Recherches atomiques sous le régime nazi

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Démantèlement de la pile atomique expérimentale allemande située à Haigerloch en avril 1945.

En Allemagne nazie, des recherches atomiques furent lancées dans le cadre du Uranprojekt (littéralement, « projet Uranium ») en avril 1939, quelques mois après la découverte de la fission nucléaire, sous la direction de la Wehrmacht. Ce programme n'obtint pas le soutien nécessaire du gouvernement pour pouvoir aboutir. Le programme se divisa en plusieurs branches : la Uranmaschine (réacteur nucléaire), la production d'uranium et d'eau lourde et la séparation isotopique de l'uranium.

Un développement distribué, à la différence du projet Manhattan[modifier | modifier le code]

Le programme atteignit son apogée lorsque des responsables allemands se rendirent compte que la fission nucléaire ne pouvait déterminer l'issue de la guerre[réf. nécessaire]. En janvier 1942, la Wehrmacht transféra le programme au Reichsforschungsrat (Conseil de la recherche du Reich) mais continua à le financer. À partir de ce moment, le programme se scinda en neuf instituts où les directeurs fixaient leurs propres objectifs. Désormais, le nombre de scientifiques travaillant dans le domaine de la fission diminua et beaucoup appliquèrent leurs talents à des projets militaires plus pressants.

Personnalités impliquées[modifier | modifier le code]

Les personnes les plus influentes de l'Uranprojekt furent Kurt Diebner, Abraham Esau, Walther Gerlach et Erich Schumann (Schumann était l'un des physiciens les plus influents et puissants d'Allemagne). Diebner, tout au long du projet, eut plus de contrôle sur les recherches que Walther Bothe, Klaus Clusius, Otto Hahn, Paul Harteck ou Werner Heisenberg. Abraham Esau fut nommé représentant d'Hermann Goering pour les recherches nucléaires en décembre 1942 ; Walther Gerlach lui succéda en décembre 1943.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le programme disparut lors de l'effondrement du troisième Reich. À la fin de la guerre, les Alliés entrèrent en compétition (opération Alsos et Russian Alsos) pour se disputer les restes (personnel, machines-outils) comme ils le firent pour le programme V2.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nicolas Chevassus-au-Louis, Pourquoi Hitler n'a pas eu la bombe atomique, Economica, coll. « Mystères de guerre »,‎ 17 juin 2013, 128 p. (ISBN 978-2-7178-6593-6, résumé)
  • Rainer Karlsch (trad. Olivier Mannoni), La Bombe de Hitler : Histoire secrète des tentatives allemandes pour obtenir l'arme nucléaire [« (de) Hitlers Bombe »], Calmann-Lévy,‎ 2007 (ISBN 978-2-7021-3844-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]