Robert Stewart (vicomte Castlereagh)

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Robert Stewart, vicomte Castlereagh
Robert Stewart, vicomte Castlereagh. Portrait par Thomas Lawrence, National Portrait Gallery, Londres.
Robert Stewart, vicomte Castlereagh. Portrait par Thomas Lawrence, National Portrait Gallery, Londres.
Fonctions
Secrétaire d'État aux Affaires étrangères
18121822
Premier ministre Robert Jenkinson
Prédécesseur Richard Wellesley
Successeur George Canning
Biographie
Nom de naissance Robert Stewart
Date de naissance 18 juin 1869
Lieu de naissance Dublin, Irlande
Date de décès 12 août 1822
Lieu de décès Loring Hall, Kent, Angleterre
Nature du décès Suicide
Nationalité Britannique
Parti politique Parti whig (1790-1795)
Parti tory (1795-1822)
Fratrie Charles Vane
Religion Presbytérien

Signature

Robert Stewart, 2e marquis de Londonderry, plus connu sous le nom de lord Castlereagh ou viscount Castlereagh, né le 18 juin 1769 à Dublin, mort le 12 août 1822, est un diplomate britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un propriétaire terrien, il effectue ses études au St. John's College, Cambridge avant d'entreprendre le tour de l'Europe, comme il est alors de tradition pour les jeunes aristocrates. Il entre jeune, à l'âge de 21 ans, au Parlement irlandais sous l'étiquette whig. En 1795, il rejoint les tories et soutient William Pitt le Jeune. En 1796, quand son père est nommé comte de Londonderry par George III, il reçoit le titre de courtoisie de viscount Castlereagh.

Carrière politique : la lutte contre Napoléon[modifier | modifier le code]

Il occupe différentes positions au sein des gouvernements Pitt et Addington et en 1807, il est nommé secrétaire d'État à la Guerre et aux Colonies. Nommé gouverneur de l'Irlande, sa terre natale, il y mène une politique autoritaire ; devenu ministre en 1811, il enlève à l'Irlande toute existence politique. En 1812, il reçoit son rôle plus important, le portefeuille de secrétaire d'État aux Affaires étrangères.

Dans les années 1813 et 1814, il contribue puissamment à soulever l'Europe contre la France, il négocie la quadruple alliance avec l'Autriche, la Russie et la Prusse contre la France de Napoléon Ier. À la chute de Napoléon, il est envoyé en qualité d'ambassadeur auprès des puissances alliées pour traiter de la paix générale : en mars 1814, il représente la Couronne britannique au congrès de Vienne. Il est crédité d'avoir inventé la « politique des Congrès ». Son intervention fit interdire par le congrès de Vienne la traite négrière, laquelle déportait les Africains vers l'Amérique en vue d'en faire des esclaves.

Impopularité et suicide[modifier | modifier le code]

Suicide du vicomte Castlereagh. Illustration de George Cruikshank, 1822.

Partisan de la fermeté pendant la crise économique qui secoue la Grande-Bretagne, il soutient en 1817 la suspension de l’Habeas corpus et les mesures répressives qui mènent au massacre de Peterloo en 1819. Castlereagh devient alors très impopulaire ; il est hué à chacune de ses apparitions publiques. Le 12 août 1822, atteint, semble-t-il, de paranoïa, il se suicide en se tranchant la gorge avec un coupe-papier, peut-être par l'effet d'un dérangement du cerveau, des craintes pour poursuites pour homosexualité, ou par suite du chagrin que lui causait le fâcheux état des affaires[réf. nécessaire]. Il avait eu pour principal adversaire politique George Canning, qui le remplaça au pouvoir. On a publié à Londres en 1853 ses Lettres, papiers et dépêches.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Lord Byron, qui le détestait, l'accable de ses critiques dans son œuvre, en particulier dans son Don Juan. Il est également mentionné dans The Masque of Anarchy, un poème de Shelley.

Famille[modifier | modifier le code]

Son demi-frère Charles Vane lui succède comme marquis de Londonderry.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine d'Arjuzon, Castlereagh, 1769-1822 ou le défi à l'Europe de Napoléon, Tallandier,‎ 1995 (ISBN 2-235-02145-X).