand, icône américaine de la communauté psychédélique et qui s'est rendue compte du potentiel commercial du DOM, construit un laboratoire industriel à San Francisco et vend des doses aux motards des Hells Angels[2].

Durant l'été 1967 du Summer of Love, des Hells Angels distribuent gratuitement dans les rues de San Francisco des tablettes de STP initialement dosées à 20 mg. Les consommateurs, habitués aux drogues à action rapide pensaient qu'il s'agissait de faibles doses de LSD, ce qui conduisit à des surdosages sérieux. De nombreuses hospitalisations feront suite à cette distribution[3].

Le DOM est inscrit au Tableau I de la convention sur les substances psychotropes de 1971.

Chimie[modifier | modifier le code]

Le DOM a un atome de carbone chiral et possèdent donc deux énantiomères. Le (R)-DOM est la forme la plus active.

Effets[modifier | modifier le code]

Dans son livre PIHKAL (Phényléthylamines que j'ai connues et aimées), Shulgin indique un dosage psychédélique de 3 à 10 mg. L'absorption se fait par voie orale.

À faibles doses (1 à 2 mg), il est légèrement euphorisant et psychostimulant. À doses plus élevées (plus de 5 mg), il induit un état hallucinatoire (illusions, hallucinations, distorsion)[3].

Les effets durent de 8 à 24 heures pour une dose de 5 mg[3].

Outre les effets psychédéliques, les effets physiques peuvent être crispation de la mâchoire, nausées, vomissements, hyperthermie, hypertension artérielle[3].

Les études cliniques ont mis en évidence l'apparition d'une accoutumance en trois jours[3].

Comme tout produit psychédélique, son usage peut générer des bad trips.

Références dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Il est fait référence au STP dans la chanson Ad Orgasmum Æternum de Hubert-Félix Thiéfaine.

Dans Hashish, une chanson de Hair (comédie musicale), une liste de drogues est donnée, dont le STP.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. Hamilton Morris, « La dernière interview d’Alexander Shulgin », sur vice.com, .
  3. a b c d et e (en) Michel Hautefeuille et Dan Véléa, Les drogues de synthèse, Presses Universitaires de France, coll. « Que sais-je ? » (no 3625), , 127 p. (ISBN 978-2-130-52059-7, OCLC 300468465)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]