Éric de Bisschop

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Éric de Bisschop, né le [1] à Aire-sur-la-Lys (Pas-de-Calais), mort le 30 août 1958 sur l'atoll de Rakahanga dans les Îles Cook, est un navigateur célèbre dans les années 1930 et 1950 du fait de ses voyages transocéaniques, notamment ceux de la double pirogue Kaimiloa (1937-38) et des radeaux Tahiti-Nui (1956-1958).

Il a passé la plus grande partie de sa vie adulte dans l'océan Pacifique, notamment à Honolulu (1935-37 et 1941-47) et en Polynésie française (1947-1956). Il n'a pas été seulement un aventurier des mers, mais a mené des travaux de recherche sur cet océan ainsi que sur l'histoire et les caractéristiques ethniques de ses populations, surtout celles de Polynésie, qui en font un scientifique quelque peu oublié.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avec Joshua Slocum et Alain Gerbault, Éric de Bisschop fait partie du groupe des premiers navigateurs sur petit voilier du XXe siècle. Ses premières navigations remontent en effet aux années 1930.

Les débuts d'Éric de Bisschop[modifier | modifier le code]

Son enfance et sa jeunesse sont peu documentées.

Il naît dans une famille aisée, peut-être noble (à Honolulu dans les années 1941-42, les journaux américains lui attribuent le titre de baron, mais lui-même n'en fait pas état). Les notices biographiques (cf. Bibliographie) affirment qu'il a eu pour parrain Philippe Pétain, mais quoique effectivement proche[2] de celui-ci dans les années 1939-1942, il ne fait pas non plus état de ce lien précis. Il évoque ses études secondaires chez les Jésuites, mais ne parle pas d'études supérieures.

Dans Kaimiloa, Éric de Bisschop indique qu'il a passé le cap Horn comme mousse sur le quatre-mâts Dunkerque, sans préciser la date (probablement entre 1905 et 1910) ni la durée de cet engagement[3] ; il aurait ensuite suivi les cours d'une école d'hydrographie[4], aurait été breveté lieutenant puis capitaine au long cours (donc dans la marine marchande)[5]. Mobilisé, il commande au début de 1915 un patrouilleur dans le pas de Calais[6] puis aurait participé à l'opération des Dardanelles ; il suit une formation de pilote d'avion [7] et subit un grave accident aérien au large de Toulon (1917) au cours d'un vol en hydravion où il était simplement observateur[8]. Il reste hospitalisé pendant très longtemps (probablement jusqu'à la fin de la guerre).

Il se marie peu après la guerre, aura une fille en 1923 ; sur le plan professionnel, il crée une entreprise de charpente, puis se lance dans le négoce du bois entre la France et l'Afrique occidentale. En 1927, il quitte la France et part pour la Chine. Les années 1927-1930 ne sont pas très bien connues. Il aurait été conseiller militaire de l'armée chinoise[9], mais semble surtout avoir travaillé dans la marine marchande[10], en particulier en 1931, lorsqu'il rencontre Joseph Tatibouet à Hankou.

La période des Fou Po[modifier | modifier le code]

Au début de Kaimiloa, il retrace de façon un peu plus détaillée sa vie de 1931 à 1935 : c'est la période des Fou Po I et II[11]. Après sa rencontre avec Tati[12], il construit une première jonque, avec laquelle il remonte le Yangzi Jiang de Shanghai à Hankou ; lui et Tati prennent la mer en novembre 1932, avec trois hommes d'équipage, mais, arrivé en mer de Chine, le bateau subit un ouragan et est détruit sur la côte de Formose (Taïwan). Ils reconstruisent très rapidement un Fou Po II, plus petit, sur lequel ils naviguent à deux de février 1933 à octobre 1935, dans le sud-ouest du Pacifique et dans l'est de l'océan Indien, étudiant les courants marins et corrigeant les coordonnées de certains îlots et récifs ; de juillet 1934 à février 1935, ils séjournent sept mois chez les indigènes de la côte sud de Nouvelle-Guinée, dans le Prurari Delta. En juillet 1935, ils font escale à Jaluit, dans les îles Marshall, contrôlées par le Japon au titre d'un mandat de la SDN. Le gouverneur de Jaluit les accuse d'espionnage ; ils sont mis sous un régime de résidence surveillée et Éric de Bisschop est soumis pendant quinze jours à un interrogatoire quotidien, jusqu'au début août. Les charges sont finalement levées à grand peine, grâce à un officier de marine japonais chargé de la fonction d'interprète ; ils quittent Jaluit sans attendre et prennent la direction des îles Hawaï. Au bout d'un mois, ils découvrent que leurs vivres de réserves sont totalement avariés, suite à une perquisition japonaise effectuée à leur insu. C'est seulement le 25 octobre 1935 qu'ils parviennent, quasi morts de faim, à Kalaupapa, dans l'île de Molokai, où ils sont recueillis dans l'hôpital de la léproserie. Mais, le 27 octobre, une tempête anéantit le Fou Po II et la totalité des travaux réalisés pendant les trois années précédentes.

Le Kaimiloa[modifier | modifier le code]

Immédiatement après cette épreuve, Éric de Bisschop décide de construire un nouveau bateau, non plus une jonque, mais une double pirogue[13] polynésienne de haute mer, un type de bateau qui n'est plus utilisé depuis plusieurs siècles. Hébergé à Honolulu, il effectue des recherches qui ne donnent pas grand chose.

Il commence tout de même sur ses propres plans la construction du Kaimiloa (terme hawaien signifiant Au-delà des horizons lointains)[14], dont tout le monde dit qu'il ne flottera pas ; c'est un assemblage de deux coques reliées par une plateforme centrale. Les matériaux utilisés sont simples : bois et bambou, sauf le métal des chaînes et ressorts solidarisent les trois éléments du bateau. Pour les voiles, il reprend le modèle de la voilure chinoise. Le Kaimiloa subit un premier essai en octobre 1936, un second, plus long, en novembre ; c'est au cours de celui-ci qu'est prise la décision de rentrer directement en France par le cap de Bonne Espérance au lieu de poursuivre la navigation dans le Pacifique.

Ils quittent Honolulu le 7 mars 1937 et arrivent à Cannes le 23 mai 1938, après des escales à Futuna (14-25 avril), Murray Island (23-24 mai), Coconut Island (26-28 mai), Bali (15-17 juin), Surabaya dans l’île de Java (18-19 juin), Le Cap (28 août-12 septembre) et Tanger (3 janvier-8 mai) et de nombreux incidents et avaries en mer (tempêtes, voies d'eau, gréement endommagé etc.). Les principaux moments difficiles ont été : le passage de la grande barrière de corail puis du détroit de Torres au nord de l'Australie, avec trois zones de récifs à franchir (sans carte) ; l'arrivée au Cap, avec une tempête exceptionnellement forte qui brise un des gouvernails ; la fin du parcours dans l'Atlantique où à trois reprises (Madère, Açores, Lisbonne), du 20 au 30 décembre, ils sont empêchés d'accoster par le mauvais temps, réussissant à grand peine à atteindre Tanger.

Au total, c'est un voyage de plus d'une année ; ils auront passé 250 jours en mer. C'est un véritable exploit dans la mesure où le navire n'est équipé d'aucun des instruments de navigation moderne existant pourtant déjà à l'époque. Nombre d'escales durant cette longue circumnavigation seront utilisées pour réparer le navire des conséquences des tempêtes et divers « coups de tabac ».

Au cours de l'année 1939, les éditions Plon publient Au-delà des horizons lointains, diptyque composé du Kaimiloa d'Éric de Bisschop et des Confessions de Tatibouet de François de Pierrefeu[15], un ami qu'Éric de Bisschop a retrouvé à Tanger.

Après le Kaimiloa[modifier | modifier le code]

Constance de Bisschop[modifier | modifier le code]

A la dernière page de son livre, Éric de Bisschop évoque son prochain bateau, le Kaimiloa-Wakea, qui "abritera deux rêves ... deux rêves qui seront les mêmes"[16]. Par ces deux rêves, l'auteur évoque lui-même et une jeune femme hawaienne, Papaleaiaina, officiellement Constance Constable, née vers 1905, dont les parents sont anglo-allemand et anglo-hawaien[17]. Il a fait sa connaissance à Honolulu au cours de la construction du Kaimiloa. Elle l'a ensuite rejoint à Tanger, puis en France et ils se sont mariés à la fin de 1938.

Le Kaimiloa-Wakea[modifier | modifier le code]

Le Kaimiloa-Wakea, un trimaran, est construit en 1939 dans un chantier de Bassens (Gironde)[18]. Leur projet est de retourner dans le Pacifique par le canal de Panama. Au début de la guerre, Éric de Bisschop obtient de Georges Mandel, ministre des Colonies, un ordre de mission[19] concernant les Iles Marquises. Le bateau part de Bordeaux le 14 juin 1940, mais est détruit dans un accident à Las Palmas de Gran Canaria (probablement en juillet 1940) ; ils séjournent longtemps aux Canaries, dans l'attente du règlement judiciaire de l'accident. La Polynésie française ayant par ailleurs opté pour la France Libre, Éric et Constance de Bisschop décident de revenir à Honolulu, où il est nommé agent consulaire en mai 1941. Le voyage (via les États-Unis) est effectué aux frais du Maréchal Pétain. Ils arrivent à Honolulu début août 1941.

Agent consulaire à Honolulu[modifier | modifier le code]

Sur le plan politique, il fait alors preuve d'un soutien sans faille au Maréchal Pétain et d'une hostilité catégorique à la France libre, de même que son épouse, qui intervient à plusieurs reprises dans la presse de Honolulu et auprès du Secrétaire d'État (Sumner Welles). D'abord accepté sans difficulté par le Département d'État. il est victime, le 13 décembre 1941, peu après l'attaque japonaise de Pearl Harbour, d'une suppression de son accréditation [20] ; il est même incarcéré trois jours en mai 1942 par la Sécurité militaire (Military Intelligence). Il semble qu'il ait passé les années 1942-1946 sans occupation précise, toujours à Honolulu.

La Polynésie française[modifier | modifier le code]

En 1947[21], il quitte les îles Hawaii où il laisse son épouse[22] et s'installe en Polynésie française. Dès le début, il a le projet d'une expédition en radeau vers l'Amérique du Sud, mais celle-ci n'aura lieu que neuf ans plus tard. Il exerce d'abord une activité de marin de commerce dans les îles (collecte du coprah), puis en 1951, obtient un poste temporaire d'agent du cadastre et de cartographe, poste qu'il occupe dans les Iles Australes, pendant trois ans à Rurutu, puis à Raivavae pendant deux ans.

Les Tahiti-Nui[modifier | modifier le code]

Le Tahiti-Nui I[modifier | modifier le code]

Éric de Bisschop a retracé l'expédition du Tahiti-Nui[23] dans son livre Cap à l'est.

Inspiré par l'aventure du Kon TiKi de Thor Heyerdahl - qui s'est écrasé en 1947 sur un récif corallien de l'atoll de Raroia dans l'archipel des Tuamotu -, il s'agit d'un long périple de Papeete (Polynésie française) aux côtes chiliennes sur un radeau de bambou à double gréement de voiles tressées (et non tissées) en pandanus, gouverné grâce à un système de dérives mobiles (guaras). Après la réalisation d'une maquette au 1/10°, la construction du radeau a lieu à Papeete de mai à octobre 1956. Outre les éléments traditionnels, il comporte une cabine étanche (en contreplaqué) qui abrite le matériel photographique et météorologique et l'équipement radio.

Le départ a lieu le 8 novembre 1956 avec quatre équipiers (Francis Cowan, Alain et Michel Brun, et le Chilien Juan Bugaño dit Juanito). Après une escale à Port Phaéton au sud de l'île de Tahiti le 15 novembre, afin d'ajouter des bambous, l'expédition se dirige vers le sud jusqu'aux Iles Australes, où elle bénéficie d'un dernier ravitaillement par le navire de liaison de l'administration française (15 décembre).

Ils font ensuite route vers le sud-est, puis vers l'est aux latitudes 30-35° S. La progression est un peu lente du fait que les vents dominants sont d'est, mais Éric de Bisschop ne veut pas descendre à 40-45° où les vents d'ouest seraient trop violents. Début mars 1957, ils se trouvent à 350 milles de l'île de Pâques.

En mai, à deux semaines de navigation des îles Juan Fernandez (Chili), le radeau est dans un assez mauvais état : il perd des bambous et une bonne part est infestée de tarets ; l'équipage sollicite un remorquage et ils sont rejoints par la frégate chilienne Baquedano. Durant les opérations de remorquage, le radeau subit de graves avaries (24 mai) et est finalement abandonné sans perte humaine (26 mai). Les cinq hommes sont amenés au Chili, où ils reçoivent un accueil très chaleureux à Valparaíso puis à Santiago.

Dans les dernières pages de son récit, Éric de Bisschop « rêve de pouvoir refaire ce voyage équipé de tous les instruments modernes d'investigation hydrographiques ». Le navigateur s'interroge ici sur la possibilité d'expliquer un jour, comment dans l'immensité du Pacifique, les anciennes populations polynésiennes ont réussi à naviguer et à s'implanter de la Nouvelle Zélande à l'île de Pâques et aux îles Hawaï.

Le Tahiti-Nui II et la mort d'Éric de Bisschop[modifier | modifier le code]

Le second Tahiti-Nui est construit au Chili dans le port de Constitución, grâce à l'aide des chantiers navals locaux. Il s'agit d'un radeau de cyprès. Il part de Constitución le avec un équipage modifié (Francis Cowan et Michel Brun, repartis à Tahiti, sont remplacés par Jean Pélissier et Hans Fischer). Après une escale à Callao (Pérou) du 26 mars au 13 avril, ils repartent vers la Polynésie française. Après un échec pour accoster aux îles Marquises, le radeau connaît une perte de flottabilité qui oblige l'équipage à construire un radeau de secours (Tahiti-Nui III). Celui-ci fait naufrage sur les récifs de Rakahanga dans les Iles Cook (30 août 1958) et chavire brutalement. Éric de Bisschop, heurté à la tête par le radeau, est la seule victime. Il est inhumé à Rakahanga, puis rapatrié en Polynésie française et repose dans le cimetière de Moerai sur l'île de Rurutu.

Commémorations[modifier | modifier le code]

En 1988, un timbre a été émis par l'OPT pour le 30e anniversaire de son expédition et de sa mort.

En janvier 2009, une stèle retraçant sa vie a été placée sur le mur du cimetière de Moerai[24].

Aspects personnels de la vie d'Éric de Bisschop[modifier | modifier le code]

Éric de Bisschop est le grand-père de Franck Goddio[25], archéologue sous-marin célèbre pour ses découvertes archéologiques en Égypte dans le port est d'Alexandrie et en baie d'Aboukir ainsi qu'en mer de Chine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres d'Éric de Bisschop[modifier | modifier le code]

  • Éric de Bisschop : Kaimiloa : D'Honolulu à Cannes par l'Australie et Le Cap, à bord d'une double pirogue polynésienne, Éditions Plon, Paris, 1939 (Au-delà des horizons lointains 1). Réédition : Paris, Hachette, 1953. Traduction anglaise : The Voyage of the Kaimiloa, Londres, 1940.
  • Éric de Bisschop : Cap à l'Est : Première expédition du Tahiti-Nui, Éditions Plon, Paris, 1958. Traduction anglaise : Tahiti-Nui, New-York, 1959 ; traduction russe : Tahiti-Nui.
  • Éric de Bisschop : Vers Nousantara, ou l'énigme polynésienne, La Table Ronde, Paris, 1963 (Collection L'ordre du jour).

Sources sur Éric de Bisschop[modifier | modifier le code]

1) Notices biographiques

  • Qui était qui en France XXe siècle, Éditions Jacques Laffitte, Paris, 2005 (Eric de Bisschop : p. 226).
    Semble bien documenté, bien qu'écrivant Bisshop
  • Jean-Marie Williamson : Voyage au pays de la plaisance, Nantes, Éditions des Deux Rives, 2000 (Éric de Bisschop : pp. 72 (Kaimiloa), 79 (Kaimiloa Vakea), 173 (Tahiti Nui 2)
  • Nadine Lefébure : Visages de grands marins, Éditions du Sud, Paris, 1964 (Eric de Bisschop : pp 399ssq.)
    Source sujette à caution car elle présente le voyage du Kaimiloa comme passant par le cap Horn [26]!
  • Étienne Taillemite : Dictionnaire des marins français, Éditions Tallandier, Paris, 2002 (Eric de Bisschop : p. 50).
    Reprend probablement le précédent (même erreur sur le trajet du Kaimiloa).

2) Livres

Les Fou Po
  • François de Pierrefeu, Les Confessions de Tatibouet, Éditions Plon, Paris, 1939 (Au-delà des horizons lointains 2).
    Ce livre raconte les expéditions des deux Fou Po ; on y trouve quelques indications biographiques sur Joseph Tatibouet (Voir note).
Les Tahiti-Nui
  • Bengt Danielsson, Le Dernier Rendez-vous d'Eric de Bisschop, Éditions Julliard (collection Mappemonde), Paris, 1962.
  • Michel Brun, Le destin tragique du Tahiti-nui, Éditions Flammarion (Collection L'aventure vécue), Paris, 1959. .
    Récit très vivant (l'auteur était capitaine en second du Tahiti-Nui I) de la dernière aventure réalisée par Éric de Bisschop, dont le portrait par Michel Brun est assez contrasté.
  • Jean Pélissier, 5 Hommes sur un radeau, La Pensée moderne, Paris, 1959.
  • Jean Pélissier, Les Compagnons du Tahiti-Nui, Marabout (coll. Marabout Junior), Verviers, 1959.
    L'auteur est un océanographe français qui a participé à l'expédition Tahiti-Nui II, de Constitucion à Rakahanga.
  • Jaime Bustos Mandiola, Les Mascottes du Tahiti-Nui, Éditions G.P., Paris, 1959 (Collection Rouge et Or), avant-propos d'Éric de Bisschop, appendice de Jean Ollivier qui retrace la vie d'Éric de Bisschop.
    Jaime Bustos Mandiola est un chilien, qui a participé à l'expédition en tant que responsable de l'accueil au Chili. le titre espagnol est Las mascotas de la Tahiti Nui, Editora Austral, Santiago du Chili, 1957 et G.P., Barcelone, 1959.

3) Articles de presse

Kaimiloa
Tahiti-Nui
  • Paris-Match, n° 412 (2 mars 1957) : « Le radeau d'Eric de Bisschop ».
    Reçu par radio, l'article s'attire le commentaire suivant d'Éric de Bisschop (Cap à l'Est, page 190) : C'est le plus grand tissu d'inexactitudes et d'idioties que j'aie entendues..
  • Paris-Match, n° 430 (6 juillet 1957) : « L’épopée du Tahiti-Nui » (couverture du numéro et pages 52–61).
    Le reportage retrace le remorquage puis l’abandon du radeau et est complété par des extraits du journal de bord d’Éric de Bisschop, qui seront repris dans Cap à l’Est.
  • Paris-Match, n° 494 (27 septembre 1958) : « Eric de Bisschop, le naufrage du Tahiti Nui »

4) Divers

  • Archives du Ministère des Affaires étrangères, Fonds Washington (localisation : Centre des Archives diplomatiques de Nantes, carton 1226, chemise 96 : Honolulu, 1913-1942).
    67 documents concernent Éric de Bisschop. Le versement s'interrompt malheureusement après le 28 octobre 1942. Ces 67 documents ont été publiés sur le site : Eric de Bisschop (page CORPUS)
  • Souvenirs sur Eric de Bisschop par Jean Merrien et Alain Bombard, 1958 (enregistrement sonore ; localisation : BnF)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kaimiloa (Hachette, 1953, page 9 : "le 21 octobre, jour de mon anniversaire !"
  2. Archives diplomatiques de Nantes.
  3. Kaimiloa, page 193 (la pagination de ce paragraphe correspond à l'édition Hachette, 1953)
  4. Jean Ollivier, in Les Mascottes du Tahiti-Nui
  5. Taillemite, Lefébure.
  6. Kaimiloa, page 241.
  7. A Pau. Kaimiloa, page 87
  8. Kaimiloa, page 245
  9. Lefébure
  10. Les Confessions de Tatibouet
  11. Kaimiloa, pages 7-8. La source principale sur les Fou Po est cependant Les Confessions de Tatibouet.
  12. Joseph Jean François Tatibouet est né à La Trinité-sur-Mer le 27 octobre 1903 [Confessions, dernier chapitre] d'un père maçon, Joseph Marie (AD 56, Naissances 1903, n° 31). Après avoir travaillé comme marin pêcheur, puis dans la marine marchande, il effectue un service militaire de trois ans comme fusilier-marin sur la flotte française du Yangzijiang (1923-1926) ; il travaille ensuite dans la police des concessions françaises à Shanghai, puis à Hankou où il est inspecteur. Il fait la connaissance d'Éric de Bisschop en 1931 [Source : Les Confessions de Tatibouet]. Au cours de la construction du Kaimiloa, il fait la connaissance d'une Hawaïenne, Annelie Knaack (1913-2004), diplômée de l'Université de Hawaii (Tourisme), qu'il épouse à Cannes le 24 décembre 1938 (AD 56, ibidem) ; le couple revient aux Îles Hawaï en 1940 ; en 1948, il fonde le Royal Grove Hotel près de la plage de Waikiki. Les Tatibouet (Joseph, puis son fils Andre, né en 1941) vont considérablement développer cette activité hôtelière sous la forme de la chaîne Aston Hotels et jouer un rôle non négligeable dans la vie de l'archipel ; en 1991, Andre S. Tatibouet était président du Comité consultatif hawaïen près de la Commission américaine des droits civils (source : http://en.wikipedia.org/wiki/Hawaiian_Homelands).
  13. Dans Kaimiloa, E. de Bisschop emploie aussi l'expression double canoë ; dans Cap à l'Est, il récuse l'appellation de catamaran qui selon lui correspond plutôt à l'idée de radeau
  14. Il a existé un autre Kaimiloa, un schooner à quatre mâts, qui en 1924, avait effectué une expédition scientifique d'Honolulu à Papeete. Référence : NZETC.org
  15. François de Pierrefeu est un camarade d'Éric de Bisschop pendant la Première Guerre mondiale ; il a par la suite fait partie de l'entourage de Le Corbusier
  16. Kaimiloa, 1953, page 255. Kaimiloa-Wakea est l'orthographe d'Éric de Bisschop
  17. Dans les années 50 et 60, elle exerce une activité artistique sous le nom de Constance de Bisschop. Elle avait eu une fille d'un précédent mariage, Yolanda (née en 1932).
  18. Williamson, p. 79
  19. Lettre du 13 août 1942 à l'Ambassadeur de France à Washington. CAD Nantes.
  20. Motifs non documentés. Sources du paragraphe : CAD Nantes.
  21. Le paragraphe suivant se fonde sur les informations fournies dans Cap à l'Est
  22. Ils ne se reverront qu'une fois, en 1956, Papaleaiaina venant lui rendre visite à Papeete avant le départ du Tahiti-Nui
  23. Tahiti-Nui correspond à l'orthographe utilisée par Éric de Bisschop
  24. La Dépêche de Tahiti, « Une stèle érigée à la mémoire d’Éric De Bisschop » [lire en ligne]
  25. Entretien avec le petit-fils d'Éric de Bisschop, l'archéologue Franck Goddio, de passage à Tahiti, Tahiti Presse, 29 janvier 2009 [lire en ligne]
  26. Nadine Lefébure indique : que le navigateur était filleul de Philippe Pétain ; qu'il part en Chine en 1927 comme conseiller militaire ; qu'en 1940, il est nommé consul de France à Honolulu, mais ne peut rejoindre son poste, autre inexactitude.