Sybrand van Haersma Buma

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Sybrand van Haersma Buma
Sybrand van Haersma Buma, en 2009.
Sybrand van Haersma Buma, en 2009.
Fonctions
Chef politique de l'Appel démocrate-chrétien
En fonction depuis le 18 mai 2012
Prédécesseur Jan Peter Balkenende
Président du groupe CDA à la seconde Chambre des États généraux
En fonction depuis le 12 octobre 2010
Législature 35e et 36e
Prédécesseur Maxime Verhagen
Biographie
Date de naissance 30 juillet 1965 (48 ans)
Lieu de naissance Workum (Pays-Bas)
Parti politique CDA
Diplômé de Université de Groningue
Profession Fonctionnaire

Sybrand van Haersma Buma (né le 30 juillet 1965 à Workum), est un homme politique néerlandais membre du parti démocrate chrétien néerlandais, l'Appel démocrate-chrétien (CDA), dont il est le chef politique depuis le 18 mai 2012. Il est tête de liste de son parti pour les élections législatives néerlandaises de 2012.

Éléments personnels[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Sybrand van Haersma Buma est le descendant d'une vieille famille patricienne néerlandaise originaire de la province de Frise. Il est le fils de Bernard van Haersma Buma, qui a été le maire successivement de Workum de 1962 à 1970 et de Sneek de 1970 à 1993. Son grand-père était le maire de Stavoren.

Son père et son grand-père étaient membres du parti néerlandais l'Union Chrétienne Historique (CHU), qui a fusionné en 1980 avec le Parti anti-révolutionnaire et le Parti populaire catholique pour former le grand parti démocrate chrétien, l'Appel démocrate-chrétien (CDA).

Études[modifier | modifier le code]

Il a étudié le droit à l'Université de Groningue (1983–1989) et a suivi des cours à l'Université de Cambridge (1989–1990). Après ses études, il est employé au Conseil d'État et au ministère de l'Intérieur des Pays-Bas.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Élu local puis député national[modifier | modifier le code]

Van Haersma Buma devient secrétaire du CDA à La Haye et membre du comité exécutif du CDA dans la province de la Hollande-Méridionale à la fin des années 1990. De janvier à juin 2002, il est conseiller municipal de la ville de Voorburg, et en mai 2002 il est élu membre de la seconde Chambre des États généraux, la chambre basse du parlement néerlandais. Il devient le porte-parole du parti sur les affaires judiciaires et est connu pour ses positions sur le droit et l'ordre. De 2007 à 2010, il est le secrétaire du groupe parlementaire du CDA dans la seconde Chambre des États généraux.

Chef parlementaire du CDA[modifier | modifier le code]

Malgré la défaite du CDA aux élections législatives de 2010, Van Haersma Buma a été réélu. Il a soutenu le chef de son parti, Maxime Verhagen, lors des négociations entre le CDA et le parti conservateur libéral, le Parti populaire libéral et démocrate (VVD) de Mark Rutte et le parti populiste, le Parti de la Liberté (PVV) de Geert Wilders, qui ont débouché sur la constitution d'un gouvernement minoritaire constitué des ministres partisans du VVD et du CDA et soutenu au parlement par le PVV[1]. Lors de la constitution du gouvernement Rutte, le chef du groupe parlementaire du CDA, Maxime Verhagen accède au poste de vice-ministre-président et Van Haersma Buma le remplace en se faisant élire au poste de chef de groupe parlementaire du CDA à la seconde Chambre des États généraux.

Chef politique du CDA[modifier | modifier le code]

Après la chute du cabinet Rutte I[2], il critique le PVV, responsable de la rupture de la coalition gouvernementale.

Peu après, il annonce sa candidature à la tête de son parti. Le 18 mai 2012, il est élu tête de liste du CDA par une majorité des partisans du CDA, pour représenter son parti aux élections législatives néerlandaises de 2012[3]. Entre temps, il signe au nom du CDA avec les groupes parlementaires du VVD, de l'Union chrétienne, des Démocrates 66 et les écologistes GroenLinks, les « accords du printemps », qui viennent sceller un accord sur le budget de l'état pour 2013, qui est placé sous le signe de l'austérité, en vue de respecter la règle du traité de Maastricht des 3 % du PIB pour le déficit budgétaire de l'État[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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