Cithare

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article traite de l'instrument moderne d'Europe centrale et de la famille organologique des citahres. Pour l'instrument antique voir Cithare (lyre).
Une cithare avec six chœurs à gauche

La cithare (en allemand, Zither) est un instrument de musique à cordes pincées faisant partie du folklore autrichien ou germanique, répandu aussi en Suisse, en Slovénie et en France.

Le terme désigne aussi en organologie une famille d'instrument dérivant de l'arc musical ayant la particularité d'avoir les cordes de jeu tendues d'un bout à l'autre de la caisse de résonance (sans manche ni clavier en général). Cette famille englobe donc divers instruments de musique tels que la cithare proprement dite, le piano, ou encore certains instruments africains comme le valiha.

Facture[modifier | modifier le code]

La caisse de résonance a une forme trapézoïdale, relativement plate. La table d'harmonie a une grosse ouïe centrale et des décorations y sont souvent appliquées. La cithare possède autant de cordes que de notes jouables (par la main droite) pour la mélodie, et quelques chœurs, ensembles de quatre cordes assurant les accords de l'accompagnement (qui sont joués de la main gauche). Les cordes mélodiques sont fines et décroissent en longueur de la gauche vers la droite, c’est-à-dire des sons graves vers les sons aigus. Les chœurs consistent en groupes de quatre cordes approximativement de même longueur mais de grosseurs très différentes pour produire des accords montants lorsqu'elles sont grattées de la droite vers la gauche. Des chevilles en métal assurent fixation et accord.

Jeu[modifier | modifier le code]

Pour en jouer, on pose la cithare sur un plan horizontal (une table ou les genoux par exemple) et les cordes sont pincées avec la pulpe du doigt, éventuellement avec un onglet métallique ou en plastique. On y joue la musique traditionnelle ou folklorique des pays alpins ainsi que les pièces musicales religieuses (en particulier en accompagnement des psaumes).

Les cithares asiatiques à haut chevalet nécessitent l'appui d'une main sur les cordes souples afin d'obtenir la note voulue ; ce système limite le nombre des cordes.

Il existe aussi des cithares à archet (cordes frottées) ou à marteau (cordes frappées).

Typologie des cithares[modifier | modifier le code]

Il existe cinq types de cithares :

Variété de cithares, Musée des instruments musicaux de Rome
  • sur bâton : faite soit d’un bâton le long duquel est tendue une seule corde et éventuellement un résonateur, un chevalet et des frettes, soit d'un tube ouvragé avec ou sans frettes, soutenu à chaque extrémité par une calebasse, dérivé de la vînâ.
    • Enzenze (ougandaise)
    • Mvett (gabonaise, camerounaise, guinéenne)
    • Sadev (cambodgienne)
  • tubulaire : faite d’un tube en bambou, autour duquel sont les cordes sont soit rapportées (cithare hétérocorde), soit découpées dans le corps même du bambou, attachées par leurs extrémités et surélevées par deux chevalets (cithare idiocorde ou cithare d’écorce).
  • radeau : ou hochet, assemblage de cithares tubulaires idiocordes liées en forme de radeau (avec ou sans résonateur).
  • en berceau : ou en cuvette, en chéneau et en bouclier, faite d’une planche de bois évidée au-dessus de laquelle sont tendues les cordes.
    • Inanga (burundienne, rwandaise)
  • sur table : proche de celle en berceau, mais avec une caisse de résonance oblongue ou trapéïzodale.

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