Jules Philippe

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Joseph Philippe
Fonctions
Député la Haute-Savoie
1871 – 1888 (Décès)
Successeur Félix Brunier
Biographie
Date de naissance 30 octobre 1827 (186 ans)
Lieu de naissance Annecy
Date de décès 24 mars 1888
Lieu de décès Paris
Nationalité Drapeau de la Savoie.svg Duché de Savoie
Drapeau : France Française

Joseph Jules Pierre Philippe, né le 30 octobre 1827 à Annecy et mort le 24 mars 1888 à Paris, est un homme politique savoyard puis français, journaliste et historien, originaire de Haute-Savoie[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Son arrière-grand-père, Claude Philippe était député du Mont-Blanc et membre du Conseil des Cinq-Cents. Il est le fils de Joseph-Marie-Alexandre, avocat, et de Marie-Louise Périssin[2].

Il épouse Louise-Péronne Chaumontel, dont ils auront deux fils et quatre filles. L'un des frères de Louise-Péronne, Louis Chaumontel, sera maire d'Annecy, président du conseil général et sénateur de la Haute-Savoie[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est journaliste au journal National savoisien, de 1848 à 1853[2]. Il achète l'imprimerie Saillet (fondée en 1836) en 1850 qui portera désormais son nom jusqu'à sa revente en 1859[3]. Des presses sortiront le Moniteur savoisien de 1853-1857[2],[1], dont il sera aussi directeur[3].

Il fait partie des personnalités locales qui réactive l’Académie florimontane en 1851[4].

Il entre en politique en 1854 en devenant conseiller municipal d'Annecy, jusqu'en 1870. Lors de la période précédant l’Annexion de la Savoie, il ne prend ni parti pour le parti annexionniste, ni pour le parti conservateur, mais accepte l'union de l'ancien duché à la France[1].

En 1859, il adhère à la loge du Grand Orient Savoisien qui deviendra l'Allobrogie[2],[1].

Il fonde le journal républicain Les Alpes en 1868[2]. Il rédige cette année là un pamphlet intitulé Profession de foi du Patriote savoyard considéré par l'auteur et historien local Michel Amoudry comme « l'exaltation la plus pure du sentiment savoyard »[5].

Le 6 septembre 1870, il devient préfet de la Haute-Savoie, alors qu'il vient d'être fraîchement élu député. Il renonce à son mandat[3] . Mac Mahon le révoque le 26 mai 1873[6].

Contrairement à une majeure partie de la France qui porte à l'Assemblée nationale des élus conservateurs, la Haute-Savoie permet à cet élu républicain et ses camarades (Alfred Chardon, François Duparc) d'arriver en tête le le 8 février 1871[1],[7]. En 1876, il est de nouveau élu député et qu'il gardera jusqu'à sa mort.

À l'automne 1872, il est à l'origine de la venue de Léon Gambetta en Savoie pour les célébrations du 80e anniversaire de la première réunion de la Savoie à la France[7].

Il préside, par ailleurs, la Société de secours mutuels des instituteurs en 1880.

Il décède le 24 mars 1888 à Paris et il est inhumé au cimetière de Loverchy d'Annecy[1].

Publications[modifier | modifier le code]

Quelques-unes des publications de Jules Philippe :

  • Guillaume Fichet, sa vie, ses œuvres. Introduction de l'imprimerie à Paris, 1892 (édité après sa mort[1])
  • Origine de l'imprimerie à Paris, d'après des documents inédits, 1885
  • Les Hommes de science de la Savoie, 1884
  • Mont-Blanc ou Simplon ? Avantages incontestables d'un chemin de fer international par le Mont-Blanc au point de vue politique et stratégique, 1880
  • Les Premiers essais de Xavier de Maistre, brochures publiées en 1784 et rééditées pour la première fois en 1874
  • Histoire populaire de la Savoie, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, 1873
  • Almanach des gloires de la Savoie pour 1868-1870
  • Manuel chronologique contenant les principales dates de l'histoire politique, municipale, ecclésiastique et littéraire de la Savoie, jusqu'à la fin de l'année 1849, 1868
  • Annecy et ses environs, 1867
  • Un moraliste savoyard au XVIe siècle : Jean Menen, 1867
  • Les Princes-Loups de Savoie ; lettre à M. Thiers, 1867
  • Les Poètes de la Savoie, 1865
  • Les gloires de la Savoie, 1860
  • Manuel biographique de la Haute-Savoie et de la Savoie, 1863
  • Annecy et ses environs, 1852
  • La Savoie poétique, 1849

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Germain 2007, p. 446.
  2. a, b, c, d, e et f Vincent Wright, Éric Anceau, Jean-Pierre Machelon et Sudhir Hazareesingh, Les préfets de Gambetta, Presses Paris Sorbonne,‎ 2007, 482 p. (ISBN 978-2-84050-504-4), p. 352-354.
  3. a, b et c Auguste Dufour et François Rabut, L'imprimerie, les imprimeurs et les libraires en Savoie : du XVe au XIXe siècle, vol. 16, Mémoires et documents de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, Slatkine,‎ 1877, 415 p. (ISBN 978-2-05101-667-4), p. 263-264.
  4. Paul Guichonnet, Histoire d'Annecy, Privat,‎ 1987 (ISBN 978-2-70898-244-4), p. 238.
  5. Michel Amoudry, Quel avenir pour la Savoie ?, Yens, Cabédita, coll. « Espace et horizon »,‎ 2003, 156 p. (ISBN 2-88295-368-2), p. 91.
  6. Dictionnaire d'Amboise. Pays de Savoie, Édition d'Amboise,‎ 1989 (ISBN 2903795134), p. 292, Article.
  7. a et b Paul Guichonnet, Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie : Hier et aujourd'hui, La Fontaine de Siloé,‎ 2007, 399 p. (ISBN 978-2-8420-6374-0), p. 25.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Germain, Personnages illustres des Savoie, Autre Vue,‎ 2007, 619 p. (ISBN 978-2-9156-8815-3).
  • Vincent Wright, Éric Anceau, Jean-Pierre Machelon, Sudhir Hazareesingh, Les préfets de Gambetta, Presses Paris Sorbonne,‎ 2007 (ISBN 978-2-84050-504-4), p. 352-354, fiche.
  • Pierre Soudan, Un témoin de la Savoie au XIXe siècle, Jules Philippe, Éditions Curandéra,‎ 1988, 63 p.
  • Louis Dépollier, Régionalisme et politique en Savoie : Jules Philippe (1827-1888), Chambéry, Librairie Dardel,‎ 1939.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]