Église Saint-Pierre des Cuisines

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Église Saint-Pierre-des-Cuisines
Image illustrative de l'article Église Saint-Pierre des Cuisines
Ancienne église Saint-Pierre-des-Cuisines
Présentation
Culte Catholique
Type Église
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XVe siècle
Style dominant Architecture romane
Architecture gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1977)
Géographie
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Ville Toulouse
Coordonnées 43° 36′ 15″ nord, 1° 26′ 08″ est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Église Saint-Pierre-des-Cuisines

L'église Saint-Pierre des Cuisines, située rue de la Boule, à côté de la place Saint-Pierre à Toulouse, est la plus vieille église du sud-ouest de la France. Elle est construite sur une ancienne nécropole gallo-romaine du IVe siècle. Elle est classée monument historique depuis 1977[1] et placée sous la responsabilité du Musée Saint-Raymond de Toulouse. Aujourd'hui, elle abrite un auditorium de 400 places pour le conservatoire à rayonnement régional de Toulouse.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme la basilique Saint-Sernin, l'église avait été bâtie au Ve siècle sur une nécropole. Au Xe siècle, le comte Guilhem IV permettait aux bénédictins de l'abbaye de Moissac d'en prendre possession.

Ce n'était qu'un prieuré qui fut confié cinq siècles plus tard aux Chartreux. Entre temps, l'église s'est parée d'une nouvelle nef et d'un nouveau chœur.

Le nom Saint-Pierre-des-Cuisines provient d'une version francisée de Coquinis, désignant de petits artisans. L'histoire raconte que des pêcheurs de la région avaient jadis honoré Saint-Pierre en lui dédiant un prieuré. Le nom de ces Coquins de l'époque gallo-romaine a donc été attribué par Guilhem IV à l'édifice lorsqu'il le confia à l'abbaye de Moissac.

L'église renferme une crypte archéologique présentant les vestiges d'une basilique paléochrétienne du IVe siècle et d'une église pré-romane. Au XIe siècle, l'église est donnée à l'abbaye de Moissac par le comte de Toulouse. À partir du XIIe siècle, l'église est un haut lieu public. En 1189, le comte Raymond V de Toulouse y reconnaît les privilèges de la Commune de Toulouse dirigée par des capitouls. Ce geste est renouvelé par Raymond VI de Toulouse en 1195, et par Raymond VII de Toulouse en 1222.

C'est à cet endroit que Simon de Montfort signa la reddition toulousaine. C'est aussi dans ces murs que les comtes prirent l'habitude de rassembler le peuple toulousain.

En 1286, les Coutumes de la ville y sont officiellement promulguées.

Au XVIe siècle, l'église devient propriété des Chartreux. À la Révolution, Saint-Pierre-des-Cuisines connut le même sort que l'église des Jacobins et la basilique de la Daurade. L'armée prit possession des lieux et s'en servit pour fondre des canons, et comme entrepôt. La paroisse est transférée à l'église des chartreux qui prend alors le nom de Saint-Pierre-des-Chartreux.

La proximité du lieu avec les locaux du Conservatoire National de Région de Toulouse en a fait un auditorium pour cet établissement (pour ce qui est de l'ancienne église), mais également, pour les locaux alentours, une école de danse rattachée au Conservatoire qui abrite plusieurs salles de danse.


Description[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Quitterie Cazes, L'ancienne église Saint-Pierre-des-Cuisines, pp. 245-255, dans Congrès archéologique de France. 154e session. Monuments en Toulousain et Comminges. 1996, Société Française d'Archéologie, Paris, 2002
  • Marcel Durliat, Haut-Languedoc roman, pp.223-227, Éditions Zodiaque (collection "la nuit des temps" n°49), La Pierre-Qui-Vire, 1978

Liens externes[modifier | modifier le code]