Pervenche
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Pervenche
Vinca major
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Ordre | Gentianales |
| Famille | Apocynaceae |
| Ordre | Gentianales |
|---|---|
| Famille | Apocynaceae |
Espèces de rang inférieur
- Vinca balcanica
- Vinca difformis
- Vinca herbacea
- Vinca major
- Vinca minor
La pervenche (genre Vinca) est une plante herbacée pérenne de la famille des Apocynacées. La pervenche se multiplie par stolons, comme le fraisier : ses tiges s'allongent, couvrent le sol et y prennent racine de place en place. À chaque nouveau petit bouquet de racines se développe une nouvelle plante.
En zone européenne tempérée, à la différence du muguet et de l'anémone des bois, elle serait un biodindicateur qui signale qu'une parcelle a été autrefois cultivée, éventuellement plusieurs siècles ou millénaires auparavant. Elle renseigne donc sur la naturalité des forêts[1].
Sommaire |
Couleur[modifier]
Le nom de pervenche a été donné à la couleur bleu mauve qui rappelle celle de ses fleurs.
Par métonymie, le mot désigne une contractuelle de la police parisienne, en raison de la couleur de son uniforme[2].
Étymologie[modifier]
Le mot pervenche vient de la formule latine "vinca pervinca", une formule "magique" crée à partir de "vincere" (vaincre) car la pervenche aurait des vertus médicinales permettant de vaincre de nombreux maux[3]. Une autre hypothèse fait venir le nom pervenche de "vincire", lier, attacher, car cette plante dont les horticulteurs font des bordures s'étend comme une corde.
La pervenche de Madagascar (Catharanthus roseus) ne fait plus partie du genre Vinca.
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Sphinx faux-bourdon sur une pervenche
Pharmaceutique[modifier]
Les feuilles de pervenche sont utilisées en pharmaceutique pour l'extraction d'un alcaloïde utilisé dans la polythérapie de la maladie de Hodgkin, la vinblastine.
Ennemis[modifier]
Les papillons de nuit (hétérocère) suivants se nourrissent de pervenche :
- lichénée mariée, Catocala nupta (Noctuidae),
- sphinx du laurier-rose, Daphnis nerii (Sphingidae).
Littérature[modifier]
L'épisode de la pervenche décrit par Rousseau est significatif du bonheur, à travers le souvenir, que peut procurer la vue d'une si simple fleur.
- En 1734, Rousseau sur le chemin des Charmettes avait entrevu une pervenche, alerté en cela par celle qu'il appelait encore "maman", (Mme de Warens). Trente années plus tard, en 1764, en herborisant avec son ami Du Peyrou, il rencontre pour la seconde fois de sa vie cette petite fleur bleue. Cette simple image suffit, à le transporter des années en arrière, au temps heureux. Le bonheur est retrouvé dans le souvenir et peut être réécrit etc.[4] On retiendra de cet épisode l'importance qu'il a pu avoir dans la vie sentimentale de cet auteur. Comme d'autres auront été marqués par les roses, ou par d'autres fleurs.
Notes et références[modifier]
- Selon Jean-Luc Dupouey et Etienne Dambrine dans le n°14 des Rendez-vous techniques de l’ONF (automne 2010)
- Les « innommables » de la préfecture de Police, revue L'Homme et la société, n° 143-144, 2002/1, Geneviève Pruvost
- D'après le dictionnaire du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales
- http://rousseaustudies.free.fr/ArticleMaumignygarban.htm
Liens externes[modifier]
- Référence Tela Botanica (France métro) : Vinca major (fr)
- Référence Belles fleurs de France : Vinca major (fr)