Rainis

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Jānis Pliekšāns dit Rainis

Description de cette image, également commentée ci-après

Jānis Pliekšāns (1880)

Activités écrivain, poète, traducteur
Naissance
Varslavāni, canton Dunavas,Drapeau de la Lettonie Lettonie
Décès (à 64 ans)
Majori, Drapeau de la Lettonie Lettonie
Langue d'écriture Letton
buste de Rainis à Daugavpils

Rainis, pseudonyme de Jānis Pliekšāns () - est un écrivain et poète letton, il fut surnommé le « Goethe letton » en raison de l'ampleur de son œuvre[1].

De famille bourgeoise, il se tourne vers le réalisme révolutionnaire. Il est l'auteur de nombreuses œuvres (poésies, romans et pièces de théâtre) et traductions (notamment Goethe). Il est également avocat et homme politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jānis Pliekšāns est né le 11 septembre 1865 sur le domaine "Varslavāni" dans le canton Dunavas en Lettonie. Ses parents Krišjānis (vers 1828–1891) et Dārta (vers 1828–1899) louaient une petite parcelle de terrain à Tadenava, puis ont déménagé dans la région de Daugavpils. Dans la famille il y avait trois enfants : Jānis, Līze (1854-1897) et Dora (1870-1950)[2]. Jānis Pliekšāns a commencé ses études à la pension Vilkumiesta chez O.Svenson. Puis, a poursuivi à l'école allemande de Grīva ( Daugavpils) de 1875 à 1879. Au mois de janvier 1880, il est entré au gymnase de Riga à la section classique. A cette époque, il appris le latin et le grecque, a étudié la littérature classique étrangère et a commencé à s'intéresser au folklore letton ainsi qu'à écrire les poésies[3].

Rainis est diplômé de la faculté juridique de Saint-Pétersbourg où il sera l'ami de Pēteris Stučka. En 1888 et 1889, il travaille dans le tribunal de Vilnius, puis en tant qu'avocat à Jelgava. De 1891 à 1895 il est rédacteur du journal "Dienas Lapa".

En 1896, il passe une courte période à Berlin, puis, travaille comme notaire à Panevėžys, où il est arrêté au mois de mai 1897.

Accusé d'appartenir à l'organisation antigouvernementale le Nouveau Courant (letton : Jaunā strāva), Rainis est écroué à la prison de Liepāja et de Riga. Il est par la suite condamné à cinq ans d'exil à Pskov, puis, à Slobodskoï (1897—1903), où, en 1897, il se marie avec Aspazija (pseudonyme d'Elza Pliekšāne, née Rozenberga), écrivain elle aussi.

Rainis soutient la révolution lettonne de 1905 qui se solde par un échec.

Redoutant de nouvelles persécutions, avec sa femme, il part pour la Suisse le 31 décembre 1905. Le couple s'installe à Lugano. De cette période datent ses pièces Cheval d'or ("Zelta zirgs" 1909), Indulis et Arïa ("Indulis un Ārija" 1912), Chantai-je, dansai-je ("Spēlēju, dancoju" 1915) et la tragédie Joseph et ses frères ("Jāzeps un viņa brāļi" 1906-1914). En 1916, dans son poème Daugava Rainis l'un des premiers parmi les intellectuels de son pays promeut l'idée de Lettonie indépendante.

Son exil durera de 1906 à 1921. Après l'indépendance, il devient ministre de l'éducation de décembre 1926 à janvier 1928, mais il n'atteindra jamais le poste de président qu'il visait.

Il décède des suites d'une maladie cardiaque le 12 septembre 1929. A sa mort, un hommage national lui est rendu. Il est inhumé au cimetière Jaunie kapi de Riga qui, la même année, fut renommé en son nom Raiņa kapi[4]. Une statue a été érigée en son honneur sur l'esplanade de Riga.

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]