Paradisier corvin

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Paradisier corvin

Description de cette image, également commentée ci-après

Lycocorax pyrrhopterus

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paradisaeidae

Genre

Lycocorax
Bonaparte, 1853

Nom binominal

Lycocorax pyrrhopterus
Bonaparte, 1853

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 01/07/75

Le Paradisier corvin (Lycocorax pyrrhopterus) est une espèce de passereau appartenant à la famille des Paradisaeidae. C'est la seule espèce du genre Lycocorax.

Distribution[modifier | modifier le code]

Iles Moluques : Halmahera et petites îles voisines (Batjan, Kasiruta). Obi, Bisa, Morotai, Rau.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • L. p. pyrrhopterus (Bonaparte, 1850) : Halmahera et petites îles voisines (Batjan, Kasiruta).
  • L. p. obiensis Bernstein, 1865 : îles Obi et Bisa, au sud de Halmahera. Elle ressemble à la forme nominale avec un reflet vert brillant.
  • L. p. morotensis Schlegel, 1863 : îles Morotai et Rau, au nord de Halmahera. C’est la sous-espèce la plus grande, elle ressemble à la forme nominale en plus pâle et avec la base des rémiges primaires blanche.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Bonaparte, 1850, avait initialement considéré cette espèce comme un véritable corvidé Corvus pyrrhopterus puis avait créé en 1853, le genre monotypique Lycocorax dont l’étymologie associe les noms grecs du genre du choucas Lycos et de l’espèce du corbeau korax. Le nom spécifique tire sa racine du grec (purrhos : couleur feu) et (pteron : aile).

Habitat[modifier | modifier le code]

Le paradisier corvin est inféodé à la forêt de basse altitude, de colline et de moyenne montagne (0-1600 m) ainsi qu’aux zones cultivées ouvertes et parsemées d’arbres, de broussailles, de vergers et de plantations de palmiers (Cocos nucifera). Il a été observé à 800 m d’altitude sur Obi, à 1500 m sur Halmahera et 1700 m sur Batjan. Il montre une certaine tolérance aux forêts dégradées par l’homme et fréquente plus rarement les mangroves, les marécages et les zones montagneuses (Ottaviani 2012).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Le régime alimentaire se compose essentiellement de fruits avec un complément d’arthropodes et les jeunes semblent être également nourris principalement de fruits (Frith & Frith 2009).

Mœurs[modifier | modifier le code]

Les paradisiers corvins évoluent seuls ou par paires, occasionnellement jusqu’à cinq individus et, plus rarement, en groupes mixtes avec des pigeons. Ils recherchent leur nourriture à mi-hauteur dans les frondaisons des grands arbres (Frith & Frith 2009). Ils volent dans la canopée à travers la forêt tout en criant bruyamment, se déplaçant d’arbre en arbre avec un battement d’ailes particulier, un vrombissement bruyant, selon des observateurs locaux (Ottaviani 2012).

Voix[modifier | modifier le code]

Différents cris d’alarme et de contact ont été rapportés avec des appels variant d’une île à l’autre. Sur Obi, un wuhk ou wunk ou encore un sonore who-up (auquel répond un autre individu par un puissant hwhoo) ont été décrits. Sur Halmahera, l’appel ressemble à un aboiement de chien woo-up, la seconde note montante et souvent suivie d’un son criard krek ou rek qui peut être émis seul ; avec aussi une double note puissante wu-wnk, kreck rek ou krek kek (Frith & Frith 2009).

Nidification[modifier | modifier le code]

En raison de sa proche parenté avec les manucodes, la participation des deux parents aux tâches de la nidification est supposée. La parade nuptiale est inconnue. La période de nidification a lieu de fin-décembre à début-juin mais des spécimens à gonades hypertrophiées ont été signalés pendant d’autres mois. A Halmahera, deux nids contenaient chacun un seul poussin à la mi-avril. Le nid ressemble à celui des manucodes en plus volumineux. Il est suspendu dans une fourche (comme celui des loriots) entre 4 et 15 m de hauteur et confectionné avec des vrilles de vignes et un revêtement interne de nombreux lambeaux de bois. La ponte est apparemment d’un seul œuf. Les soins portés au jeune et son développement restent inconnus (Frith & Frith 2009).

Statut[modifier | modifier le code]

L’espèce est considérée comme globalement non menacée, localement commune sur Halmahera, relativement commune ou franchement commune à Obi et Bisa (Frith & Frith 2009).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frith, C. B. & Frith, D. W. (2009). Family Paradisaeidae (Birds of Paradise). In del Hoyo, J. Elliott, A. & Christie, D. Handbook of the Birds of the World. Bush-shrikes to Old World Sparrows. Volume 14. pp. 404-459. Lynx Edicions, Barcelona.
  • Ottaviani, M. (2012). Les Oiseaux de Paradis – Histoire Naturelle et photographies, 320 pages. Editions Prin, France.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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