Paradisier splendide

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Astrapia splendidissima

Astrapia splendidissima

Description de cette image, également commentée ci-après

Astrapia splendidissima splendidissima, mâle.

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paradisaeidae
Genre Astrapia

Nom binominal

Astrapia splendidissima
Rothschild, 1895

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Le Paradisier splendide (Astrapia splendidissima) est une espèce d'oiseaux de la famille des Paradisaeidae, regroupant les oiseaux de paradis.

Distribution[modifier | modifier le code]

En deux poches dans l’ouest et le centre-ouest de la Nouvelle-Guinée, correspondant aux deux sous-espèces, des monts Weyland à l’ouest des monts Star.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Cet oiseau est représenté par deux ou trois sous-espèces :

  • A. s. splendidissima Rothschild, 1895 : monts Weyland, aire de Charles Louis et région du lac Wissel ;
  • A. s. helios Mayr, 1936 : du mont Hindenburg à l’ouest des monts Star ;
  • A. s. elliottsmithi Gilliard, 1961 : n’est pas reconnue par Frith & Frith (2009).

Habitat[modifier | modifier le code]

Le paradisier splendide fréquente les forêts de montagnes et sub-alpines jusqu’à la limite des arbres ainsi que leurs lisières et leurs formations secondaires entre 1750 et 3450 m mais surtout entre 2100 et 2700 m (Frith & Frith 2009).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Frith & Frith (2009) décrivent un régime alimentaire similaire avec une prédominance de fruits et un complément de petits animaux (arthropodes, grenouilles, lézards) prélevés sur les troncs et les branches couverts de mousse. Ottaviani (2012), sur la base d’une photo, montre que l’espèce recherche aussi sa nourriture parmi une pandanacée lianescente du genre Freycinetia.

Voix[modifier | modifier le code]

Le mâle émet une double note bourdonnante to-ki la seconde montante et la femelle produit un double son vibrant assez similaire teek-teek. D’autres cris ont été rapportés comme un doux, aigu et mélancolique jeet ; un curieux tch-tch-tch sec ; un coassement gree, un appel glapissant très distinctif et un son mécanique grésillant (Frith & Frith 2009).

Nidification[modifier | modifier le code]

L’espèce est présumée polygame en raison de l’observation de mâles chantant et paradant sur des perchoirs habituels. La construction du nid a été constatée en mars, un juvénile observé en août, un œuf découvert en octobre et un poussin en novembre. On ignore si les mâles paradent de façon solitaire (chaque mâle face à une femelle) ou de façon communautaire. La présence de quatre mâles adultes perchés bien en vue à la cime de grands arbres et espacés d’environ de 40 m les uns des autres, et lançant leurs cris suggère un comportement reproducteur de type « lek » (Frith & Frith 2009).

Statut, conservation[modifier | modifier le code]

L’espèce est commune à Okbap dans les Star Mountains entre 2600 et 3200 m d’altitude où seuls des individus en plumage femelle ont été observés en dessous de 2150 m. Aucune menace n’étant connue, l’espèce n’est pas considérée comme en danger (Frith & Frith 2009).

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frith, C. B. & Frith, D. W. (2009). Family Paradisaeidae (Birds of Paradise). In del Hoyo, J. Elliott, A. & Christie, D. Handbook of the Birds of the World. Bush-shrikes to Old World Sparrows. Volume 14. pp. 404-459. Lynx Edicions, Barcelona.
  • Ottaviani, M. (2012). Les Oiseaux de Paradis – Histoire Naturelle et photographies, 320 pages. Editions Prin, France.

Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]