Paul Grenier (général)

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Paul Grenier
Le général Grenier (gravure pour l’Album du Centenaire).
Le général Grenier (gravure pour l’Album du Centenaire).

Naissance 29 janvier 1768
Sarrelouis
Décès 19 avril 1827 (à 59 ans)
Dammartin-Marpain (Jura)
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royal Standard of King Louis XIV.svg Royaume de France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17841818
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Comte de l'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
Grand-croix de Saint-Louis
commandant de l'ordre de la Couronne de Fer
Hommages nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 14e colonne
Autres fonctions Député de la Moselle

Paul Grenier, né le 29 janvier 1768 à Sarrelouis et mort le 19 avril 1827 au château de Montrambert à Marpain et Montrambert (actuelle commune de Dammartin-Marpain), est un général de la Révolution française et de l’Empire.

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Son père était huissier au bailliage de Sarrelouis. Il entre comme simple soldat dans le régiment d'infanterie de ligne de Nassau le 21 décembre 1784.

Carrière pendant les guerres de la Révolution[modifier | modifier le code]

Il était capitaine à la bataille de Valmy. Sa conduite à Jemmapes et pendant toute la campagne lui valut le grade d'adjudant-général. Nommé général de brigade le 29 avril 1794 et général de division le 11 octobre suivant, il reçut à la bataille de Fleurus les éloges du général en chef qui lui attribua une partie du succès. C'est lui qui dirigea, le 6 septembre 1795 le passage du Rhin à Uerdingen par l’avant-garde de l'armée française.

En 1797, le Directoire lui écrivait la lettre la plus flatteuse à la suite des batailles de Neuwied et des combats qui suivirent. Grenier passa à l'armée d'Italie en 1799 et s'y fit remarquer aux batailles de l'Adige, de Vérone, de Cassano, de Bassignana, etc., et pendant la retraite de Shérer. Puis, sous Championnet, à l'armée des Alpes, il s'empara des postes du Petit-Saint-Bernard, et prit part aux combats de la Soura, de Mondovi et de Fressano.

Consulat et Empire[modifier | modifier le code]

Paul Grenier. Illustration pour l’Album du Centenaire.

En 1800, à l'armée du Rhin, ses manœuvres décidèrent la prise de Günzburg, et contribuèrent au succès des batailles d'Höchstädt et de Hohenlinden. Après la paix de Lunéville, le Premier consul le nomma inspecteur général d'infanterie. Il fit les campagnes de 1805 à 1807, et devint gouverneur de Mantoue, puis comte d'Empire. En 1809, à la tête d'une division de l'armée d'Italie, il prit part aux combats de Sacile, de Caldiero et de San Daniele del Friuli. Ayant reçu, à la suite de ces affaires, le commandement d'un corps d'armée, il se signala aux passages de la Piave, du Tagliamento et à la bataille de Raab.

À Wagram, il reçut pour sa conduite le titre de grand aigle de la Légion d'honneur le 14 août 1809[1]. En 1810, il commandait en chef le corps d'armée d'Italie méridionale. En 1812, il organisa la 35e division, la mena en Prusse, au-devant des débris de la Grande Armée et protégea la retraite du prince Eugène de Beauharnais. En 1813, il prit le commandement en chef du corps d'armée sur l'Adige ; lieutenant du vice-roi, il battit les Autrichiens à Bassano, à Caldiero, à Saint-Michel, et disputa pied à pied le terrain à l'ennemi. Après la défection de Murat, il dirigea, de concert avec Eugène, les mouvements défensifs de l'armée d'Italie et contribua au succès de la bataille du Mincio. Lors de l'évacuation de l'Italie, ce fut Grenier qui ramena l'armée en France.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Est, 13e et 14e colonnes.

Pendant les Cent-Jours, le département de la Moselle l'envoya à la Chambre où il exerça une grande influence et fut nommé membre du gouvernement provisoire. Il quitta le service actif à la seconde Restauration et fut de nouveau député en 1818. Le nom de cet illustre général est inscrit sur le côté Est de l'arc de triomphe de l'Étoile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Testu, Almanach impérial pour l'année 1810 : présenté à S.M. l'Empereur et Roi par Testu, Paris, Testu,‎ 1810 (lire en ligne)

Sources[modifier | modifier le code]

Pour approfondir 
« Grenier (Paul, comte) », dans Robert et Cougny, Dictionnaire des parlementaires français,‎ 1889 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore] ;