Pontigny

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Pontigny
Mairie de Pontigny.
Mairie de Pontigny.
Blason de Pontigny
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Ligny-le-Châtel
Maire Hubert Trapet
Code postal 89230
Code commune 89307
Démographie
Population
municipale
719 hab. (2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 28″ N 3° 42′ 42″ E / 47.9078, 3.7117 ()47° 54′ 28″ Nord 3° 42′ 42″ Est / 47.9078, 3.7117 ()  
Altitude Min. 102 m – Max. 183 m
Superficie 11,92 km2
Localisation

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Pontigny est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne. Elle abrite la célèbre abbaye de Pontigny.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Rouvray Vergigny Rose des vents
Venouse N Ligny-le-Châtel
O    Pontigny    E
S
Montigny-la-Resle Lignorelles

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • D'un nom de personne Pontinius suivi du suffixe -acum.
  • Pontiniacum (1119), Ponteigni (1269), Pontigny (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le Serein à Pontigny est le point de rencontre de sept territoires féodaux : comtés d'Auxerre, de Tonnerre et de Champagne, diocèses d'Auxerre, de Sens et de Langres, et le fief de l'abbaye de Pontigny[1].

La première implantation remonte à 1114 : ce sont des moines venus de Cîteaux qui défrichent une terre sur la rive du Serein, sur la paroisse de Venouse, pour y fonder une abbaye qui prend le nom de Pontigny (du nom du pont qu'ils construisent sur la rivière). C'est dans cette abbaye que la légende situe la rédaction de la Grande Charte par les barons anglais révoltés contre Jean sans Terre.

À partir de 1240, de nombreux pèlerins affluent vers les reliques de saint Edme, archevêque anglais inhumé dans l'église. Après 1285, des maisons de bois apparaissent le long de la muraille du monastère : ce sont les premiers laïcs qui s'installent à Pontigny.

Lorsqu'un conflit éclatait entre l'un ou l'autre des princes ou des prélats, plutôt que de se battre ou de s'excommunier, et comme aucun n'admettait de se rendre chez l'autre pour négocier, puisque aussi chacun pouvait se prétendre chez lui sur l'arche centrale du pont de Pontigny, c'est au beau milieu de ce pont qu'à de multiples reprises les grands qui gouvernaient vinrent se rencontrer, signer accords et conventions. Dans les grandes circonstances, on dressait une table dans l'axe du Serein ; et les trois comtes, les évêques et l'abbé de Pontigny y réglaient en dînant les affaires de nos régions.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1549, on fabrique des tuiles et des carreaux de terre cuite, grâce à une argile de bonne qualité qu'on extrait sur place. La force hydraulique est exploitée par un moulin à grains et plus tard par un moulin à foulon (en 1746).

Révolution française[modifier | modifier le code]

À la Révolution, Pontigny, alors hameau rattaché à Venouse, devient une commune indépendante. L'abbaye, quant à elle, est fermée et les moines chassés. Les bâtiments sont démolis et servent de carrière pour les habitants. L'église est épargnée et devient église paroissiale.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1848 à 1903, le domaine de l'abbaye est occupé par les « pères de Saint-Edme », fondés par le père Jean-Baptiste Muard.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2008   Hubert Trapet[2],[3]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 719 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
406 496 478 496 714 726 705 742 829
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
785 770 811 828 852 791 851 823 769
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
778 776 736 716 697 700 700 596 776
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
677 668 684 727 737 748 809 757 724
2011 - - - - - - - -
719 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église abbatiale de Pontigny
L'église de l'abbaye cistercienne de Pontigny

Le village de Pontigny a été le cadre, au début du XXe siècle, d'un mouvement intellectuel important, les Décades de Pontigny. Il s'agissait de rencontres, durant l'été, d'intellectuels d'horizons très divers, reçus dans le cadre verdoyant de l'abbaye de Pontigny par son propriétaire de l'époque, Paul Desjardins. Entre 1910 et 1939, tout ce que la France compta d'écrivains, d'historiens, de philosophes etc. vint, une année ou l'autre, à Pontigny ; entre autres, Bachelard, Charles Du Bos, Gide, Pierre Do-Dinh,Groethuysen, Koyré, Malraux, Gabriel Marcel, Martin du Gard, Oppenheimer, Raymond Aron, Sartre, Valéry, Wells. L'écrivain Henry de Montherlant, le philosophe Vladimir Jankélévitch et d'autres ont marqué le mouvement, qui s'est poursuivi après la mort de Paul Desjardins par les Colloques de Cerisy. L'inspiration de Paul Desjardins était les Solitaires de Port-Royal des Champs.

Le domaine monastique, hors l'église, appartient depuis 2003 à la Région Bourgogne qui le remet en vente en 2006. Cette vente n'est pas conclue au 7 novembre 2006.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Paul Desjardins (1859, 1940) : professeur et journaliste français, animateur des Décades de Pontigny, inhumé dans le cimetière de Pontigny.
  • Auguste-Jean-Baptiste Tauleigne[6], curé de Pontigny et inventeur. Avec des moyens de fortune il parvient à mettre au point ses propres inventions dans le domaine de la télégraphie sans fil, de l'optique (appareil de projection), de l'acoustique (haut-parleurs et phonographe), de la photographie trichrome et de la radiographie, notamment. Décédé le 5 juin 1926, il est enterré au pied de la grande croix du cimetière de Pontigny.
  • Denise Cerneau, amie de Pierre de Froment, résistante du groupe Combat Zone Nord.
  • Terryl Nancy Kinder, historienne de l'art américaine, spécialiste de l'architecture et de l'art cisterciens et particulièrement de l'abbaye de Pontigny, habitante de Pontigny.
  • Émile Louis (1934-2013), tueur en série, né et élevé à Pontigny.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le pont des sept frontières ( Pontigny XII e - Moyen Age ). André Ségaud, Chroniques des pays de l’Yonne, Editions de l’Yonne Républicaine. 2000.
  2. Site de la mairie
  3. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 31 décembre 2013.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. Portraits d'Ardechois