Raymond Busquet

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Raymond Busquet

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Le poète Raymond Busquet en 1972.

Activités écrivain
poète
parolier
professeur
Naissance 10 avril 1926
Bessan, Drapeau de la France France
Décès 29 mars 1979 (à 52 ans)
Lyon, Drapeau de la France France
Langue d'écriture français, occitan
Genres poésie
Nouvelle
Biographie
Chanson

Raymond Busquet est un poète français et occitan, dont la famille est originaire de l'Aude, il est né le 10 avril 1926 à Bessan dans le département de l'Hérault, et décédé le 29 mars 1979 à Lyon dans le département du Rhône, il avait 52 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raymond Busquet est né dans l'Hérault à Bessan, mais toute sa famille paternelle est issue du Canton de Mouthoumet, dans les Hautes Corbières, principalement de Laroque-de-Fa, et des communes avoisinantes d'Albières, Lanet, Termes et Mouthoumet, depuis dix générations.

Son ascendance maternelle est plutôt de la région Narbonnaise et Biteroise (Cazouls, Nissan, et Coursan), avec des origines espagnoles de la Province de Lérida en Catalogne.

Il passe son enfance en Provence, entre Aix, Nîmes, et Digne, et par la suite Montauban et Toulouse. Il séjourne de 1946 à 1949 à Trévoux dans l'Ain et à Villefranche-sur-Saône.

Il s'installe ensuite à Lyon de 1950 à 1979, il passe son professorat (Capes) à Lyon en 1956 en tant que professeur d'espagnol, il est ensuite muté à Tulle de 1956 à 1958, où il rencontre sa future femme Jacqueline, jeune professeur d'éducation physique, ils auront ensemble un fils Frédéric, né en 1966.

Il retourne à Lyon pour enseigner l'espagnol au lycée Lacassagne, et obtient une agrégation en 1967 de l'académie de Grenoble.

Atteint d'un cancer incurable, il décède le 29 mars 1979 à Lyon âgé de 52 ans, il est inhumé dans le village de Nissan-lez-Enserune dans le département de l'Héraut.

Écriture[modifier | modifier le code]

Il publie son premier poème Vision d'Automne en 1946 (il avait 19 ans) dans « Le violon d'Ingres » bulletin du Cercle Universitaire de Montauban.

Tout d'abord classé par la critique comme poète fantaisiste dans la lignée de Paul-Jean Toulet ou Tristan Derème, il était finalement un tragédien qui cachait son jeu au travers d'un masque. Vers la fin de sa vie, il s'était mis à écrire en occitan, son autre langue maternelle.

Il enchaîne ensuite les ouvrages sur une quinzaine d'années et participe à de nombreuses revues, tout en continuant d'enseigner à Lyon.

Retour aux sources[modifier | modifier le code]

Maison de Laroque-de-Fa, propriété du poète et de son épouse.

En 1964, le couple fait l'acquisition d'une maison à Laroque-de-Fa (Aude), village d'où est originaire la famille paternelle de Raymond. Ancienne bergerie, cette maison est dans un état de délabrement avancé, ils passeront pendant des années, tout leur temps libre pour la rénover.

Raymond y plante un mûrier-platane dans le jardin qu'il qualifie d'« Arbre de Noé », ce nom lui inspirera le titre d'un ouvrage qui n'a été publié qu'après sa mort en 1979.

La maison de Laroque-de-Fa est encore à ce jour un lieu de rendez-vous pour la famille et les anciens amis du poète.

Publications[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • 1952 : Si j'étais moi, éditions Pierre Seghers
  • 1956 : Le tranchant des mots, éditions Armand Henneuse
  • 1962 : Chanson entre deux airs, éditions Armand Henneuse
  • 1964 : Transhumance, éditions Guy Chambelland
  • 1964 : Une tourmente de torches, éditions Guy Chambelland
  • 1972 : Étude sur le poète Roger Arnoult Rivière, éditions Pierre Seghers
  • 1973 : Étude sur « l'art de la gregueria chez Gomez de la Serna »
  • 1975 : Mes Espagnes, éditions Fédérop, illustrations du peintre et sculpteur Evaristo
  • 1979 : L'arbre de Noé, éditions Fédérop, publié à titre posthume

En occitan[modifier | modifier le code]

  • 1976 : Un eiretatge de la nuèit, « Obradors » Centre d'Estudis Occitans, Universitat de Montpelhièr III
  • 1979 : Aquò ritz quand plòu, « Messatges » Institut d'Estudis Occitans

Revues[modifier | modifier le code]

Raymond Busquet a participé et collaboré à de nombreuses revues spécialisées, parmi lesquelles on peut noter :

  • 12 poètes d'aujourd'hui
  • Arpo 12
  • Le pont de l'épée
  • Les cahiers de la Licorne
  • La corde d'airain
  • L'Arc
  • Le journal des poètes
  • « 10 »
  • LVII
  • La nouvelle poésie française
  • Cahier de jeunesse
  • Le bulletin du Club de la presqu'île
  • Lyon à livre ouvert
  • Orphée
  • Publication d'un poème dans une revue japonaise
  • Cinquième saison
  • La voix des poètes
  • etc…

Parolier[modifier | modifier le code]

Textes déposés à la Sacem[modifier | modifier le code]

  • Mis en musique par Henri Gougaud
    • Ma peine
    • D'homme à homme
    • Complainte des amis fragiles
    • La semaine
    • La nuit des temps
    • Les bleus
    • L'esseulée
    • Ballade des mouillés
    • Polichinelle
  • Mis en musique par Max Rongier
    • L'Homme libre a mal aux Antilles
    • Les nouveaux Jules
    • La mise à feu
    • Double jeu
    • Contrebande
    • Ceux qui s'en iront aux cieux
    • Le diable à quatre
    • Racontars
    • Point d'oreillette
    • Le vagabond
    • L'embarras du choix
    • Noël
    • Les deux rois
    • Les sorcières
    • Attristant et hideux

Autres textes non déposés[modifier | modifier le code]

    • Mes Espagnes
    • Au bruit de mon nom
    • Ma bourelle
    • La nuit de la Toussaint
    • Jeux floraux
    • Le discophobe
    • Trop poilu pour être honnête
    • Le fou
    • Mes copains
    • Le muguet
    • Les noix
    • Le petit cousu
    • Les trois sœurs
    • Noces
    • Le réverbère
    • A la grande guerre
    • Le petit luth
    • Transhumances
    • L'atlas
    • Mon amie la peine
    • Conneronde
    • Roseneige
    • Le temps d'aimer
    • Ils s'aimaient
    • Rien qu'une paire
    • Tout le monde cherche des crosses
    • La ronde
    • La chance
    • Testament
    • Sérénade
    • L'étoile
    • Dona Rosita
    • Mon ombre
    • Mes tourments
    • Chanson des Antilles
    • La fête au village
    • 11 novembre
    • Cadavre, mon tendre cadavre
    • Chanson gongorine
    • La paix du général Franco
    • Polichinelle

Divers[modifier | modifier le code]

Son épouse a conservé la nombreuse correspondance qu'il entretenait avec ses amis artistes (plus de 1900 lettres), dont :

Les écrivains 
Marc Alyn, Gaston Bachelard, Raoul Bécousse, Alain Bosquet, André Breton, Pierre Jean Brouillaud, Bernard Clavel, Jean Digot, Bernard Dumontet, Henri Gougaud, Edmond Humeau, Pierre Jean Jouve, Roger Kowalski, Gaston Puel, Yves Rouquette, Robert Sabatier, Pierre Seghers, Philippe Soupault, René Tavernier, Fernand Tourret, Robert Vigneau.
Les peintres 
Ariel, Evaristo, Garabétian, Pernin.
L’orfèvre 
Albert Duraz.
Le photographe 
Lucien Clergue.
Les comédiens 
Catherine Arditi, Bernard Gauthier, Marcel Maréchal.
Les chanteurs 
Jean Arnulf, René-Louis Lafforgue, Max Rongier.
Le marionnettiste 
Paul Strami.

Certains de ses ouvrages sont en cours de réédition sur Internet.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacqueline, veuve de Raymond Busquet, témoignages oraux et écrits[1]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jaqueline est voisine et amie avec l'initiateur de cette fiche, elle a participé activement à sa rédaction en apportant ses archives personnelles.