Vermenton

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Vermenton
Tour du Méridien
Tour du Méridien
Blason de Vermenton
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vermenton
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes entre Cure et Yonne
Maire
Mandat
Yves Depouhon
2008-2014
Code postal 89270
Code commune 89441
Démographie
Population
municipale
1 180 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 57″ N 3° 44′ 10″ E / 47.6658, 3.7361 ()47° 39′ 57″ Nord 3° 44′ 10″ Est / 47.6658, 3.7361 ()  
Altitude Min. 112 m – Max. 263 m
Superficie 25,64 km2
Localisation

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Vermenton

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Vermenton

Vermenton est une commune française, située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Vermentonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est bordée par la Cure et s'est établie sur les collines de la rive droite : d'où son appellation de « Pays des belles collines »

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Cyr-les-Colons Lichères-près-Aigremont Rose des vents
Cravant N Sacy
O    Vermenton    E
S
Accolay Bessy-sur-Cure Lucy-sur-Cure

Histoire[modifier | modifier le code]

La trace la plus ancienne de Vermenton remonte à 901 : la ville est restituée à l'évêque d'Auxerre.

En 1157, il est fait mention du château (castrum) de Bétry. Il est construit au Nord de la ville. « Il est tenu en fief par les comtes d'Auxerre » [1]

En 1213, la chapelle du château devient église paroissiale : ainsi en a décidé l'évêque d'Auxerre.

Une première enceinte est construite en 1368 : elle entoure le quartier de l'église. Elle sera restaurée sur ordre du roi Charles VI : (rue de la Barrière).

Louis XII , en 1514, donne son accord pour la construction d'une deuxième enceinte. La ville, à cette époque, est soumise à trois juridictions : royale (avec la potence rue de l'Échelle), abbatiale (abbaye de Reigny) et féodale (Bazarnes).

En 1746, c'est dans la tour du Méridien que se tiennent les assemblées de la commune.

Vermenton est le lieu d'un camp d'entraînement militaire lors de la Première Guerre mondiale.

La ville est occupée par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale jusqu'en août 1944 : l'abbaye de Reigny devenant un lieu d'accueil pour les résistants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Période Identité Étiquette Qualité
         
1989 2002 Jean-Marie Rolland    
2002 2008 Christian Dereims    
2008   Yves Depouhon    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 180 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 316 2 634 2 546 2 665 2 830 2 726 2 616 2 557 2 714
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 316 2 509 2 508 2 332 2 233 2 215 2 240 2 149 2 145
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 951 1 842 1 746 1 559 1 612 1 579 1 352 1 359 1 430
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
1 391 1 319 1 261 1 166 1 105 1 199 1 203 1 204 1 180
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les deux hôpitaux :
    • La Maison-Dieu, construite au XIIIe siècle
    • La Maladrerie, ou léproserie, était en bordure de la Cure.

En 1358, les Anglais, lors de la Guerre de Cent Ans détruisent partiellement les bâtiments.

  • Le pont : construit en 1238 et détruit au XVIe siècle au cours des guerres de religion
Article détaillé : Abbaye de Reigny.

Économie[modifier | modifier le code]

Dès le XIIIe siècle, l'essor de Vermenton est dû à l'activité autour de la Cure.

Tout d'abord les fours à chaux dont il ne reste qu'un pont, plusieurs mètres de rails, une colline éventrée.

Le flottage du bois (pour Paris) permet d'aménager un port et de construire un barrage. L'activité décline à partir de 1923.

La vigne jusqu'à la crise du phylloxéra en 1887 : les petites cabanes en pierres sèches en sont un témoignage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne Jeaurat (1699-1789), peintre, né à Vermenton. Peintre du roi Louis XV, recteur de l'Académie Royale de peinture et de sculpture. Il habitait Vermenton pendant les beaux jours.
  • Edmond Carré, maire de Guise dans l'Aisne pendant la Première Guerre mondiale, est né à Vermenton le 12 janvier 1854. Anticlérical et socialiste, il défendit, face aux catholiques, l'idée laïque d'une famille républicaine : il eut, avec son épouse Lina, dix-huit enfants, dont deux moururent à la guerre.
  • Étienne Gilson (1884-1978) professeur au Collège de France et membre de l'Académie Française, vécut à partir de 1935 dans la maison d'Étienne Jeaurat
  • Maurice Cornevin (1882-1962)
  • Abbé Legris Duval, confesseur des pages du roi Louis XVI.
  • René Martin et Jacques Marc, deux résistants vermentonnais des Forces françaises de l'intérieur (FFI), exécutés par les Allemands le 25 août 1944 lors du massacre de Fouronnes.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

« C'est au pied de la croix implantée sur une des collines dominant Vermenton que fut découvert le corps d'une jeune femme, sourde et muette. Son assassin fut arrêté et guillotiné. Cette croix est dénommée depuis « la croix de la femme morte ». »

Victor Hugo fut arrêté à Vermenton par la maréchaussée pour port illégal de décorations. Or, ce que nos gendarmes ignoraient, c'est qu'à l'âge de 23 ans, Victor Hugo avait déjà obtenu le ruban rouge de la légion d'honneur.

« Napoléon, arrivant de l'île d'Elbe, s'arrêta pour déjeuner à Vermenton. »[7]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Voir la catégorie : Vermenton.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]