Xyrichtys novacula

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Xyrichtys novacula

alt=Description de l'image Xyrichtysnovacula.jpg.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Ostéichthyens
Sous-classe Actinoptérygiens
Super-ordre Téléostéens
Ordre Perciformes
Sous-ordre Labroides
Famille Labridae
Genre Xyrichtys

Nom binominal

Xyrichtys novacula
(Linnaeus, 1758)

Synonymes

  • Novacula novacula (Linnaeus, 1758)[1]
  • Coryphaena novacula (Linnaeus, 1758)[1]
  • Coryphaena lineata (Gmelin, 1789)[1]
  • Hemipteronotus novacula (Linnaeus, 1758)[1]
  • Hemipteronotus psittacus (Linnaeus, 1766)[1]
  • Xyrichthys uniocellatus (Agassiz, 1931)[1]

Le Xyrichtys novacula ou rason, est un poisson osseux, benthique, littoral, de la famille des labridés. L’espèce est caractéristique du genre Xyrichtys pour lequel environ 25 espèces sont répertoriées.

Répartition[modifier | modifier le code]

Seule espèce du genre Xyrichtys en Méditerranée[2].

Le Rason est assez rare sur les côtes méditerranéennes françaises ; il est plus fréquent en Algérie. Commun sur les côtes de l’Atlantique tropicale d’où il provient.

Atlantique ouest : Caroline du Nord, USA et Nord du Golfe du Mexique, mer des Caraïbes jusqu'au Brésil. Atlantique est : Sud de l'Espagne, Gabon, Açores, Madère, Iles Canaries etc[3], peut-être le Sud du Japon[4].

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Appelé aussi rasoir, rat de mer, rasoul, raor, donzelle lame, en anglais : pearly razorfish.

Description[modifier | modifier le code]

Son corps, très comprimé latéralement, est rose rougeâtre[5] plus foncé sur le dos et clair sur le ventre, parfois marqué de vert et de gris. Dos effilé. Chaque écaille porte un trait bleu vertical. Des torsades bleues et jaune orange descendent de la région orbitaire sur les pièces operculaires et les joues lui conférant une coloration, qui liée à son profil droit, rappellent certains poissons tropicaux (dorade coryphène, baliste, poison perroquet). Ligne latérale formée de deux tronçons décalés. Taille d’environ 10 à 30 cm. Dimorphisme sexuel caractérisé par la forme de la tête et la longueur de la nageoire pelvienne.

Comportement et alimentation[modifier | modifier le code]

Le rason vit à une profondeur variant de 1 à 90 mètres, le plus souvent sur des fonds sableux ou vaseux et les prairies sous-marines. Alimentation à base de gastéropodes, de lamellibranches, d’échinodermes et de crustacés. Dans sa réaction de fuite il s’ensable verticalement la tête la première, il passe vraisemblablement la nuit et aussi une partie de l’hiver enfoui dans le sable. Construit son nid dans le sable à partir de débris de coraux [6]. Hermaphrodisme successif de type protérogynique monarchique[6] : les grands individus, plus âgés, sont des mâles dominants.

Divers[modifier | modifier le code]

Importance économique réduite, se consomme frais, sa chair est très délicate, les pêcheurs amateurs l’attrapent à la ligne du bateau. Sur les côtes kabyles, le Rason (Rasoir) se pêche entre Mai et Octobre, de préférence quand le soleil est au zénith, à la ligne depuis une barque à la dérive. Le plus souvent, les pêcheurs de cette région utilisent des morceaux de viande rouge comme appât et parfois aussi du calamar. Il faut savoir que le Rason est doté de deux paires d'incisives très dangereuses dont il se sert pour mordre. Il ne faut pas hésiter à assommer le poisson une fois remonté sur la barque.

Culture[modifier | modifier le code]

Xyrichtys novacula est représenté sur un timbre de 50 francs de la République de Côte d'Ivoire[6].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R. Dieuzeide, M. Novella et J. Roland, « Catalogue des poissons des côtes algériennes. II Ostéoptérygiens », Bull. Trav. Stn. Aquic. Pêch. Castiglione,‎ 1959
  • (en) Joseph F. Stokes, Divers and snorkelers guide to the fishes and sea life of the Caribbean, Florida, Bahamas and Bermuda, Singapour, The Academy of Natural Sciences of Philadelphia,‎ 1984, 160 p. (ISBN 0 91 0006 46 6)
  • M. L. Bauchot et A. Pras, Guide des poissons marins d’Europe, Lausanne/Paris, Delachaux & Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste »,‎ 1980, 427 p. (ISBN 2-603-00134-5)
  • Jean Euzière, Les pêches d’amateurs en méditerranée., Cannes, Robaudy,‎ 1961, 305 p.
  • W. Luther et K. Fielder, Guide de la faune sous-marine des côtes méditerranéennes, Neuchâtel et Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Les guides du naturaliste »,‎ 1965, 270 p.
  • (fr) (en) Hajime Masuda, Chuichi Araga et Tetsuo Yoshino, Coastal fishes of southern Japan, Tokyo, Faculty of marine science and technology, Tokai university,‎ 1975, 379 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]