Paradisier républicain

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Paradisier républicain

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Diphyllodes respublica

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paradisaeidae
Genre Diphyllodes

Nom binominal

Diphyllodes respublica
Shaw, 1809

Synonymes

  • Cicinnurus respublica

Statut de conservation UICN

( NT )
NT  : Quasi menacé

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 01/07/75

Le Paradisier républicain (Diphyllodes respublica) est un petit oiseau de la famille des Paradisaeidae.

Distribution[modifier | modifier le code]

Îles Waigeo et Batanta au large du Vogelkop mais absent de Salawati.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Bonaparte, 1850, avait nommé ce taxon Lophorina respublica. Charles-Lucien Bonaparte, neveu de Napoléon Bonaparte, était un naturaliste très apprécié et John Gould lui avait même dédié un de ses ouvrages. Ayant vécu aux Etats-Unis, il avait des opinions républicaines et l’habitude des zoologistes de l’époque d’attribuer des noms royaux ou nobles aux espèces remarquables nouvellement découvertes l’irritait profondément. Afin d’affirmer ses convictions, il choisit de dénommer cette espèce respublica pour honorer la république et non la royauté, car comme il disait : « S’il n’y a pas de république paradisiaque, qu’il y ait au moins un paradisier républicain ! » (Ottaviani 2012).

Habitat[modifier | modifier le code]

Son habitat de prédilection est la forêt de colline vers 300 m d’altitude, plus rarement la forêt pluviale de basse altitude et la forêt de moyenne montagne. Les aires de parade se situent dans une petite clairière du sous-bois créée par la chute d’un arbre ou un glissement de terrain (Frith & Frith 2009).

Alimentation[modifier | modifier le code]

Elle consiste en fruits et en arthropodes (Frith & Frith 2009).

Parade nuptiale[modifier | modifier le code]

La parade nuptiale comporte des postures statiques et une danse avec exhibition de la collerette, du plastron, des rectrices ornementales et mise en valeur des dessins de la tête et de l’intérieur de la bouche. Le mâle répond d’abord à une femelle en se figeant sur place à la base du baliveau puis il monte un peu et déploie son plastron pectoral en éventail tout en redressant sa queue et ses rectrices ornementales. D’autres postures sont similaires à celles du diphyllode magnifique mais la parade n’est pas décrite dans sa totalité (Frith & Frith 2009).

Ottaviani (2012) a décrit une séquence vidéo, du site Cornell Lab of ornithology, tournée en novembre 2004 sur l’île Batanta par Edwin Scholes. Elle met en scène un mâle en présence de trois femelles. Le mâle vient se percher au pied du baliveau central ce qui occasionne immédiatement une envolée des femelles vers lui mais sans rivalité entre elles. L’une d’elles s’agrippe au baliveau et descend, tête en bas, vers le mâle. Il déploie alors son plastron en V et agite ses rectrices ornementales puis il ouvre le bec pour exhiber l’intérieur jaune vif. Immédiatement après, il déploie son plastron en un disque semi-circulaire iridescent, monte et descend légèrement le long du baliveau en émettant de doux cris. Cette scène est intéressante car elle suggère comment se passe la sélection sexuelle. Le mâle déploie toute son ardeur à mettre en valeur les ornements de son plumage et à démontrer ses qualités physiques tandis que les femelles se présentent dans l’arène afin d’apprécier les qualités de ce prétendant et éventuellement le sélectionner.

Nidification[modifier | modifier le code]

Elle est totalement inconnue.

Statut, conservation[modifier | modifier le code]

L’espèce est répertoriée en « presque menacée » en raison de sa distribution restreinte et sa petite population suspectée en déclin du fait de la dégradation de son habitat. La chasse pour les plumes ornementales peut constituer une menace supplémentaire. En matière de mesures en cours, le Pulau Waigeo nature reserve, instauré dans les années 1980 couvre un large territoire de 1530 km² mais il pourrait être réduit de façon substantielle. Pour les mesures à prendre, BirdLife préconise une étude de terrain afin de préciser la distribution, l’abondance, la tolérance aux dégradations, les menaces dont, notamment, la perte de l’habitat dans la réserve naturelle de Pulau Waigeo (BirdLife International 2011).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frith, C. B. & Frith, D. W. (2009). Family Paradisaeidae (Birds of Paradise). In del Hoyo, J. Elliott, A. & Christie, D. Handbook of the Birds of the World. Bush-shrikes to Old World Sparrows. Volume 14. pp. 404-459. Lynx Edicions, Barcelona.
  • Ottaviani, M. (2012). Les Oiseaux de Paradis – Histoire Naturelle et photographies, 320 pages. Editions Prin, France.

Homonymie[modifier | modifier le code]

  • Cicinnurus respublica

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