Symphorien d'Autun

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Symphorien d'Autun est un martyr chrétien, mort vers 178. Saint de l’église catholique, il est fêté le 22 août.

Martyre de saint Symphorien - Daniel Hallé 1671

Biographie[modifier | modifier le code]

Symphorien (en latin Symphorianus) était le fils du noble Faustus et d’Augusta, tous deux vénérés comme saints. Cette famille faisait partie des tout premiers chrétiens dans une ville d’Autun encore païenne. On y adorait Apollon, Diane et Cybèle. Symphorien fut probablement martyrisé sous Marc Aurèle, autour de l’an 180 (les premiers martyrs de Lyon ont péri en 177).

Symphorien se moque d’un cortège promenant une statue de Cybèle. Il est battu, arrêté et incarcéré, interrogé par Héraclius. Après le délai légal, considérablement affaibli, il est conduit au juge, condamné à mort, amené hors les murs et décapité. Des religieux[1] enlèvent le corps du martyr et le déposent, non loin de là, auprès d’une fontaine, au polyandre de la via strata. Vers 450, Saint Euphrône d'Autun, fait ériger l'Abbaye de Saint-Symphorien d'Autun sur le lieu du martyre du saint homme, dont il fut le premier abbé. Elle est desservie par un monastère qui connait sa période de gloire et contribue à l’extension du culte du saint. Aujourd'hui, ses reliques sont placées dans une chapelle de la cathédrale Saint-Lazare d'Autun, fermée au visiteurs, y côtoyant celles de saint Lazare d'Aix, et attendent d'être à nouveau exposées en sécurité aux fidèles.

À l’époque mérovingienne, Symphorien est considéré comme un saint national, à l’instar de saint Denis de Paris et de saint Privat de Mende qui est fêté la veille de la Saint-Symphorien, le 21 août. Son sépulcre, nous dit Grégoire de Tours, qui l'a vu: " Est presque troué par les malades qui s'y font porter, afin d'enlever un peu de poussière de son tombeau dont ils se servent comme d'un remède efficace à tous leurs maux". De la même façon que le sont les autres sépultures des nombreux saints inhumés le long de cette voie.

Symphorien était célèbre dans l’ancienne liturgie gallicane.

La paroisse de Longeville-lès-Metz célèbre son saint patron le deuxième dimanche d’octobre[2].

De très nombreuses paroisses à travers la Gaule se vouèrent à ce saint.

Invocation[modifier | modifier le code]

Pour être délivré d’un insecte entré dans l'œil, on invoque saint Symphorien. On dit qu’avant de le décapiter, on lui aurait fait dévorer le visage par des insectes et des scorpions.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Nom gréco-latin Symphorianus, formé sur le grec σύμφορος, súmphoros « utile, avantageux; convenable » (de σύν, sún « avec » et φορός, phorós « qui porte, qui apporte; qui favorise ») + suffixe anthroponymique latin -ianus. Il a existé par ailleurs une forme populaire latine de ce nom, Siforianus, dont procèdent les anciennes variantes romanes Siphorien, Syphorien, Ciphorien, etc.[3]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D. Ruinard: "Acta sincera".
  2. Robert Canuel, La vie de saint Symphorien
  3. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929; rééd. Champion, Paris, 1979, t. I, p. 442, § 2071.

Voir aussi[modifier | modifier le code]