Pont transbordeur de Rochefort

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Pont transbordeur de Rochefort
(ou de Martrou)
Pont transbordeur de Rochefort (ou de Martrou)
Pont transbordeur de Rochefort (ou de Martrou)
Géographie
Pays France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Localité Rochefort
Coordonnées géographiques 45° 54′ 58″ N 0° 57′ 39″ O / 45.916111, -0.96083345° 54′ 58″ N 0° 57′ 39″ O / 45.916111, -0.960833  
Fonction
Franchit La Charente
Fonction Traversée pour piétons et cycles
Caractéristiques techniques
Type Pont transbordeur
Longueur 175,5 m
Largeur 8[note 1] m
Hauteur 50[note 2] m
Matériau(x) maçonnerie, acier, fer, bois
Construction
Construction 1900
Ingénieur(s) Ferdinand Arnodin
Historique
Protection Logo monument historique Classé MH (1976)[1]

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Pont transbordeur de Rochefort (ou de Martrou)

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Pont transbordeur de Rochefort (ou de Martrou)

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Pont transbordeur de Rochefort (ou de Martrou)

Le pont transbordeur de Rochefort, ou pont transbordeur de Martrou, est l’œuvre de l’ingénieur, constructeur Ferdinand Arnodin. Il a été inauguré le 29 juillet 1900.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le pont transbordeur est un ouvrage d'art permettant de relier les deux rives de la Charente, entre les villes de Rochefort et d'Échillais, sans gêner la navigation. C'est le dernier pont transbordeur existant en France.

Ce pont est fondé sur 8 piles en maçonnerie, d'une profondeur de 19,5 mètres sur la rive Nord (Rochefort) et 8,5 mètres sur la rive Sud (Échillais), sur lesquelles reposent 4 pylônes métalliques hauts de 66,25 mètres qui sont situés 2 × 2 de part et d'autre de la Charente. Un tablier de 175,50 mètres de long, culminant à 50 mètres au-dessus des plus hautes eaux où circule le chariot, relie ces 4 pylônes entre eux. L'espace entre les piles est de 129 mètres et l'espace de quai à quai de 150 mètres.

Une nacelle au niveau de la route permet aux usagers de passer d'une rive à l'autre. Elle est suspendue à ce tablier par des câbles croisés et se déplace le long des rails du tablier sur 24 paires de galets au moyen d'un câble qui s'enroule et se déroule sur un treuil à tambour fixé au sol dans la machinerie qui se trouve côté Rochefort. L'énergie du treuil est fournie par un moteur électrique (à l'origine, un moteur à vapeur jusqu'en 1927).

Historique[modifier | modifier le code]

Les travaux du pont transbordeur en vue de remplacer un bac (insuffisant pour le trafic) commencent en mars 1898 pour se terminer en juillet 1900, sous la direction de Ferdinand Arnodin.

Le pont est inauguré le 29 juillet 1900, après 27 mois de travaux. Il aura coûté 586 500 francs de l'époque, et est prévu pour transporter à chaque traversée, 9 voitures à cheval à 2 attelages et 50 piétons ou bien 200 piétons seuls. Sa capacité est de 14 tonnes. La traversée dure, hors temps d'embarquement et de débarquement, 75 secondes.

Le 1er août 1912, l'aviateur Lucien Deneau passa sous le tablier du pont à transbordeur de Rochefort.

Entre 1933 et 1934, des problèmes dus à des amorces de rupture sont décelés dans les poutres de rigidité (membrures inférieures). Ces poutres faisant partie du tablier sont remplacées et modifiées et des travaux de consolidation sont menés (travaux menés par l'Entreprise Fives Lille Cail). La charge maximale de la nacelle passe alors à 16 tonnes.

Durant l'après-guerre, de nouveaux travaux de consolidation sont menés. Cependant, les temps d'attente deviennent de plus en plus longs du fait de l'augmentation du trafic sur la route qui le traverse avec quelquefois 500 m de file d'attente de part et d'autre de l'ouvrage. Dès 1967, un nouveau pont à tablier levant est construit en aval à une centaine de mètres et, en 1975, un budget de 1,4 million de francs est alloué en prévision de la démolition du pont transbordeur. Mais le 30 avril 1976, son classement comme monument historique[1] lui évite la destruction.

Entre 1980 et 1994, le pont est réhabilité avec des financements de la CEE (7 millions de francs seront utilisés pour la rénovation globale) : remplacement de pièces métalliques de l'ossature, rénovation du platelage de la nacelle, contrôle général de toute l'ossature métallique et de toute la câblerie, mise en peinture etc. Puis il est ré-inauguré et remis en service pour une exploitation touristique à la période estivale. Les véhicules non immatriculés (vélos, cyclomoteurs, etc.) et les piétons peuvent de nouveau l'emprunter.

Parallèlement, le pont levant situé en aval est remplacé par un viaduc à péage (viaduc de Martrou ou viaduc de l'estuaire de la Charente inauguré en 1991) pour les véhicules étrangers au département de La Charente Maritime jusqu'au 1er janvier 2004. Construit en béton précontraint et disposant de 2 × 2 voies, il est prévu d'origine pour l'accroissement du trafic routier. Le pont levant est détruit quelques mois plus tard (il n'en reste aujourd'hui que la base des 4 piles en béton armé).

Cinéma[modifier | modifier le code]

De mai à août 1966, le transbordeur sert de décor à la scène inaugurale du film de Jacques Demy, Les Demoiselles de Rochefort où l'on voit arriver la caravane foraine traversant la Charente, et où la nacelle suspendue fait office de plateau pour une composition chorégraphique.

Galerie d'images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. entre les poutres des rails
  2. au-dessus des plus hautes eaux

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brochure Le Pont Transbordeur de Martrou (Charente-Maritime), document proposé par l'Office du Tourisme d'Échillais.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]