Rose shocking

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Rose shocking

Composante
RVB (r, v, b) (252, 15, 192)
Triplet hexa. FC0FC0
CMJN (c, m, j, n) (0 %, 94 %, 24 %, 1 %)
TSL (t, s, l) (315°, 98 %, 52[1] %)

Rose shocking est une nuance de rose formulée par Elsa Schiaparelli en 1937.

Historique[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1930, Elsa Schiaparelli vient d'ouvrir sa maison de couture au 21 place Vendôme. Avec Lanvin, Vionnet et Chanel, elle domine[2] la capitale de la mode qu'est Paris à l'époque.

Quelques années auparavant, elle rencontre le parurier Jean Clément, mari d'une de ses vendeuses ; celui-ci lui fait présenter en 1936 des maquettes de tissus suite à une étude sur la couleur rose. Schiaparelli s'arrête sur un exemplaires en s'exclamant : « ça, je vais le prendre, et on va l'appeler le Shocking Pink[3]. »

L'année suivante, juste avant la Guerre, elle commercialise son premier parfum, la poudre, et le rouge à lèvres[4] qui sont nommés Shocking. Simultanément le « Rose shocking » est introduit dans les créations de prêt-à-porter de la styliste ; cette nuance de rose, qui deviendra « sa marque de fabrique[4] », sera utilisée bien des décennies plus tard par le couturier Yves Saint Laurent dans ses collections[5]. L'année suivante, Schiaparelli lancera le « rouge Calliope » pour un rouge à lèvres[6]. Si le « rose Schocking » reste un élément notable de la carrière de la styliste, les couleurs ont toujours été présentes au sein de ses créations : son premier grand succès commercial, un petit chapeau appelé le mad cap, est décliné dans de multiples coloris, jusqu'à des « teintes criardes »[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Shocking pink », sur 99colors.net
  2. Cally Blackman (trad. Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière,‎ avril 2013, 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), « 1901 - 1959 », p. 13
  3. Loïc Allio, Boutons, Paris, Seuil, octobre 2001, 400p., (ISBN 978-2702847091), p. 137 cité dans : Olivier Saillard et Anne Zazzo (préf. Bertrand Delanoë), Paris Haute Couture, Paris, Skira,‎ novembre 2012, 287 p. (ISBN 9782081286054), « Un ornement à la boutonnière : Jean Clément et Elsa Schiaparelli », p. 191
  4. a et b Cally Blackman (trad. Hélène Tordo), 100 ans de mode [« 100 years of fashion »], Paris, La Martinière,‎ avril 2013, 399 p. (ISBN 978-2-7324-5710-9, présentation en ligne), « Les reines de la couture », p. 130
  5. Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin,‎ février 2013, 438 p. (ISBN 978-226203923-3, présentation en ligne), « L'invention de la publicité : Elsa Schiaparalli », p. 143
  6. Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin,‎ février 2013, 438 p. (ISBN 978-226203923-3, présentation en ligne), « L'invention de la publicité : Elsa Schiaparalli », p. 145
  7. Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Éditions Perrin,‎ février 2013, 438 p. (ISBN 978-226203923-3, présentation en ligne), « L'invention de la publicité : Elsa Schiaparalli », p. 133 à 134

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]