Sphingidae
Sphingidae
Moro sphinx en vol stationnaire
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Arthropoda |
| Classe | Insecta |
| Ordre | Lepidoptera |
| Super-famille | Bombycoidea |
Les Sphingidae (sphingidés) sont une famille de lépidoptères hétérocères (appartenant à la super-famille des Sphingoidea). Les sphingidés sont d'assez grande taille, ont le corps épais et pour la plupart des ailes étroites. Certaines espèces ont des ailes plus larges et festonnées. Les sphinx sont bâtis pour des vols à grande vitesse et certaines espèces peuvent atteindre 55 kilomètres à l'heure. Ils parcourent parfois des distances considérables au cours de leur vie adulte, d’une durée moyenne de dix à vingt-cinq jours[1]. Beaucoup d'espèces sont migratrices, comme le Sphinx tête de mort. Si presque tous les sphinx sont nocturnes, quelques-uns sont toutefois diurnes, comme les Moro sphinx (Macroglossum stellatarum), Amphion nessus, Proserpinus flavofasciata et l'ensemble des espèces du genre Hemaris.
Sommaire |
Historique et dénomination [modifier]
La famille des Sphingidae a été décrite par l'entomologiste français Pierre André Latreille en 1802.
Taxinomie [modifier]
Elle se décompose en 3 sous-familles
- Macroglossinae Harris, 1839
- Smerinthinae Grote & Robinson, 1865
- Sphinginae Latreille, [1802]
Nutrition [modifier]
Les Sphingidae exécutent souvent des vols stationnaires (vol vibré), grâce aux battements spécialisés et très rapides de leurs ailes. À l’aide de leur trompe, souvent très longue (cas des sphinx malgaches puisant le nectar des orchidées Angraecum sesquipedale et du Sphinx du liseron), ils peuvent recueillir le nectar des fleurs, même dans les corolles les plus profondes, comme le fait l’oiseau-mouche, d’où leur nom en anglais Hummingbird moths. Mais certaines espèces ne possèdent pas de trompe et ne se nourrissent pas au cours de leur phase adulte[2].
Chenille [modifier]
Les chenilles de la plupart des espèces présentent des lignes latérales obliques assez vivement colorées. Solitaires, elles vivent sur une grande variété de feuillus ou de plantes basses, parfois toxiques. Effrayées par un ennemi, elles rétractent leurs segments thoraciques, soulèvent le devant de leur corps et le balancent brusquement d’un côté à l’autre. Au repos, les chenilles peuvent également relever la partie antérieure de leur corps, imitant vaguement la position du " Sphinx " égyptien ou grec, d'où le nom. De couleurs souvent voyantes, elles possèdent aussi une corne recourbée inoffensive sur le huitième anneau abdominal ; cette corne est exceptionnellement inexistante chez le Sphinx d’Abbott et le Sphinx chauve-souris (Hyles vespertilio).
Chrysalide [modifier]
Quelques espèces chrysalident dans le sol, parfois jusqu’à 12 cm de profondeur, d’autres, sous les pierres ou les débris végétaux ou encore se tissent un cocon lâche dans les feuilles mortes. Il semble que toutes les espèces de Sphingidae au Québec hivernent au stade de chrysalide.
Quelques espèces européennes [modifier]
- Acherontia atropos — sphinx tête de mort
- Agrius convolvuli — sphinx du liseron
- Daphnis nerii — sphinx du laurier-rose
- Deilephila elpenor — grand sphinx de la vigne
- Deilephila porcellus — petit sphinx de la vigne
- Hemaris fuciformis — sphinx gazé ou sphinx fuciforme
- Hemaris tityus — sphinx bourdon ou sphinx bombyliforme
- Hippotion celerio —sphinx Phaenix
- Hyles euphorbiae — sphinx de l'euphorbe
- Hyles gallii — sphinx de la garance ou sphinx du gaillet
- Hyles hippophaes — sphinx de l'argousier
- Hyles lineata livornica — sphinx livournien
- Hyles nicaea — sphinx nicéa
- Hyles vespertilio — sphinx chauve-souris
- Hyloicus pinastri — sphinx du pin
- Laothoe populi — sphinx du peuplier
- Macroglossum stellatarum — moro sphinx
- Marumba quercus — sphinx du chêne
- Mimas tiliae — sphinx du tilleul
- Proserpinus proserpina — sphinx de l'épilobe ou sphinx de l'oenothère
- Smerinthus ocellata — sphinx demi-paon
- Sphinx ligustri — sphinx du troène
Notes et références [modifier]
- Jean-Paul Laplante, Papillons et Chenilles du Québec et de l'est du Canada
- Michael Chinery, Insectes de France et d'Europe occidentale, Flammarion, mai 2005, 320 p. (ISBN 978-2-0820-1375-8), p. 140
Voir aussi [modifier]