Notre-Dame-de-la-Motte

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Notre-Dame-de-la-Motte
Image illustrative de l'article Notre-Dame-de-la-Motte
Présentation
Nom local La Vierge Marie
Période ou style Gothique
Architecte Mr Février
Date de construction XIXe siècle
Dimensions 3.50 mètres
Destination initiale Oratoire
Propriétaire Vesoul
Protection 1854
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Quartier Vieux-Vesoul
Commune Vesoul
Localisation
Coordonnées 47° 37′ 25″ N 6° 09′ 28″ E / 47.623747, 6.157751 ()47° 37′ 25″ Nord 6° 09′ 28″ Est / 47.623747, 6.157751 ()  

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Notre-Dame-de-la-Motte est une chapelle dédiée à la vierge Marie, érigée au sommet de la colline de La Motte au centre de Vesoul, en Haute-Saône, dans la région Franche-Comté. C'est un monument historique de la ville qui fait partie du Patrimoine de Vesoul. Cet oratoire est souvent associé à un miracle.

Bâtie à l'emplacement même de l'ancienne cité Castrum Vesulium, la construction de la chapelle renferme une longue histoire. Sa construction a été le fruit d'une longue préparation, rassemblant alors des milliers de personnes durant des congrès et des processions. Archéologiquement, elle a permis, entre autres, la découverte d'objet ancien tel une pièce de canon très ancienne qui garnie fortement l'histoire médiéval de Vesoul. Ce canon, qui repose d'ailleurs au Musée Georges-Garret, faisait partie de l'ancien château.

À Vesoul, la chapelle est le symbole totale de la protection et de la divination concernant la mère de Jésus. Cette estime est due au fait que les habitants soient épargnés du choléra en 1854. Il s'agit du monument le plus connu de Vesoul, et historiquement, celui qui a été le plus repris dans les ouvrages ainsi que le plus précisé et détaillé.

Le sanctuaire est considéré comme un lieu de pèlerinage.

Éléments historiques[modifier | modifier le code]

La Motte[modifier | modifier le code]

La Motte vue depuis le Sabot de Frotey
Article détaillé : La Motte.

La Motte est une colline surplombant Vesoul à 378 mètres d'altitude. Elle est de forme conique. La Motte a une hauteur de 147 mètres par rapport aux terres de Vesoul. La Motte est un site protégé qui fait apparaître une forêt boisée et une grande verdure. La colline possède une ascension de plus d'un kilomètre. En 1793, les vésuliens eurent l'idée d'élever, au sommet de cette colline, un monument religieux représentant Vesoul, la fabuleuse chapelle Notre-Dame-de-la-Motte.

Castrum Vesulium[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Castrum Vesulium.

Le Castrum Vesulium est l'ancien château du Moyen Âge qui a fait naître la ville. Il était situé au sommet de la colline de la Motte. Le premier document qui fait référence à ce château date de 899. Placé au sommet de la colline, il disposait d'un rôle très stratégique, pour le combat, car sa hauteur permettait de voir l'ennemi de loin, d'acquérir une fonction de sentinelle. Le château a été victime d'un siège en 1479 qui le remit en question. C'est en 1595 que le château se fit détruire lors du siège de Henri IV. Posée, en 1857, la chapelle sera donc élevée deux siècles et demi après la fin du Castrum Vesulium.

Histoire de la chapelle[modifier | modifier le code]

Avant 1854[modifier | modifier le code]

Avant la pose de l'oratoire, en 1854, se dressait au sommet de la colline de calcaire de la Motte, une grande croix en bois. Cette croix était souvent victime des orages, et se renversait. Par bonté et fidélité, les vésuliens la relevaient. Ce sanctuaire a été voué à Marie dès le début du Moyen Âge, d’abord sous le nom de Notre Dame du Chastel de Vesoul, puis après plusieurs siècles durant lesquels la statue primitive a été transférée dans différents lieux jusqu'à atteindre le sommet de la Motte en 1854[A 1].

Le choléra[modifier | modifier le code]

Au début du mois de juillet 1854, le choléra était très présent dans le département, et plus particulièrement aux environs du chef-lieu de Vesoul. Il dévasta d’innombrables personnes en Haute-Saône. Le département était alors ravagé, mais la ville de Vesoul semblait ne pas être atteinte[A 2]. Durant les mois de juillet et d'août 1854, cette infection épidémique contagieuse tua rien qu'en Haute-Saône près de 10 000 âmes, diminuant ainsi la population haute-saônoise de 3 %. Les villes et villages les plus touchés ont été Gy avec 890 et Gray avec 563 habitants. D'autres petites villages ont également connu des pertes tels que Saulx (320), Saint-Loup-sur-Semouse (267), Pesmes (251), Villersexel (112), Selles (165)... Certains villages perdirent près d'un tiers de leur population. Le dimanche 30 juillet 1854, les vésuliens terriblement inquiets craignaient hautement la dispersion de l'épidémie à Vesoul. C'est alors qu'une idée hébergea l'esprit des vésuliens. Le 30 juillet 1854, où la tension est à son comble. Si la ville est épargné du choléra, un édifice religieux avec pour monument principale, la Vierge Marie, serait construit. Le symbole de Marie signifiait énormément à cette époque. La population, qui est alors très religieuse et croyante, éprouvait le seul moyen de remercier en posant un édifice contenant la mère de Jésus et qui plus est dans son centre antique.

La procession d'Echenoz du 30 juillet 1854[modifier | modifier le code]

Une procession dans un pays de l'Europe Oriental

À Échenoz-la-Méline, dans l'agglomération sud de Vesoul, une statue de la bienheureuse Vierge Marie était depuis longtemps érigée dans la ville. Elle avait protégé Echenoz de certaines épidémies et les habitants du village la vénéraient. La statue de Marie d'Echenoz était le deuxième monument religieux le plus visité de Haute-Saône, après le sanctuaire de Notre-Dame-du-Haut, construit sur la colline de Bourlémont à Ronchamp. Une procession religieuse sera réalisée au départ de l'église Saint-Georges de Vesoul jusqu'à l'église d'Echenoz. Le dimanche 30 juillet 1854, le jour de la messe, les religieux annoncent que la procession se réalisera à 18 heures de ce jour. L’événement est décrit comme grandiose, remarquable et inoubliable. 5 000 personnes assistèrent à la procession, dans les rues, places et voies d'Echenoz[A 3]. Le curé d'Echenoz prit dans ses mains un petit monument avec pour image la mère de Dieu, le leva devant les adeptes et exclama Que de larmes coulèrent dans cette circonstance solennelle!... que de vœux furent formés. À 21 heures, la procession terminée, les paroissiens rentrèrent à l'église Saint-Georges de Vesoul. L'importance du nombre de personnes était telle qu'ils durent se mettre dans les rues de Vesoul et en majorité sur la place de l'église, étant donné le nombre de places restreintes dans l'église Saint-Georges. Les paroissiens réunis dans l'église, ils firent le vœux de s'engager à ériger au sommet de la petite montagne un monument religieux en l'honneur de Marie, pour protéger Vesoul du choléra qui anéantissait les environs[A 4].

La construction[modifier | modifier le code]

Etapes de construction[modifier | modifier le code]

Dessin représentatif de la chapelle, en 1857

Les deux principales étapes de fondation du monument sont le plan de construction et l'accord du conseil municipal. Le plan de construction étant l'architecture du monument abritant la vierge Marie. L'accord du conseil municipal étant l'administration principal de la ville, qui a pour président, le maire de Vesoul.

Le plan d'architecture

En octobre, concernant l'architecture, les premières étapes de la fondation du monument furent établies. Le plan de construction est conçu. Ce plan a pour but de faire reconnaître aux futurs habitants de la ville la gratitude et le remerciement qu'ont eus les vésuliens de l'époque de 1854 à l'auguste Marie. Le plan en sera comme prévu une petite chapelle, un oratoire, qui sera doté d'une architecture gothique avec bien évidemment la Vierge Marie à l'intérieur de l'oratoire. Le curé veut que le monument soit établi à la place de l'ancienne croix en bois, qui est souvent la risée des violents orages et des tempêtes[A 5].

L'accord du conseil municipal

La demande de pose de monument au sommet de la montagne vésulienne fut demandé par le curé de Vesoul aux 16 membres du conseil municipal, le 14 août 1854. Le curé a déposé une lettre de demande sur le bureau de monsieur le Maire de Vesoul. La lettre mentionne les terrains qui se situent au sommet de la Motte qui sont une propriété communale. Le curé démontre dans la lettre qu'il souhaite remplacer, au sommet, la croix en bois qui s'y situe, avec une chapelle de style gothique avec pour personnage d'intérieur la Vierge Marie. Avec la lettre de demande, le curé joint le plan de construction du monument ainsi que la somme d'argent récoltée. À la suite de la lecture attentive de la lettre par le maire, M. Rossen, celui-ci invite le conseil municipal à une réunion. Cette réunion aura pour objet la délibération de la demande. La réponse du conseil municipal, ayant reçu la demande des paroissiens et des religieux pour la pose du monument au sommet de la Motte, a été à l'unanimité positive. Le conseil municipal ayant eux-mêmes été très angoissé des ravages du choléra dans le département. Cette décision fut prise par le conseil municipal présidé par le maire Étienne Bernard Rossen[A 6].

La caverne de la Motte
La caverne de la Motte

Le commencement des travaux eut lieu seulement au printemps 1857. Cependant, l'impatience de l'élévation du monument était infiniment grande pour les vésuliens. Ils firent construire une petite grotte, creusée dans un rocher de la montagne et placèrent une image de Marie dans cette grotte en attendant l'implantation du monument. Cette petite grotte a été créée pour que l'image (symbole) de Marie s'imprègne dans la Motte. Elle fut lieu de cérémonie le 21 novembre 1854. En attendant l'installation du monument, la caverne de la Motte était un lieu de prières, de vénération, de protection totale et d'alerte. Elle est devenue petit à petit, en attente du monument de la Vierge, un lieu très respecté et très convoité, du à l'impatience des vésuliens du fait qu'il soit épargné de la Vierge Marie. Dans cette grotte, la messe y est régulièrement dite. La caverne fut bénite par Son Éminence Monseigneur le Cardinal[A 6]

L'engagement des vésuliens

Tous les paroissiens et religieux s'engagèrent dans la construction du monuments, au vœux de son pasteur. Entre 3 et 4 jours de collecte de fond permirent de rassembler 10 000 francs. Le dimanche 6 août, le bilan était dressé. Ce sont près de 7 000 vésuliens catholiques, soit la quasi-totalité de la population de la ville qui avait promis de prier pour la construction du monument. La générosité des habitants était grande, et ceux-ci demeuraient impatients et confiants de la protection de Marie. Le désarroi des vésuliens concernant la venue du choléra prit fin suite à la confiance que la Vierge leur apportait[A 7].

Le 28 octobre 1854, une procession religieuse eut lieu par S.E. Monseigneur le Cardinal-Archevêque.

Début de la construction[modifier | modifier le code]

La chapelle
L'aménagement du sentier de la Motte

Les travaux débutèrent le 19 avril 1855, au printemps, comme il était convenu. Cela commença, non par la construction même de l'oratoire mais tout d'abord par l'aménagement propre d'un chemin qui permettrait d'y accéder avec grande facilité. Cette pré-étape se révélera bénéfique pour la suite de la construction car le sentier qui demeurait sur la Motte, servant de liaison entre le pied et le sommet de la colline, était très rude et étroit, glissant par temps de pluie. Il gorgeait d'orties et de mauvaises herbes. Le chemin qui y sera aménagé sera construit en "vague", car la Motte, haute de ses 147 mètres, ne pouvait accueillir un chemin tout droit, cela aurait compliqué et augmenté la tâche au constructeur. Le chemin a donc été tracé en lacets pour un meilleur confort de marche[A 8].

Le début des travaux

Le 9 juillet 1855, fut le jour tant attendu de la fondation du monument. La première étape de la dite construction fut les creusages dans la terre. Un mois plus tard, le 12 août 1855, la première pierre du futur sanctuaire de la Vierge est posée. Ce même jour à 17 heures, par un temps ensoleillé, un évènement rassura encore d'avantage les vésuliens, une nouvelle procession telle celle qui eue lieu un an auparavant à Echenoz. D'après les ouvrages, cette procession demeurait gigantesque, avec plus d'invités encore que celle qu'il y a eu à Echenoz. Dix mille, c'est le nombre de personnes qui était rassemblées lors de cet évènement parmi lesquels, Monseigneur le Cardinal-Archevêque, toutes les autorités de Vesoul ainsi que d'une soixantaine d’ecclésiastiques étaient présent. Sans oublier la quasi-intégralité de la population de Vesoul, qui à cette époque était d'environ 9 000 (voir : Démographie de Vesoul). Les dix milles personnes se dirigeait vers le sommet de la Motte en chantant joyeusement[A 9].

Le rituel sacré

Son Éminence était présent. Il bénit les quatorze stations du Chemin de croix sur le trajet, ainsi que la petite grotte qui a été creusée en attente du monument abritant la Vierge. Un Pontife était également présent. Conformément au rituel, il bénit la première pierre du monument. Dans cette première pierre symbolique y est renfermé de multiples pièces de monnaies d'évêques et d'archevêques. Cette tradition est sacrée. Dans la pierre, qui a été construite en forme de boite pour y loger les pièces et médaillons, il y a le procès verbal de la bénédiction, mais également des médailles en bronze de S.S. Pie IX, souverain pontife, de S.M. Napoléon III, empereur des français, de Monseigneur le Cardinal Mathieu, archevêque de Besançon, de Monseigneur le Cardinal Gousset, archevêque de Reims, et de multiples autres médailles qui ont été fondées dans l'année. Ce rituel est très important, c'est pour cela qu'il a été mené avec délicatesse et précision. À la suite du rituel de la première pierre posée, les religieux qui se trouvent au sommet de la Motte, se dirigèrent à l'église Saint-Georges de Vesoul, située dans le Vieux-Vesoul, quartier blottis au pied de la Motte[A 10].

La procession de Vesoul du 2 juillet 1857[modifier | modifier le code]

La Fête de la Visitation, la procession de Vesoul

Les principaux travaux du monument se réalisèrent durant l'année 1856 et au début de l'année 1857. Les travaux se terminèrent le 2 juillet 1857. Ils placèrent ensuite sur le piédestal l'image en fonte dorée de la Vierge Marie. Ce jour là une grande fête eue lieu en guise d'inauguration, la Fête de la Visitation. Elle fut organisée par Son Éminence Monseigneur le Cardinal le dimanche 9 août 1857. Elle fut, entre autres, l'objet d'apparition dans de nombreux journaux tel l'Union franc-comtoise le 14 août. L'article de l'UFC est rédigé par l'abbé Besson supérieur du collège Saint-François-Xavier de Besançon[A 11].

Cette procession religieuse était un grand évènement rassemblant alors de multiples personnalités religieuses et politiques. Deux Prélats étaient présent, Monseigneur Gousset, successeur d'Hincmar, héritier de son siège, de son influence et de ses vertus et Monseigneur Mathieu, le successeur des Granvelle et des Grammont. Monseigneur Gousset, archevêque de Reims, était présent à l'évènement recevant des son arrivé l'hospitalité chaleureuse des vésuliens. Monseigneur Mathieu avait l'élégante politesse de le laisser présider la cérémonie que Mgr avait préparé. Honorablement, l'archevêque Gousset déclina son offre, se plaçant dit-il seulement comme témoin dans cette fête[A 12]..

Les conditions de la manifestation

La chapelle fut bénite à 17h30 en ce jour du 2 juillet 1857. En raison de la pluie qui fut survenu durant la fête à 16h00, l'idée de reporter l'évènement à un autre jour est apparue. Néanmoins, le fait de la déplacer aurait été gênant pour les 15 000 personnes qui y assistaient. Ces personnes remplissaient tout Vesoul, les rues, les places, les voiries... Ce fut surtout durant le début de la procession que les habitants étaient joyeux. Une fois, la pluie tombée cela calma l'ambiance. Malgré, ce petit inconvénient, cela restait une grande manifestation religieuse comprenant énormément de personnes de professions diverses. Les maisons sont alors rayonnante, certaines couvertes de belle verdure. Dans la procession, on remarque que les enfants sont mis à l'écart pour ne pas ralentir le mouvement[A 13].

Les arcs de triomphe de la cérémonie

Architecturalement, trois arcs de triomphe ont été placés pour accompagner cette glorieuse cérémonie. L'un était placé devant l'Hôtel de ville de Vesoul. Il était désigné comme remarquable avec une correspondance et une homogénéité ornementale à la fête. Ce fut l'œuvre de M. Ménissier, qui a été, entre autres, peintre de la Chapelle des dames de Saint-Maur de Vesoul. Sur les deux piliers de l'arc nous pouvions apercevoir des représentations plastiques. La Bataille de Lépante qui fut gagnée le jour de la fête de Rosaire sur le pilier droit. Sur celui de gauche, la Prise de Sébastopol. Tous les dessins de l'arc représentaient la fête et symboliquement Marie. Nous retrouvons, bien évidemment, sur l'arc Marie qui est représenté avec à ses pieds la ville de Vesoul, symbole de puissance extrême mais avant tout de protection. D'autre personnages ayant un lien à la ville étaient représentés sur l'arc. La faucheuse (la mort) munie de sa faux ainsi qu'un personnage représentant la Peste était présent, tous deux placés inférieurement à la Vierge. Ces deux individus représentaient les drames qu'avait subis Vesoul auparavant. Le fait qu'ils soient placés ainsi signifie la disparition de ces deux malheurs. Un deuxième arc était élevé, non loin du premier. Il était composé de draps bleu et blanc. Une inscription était gravée dessus : Venez à moi sur cette montagne. Précisions et détails supplémentaires concernant cet arc, n'ont pas été cité dans les ouvrages connu[A 14]. Le troisième arc de la ville était situé à l'entrée des remparts. Cet arc se complétait parfaitement avec les maisons alentours, du à sa couleur éblouissante. Une statue de la Vierge le surplombe avec pour inscription en dessous : Ils m'ont établie pour être la gardienne de ces contrées. Inscriptions montrant une nouvelle fois, l'importance de chapelle de la Vierge aux vésuliens[A 15].

L'ascension à la Motte

La croix de la procession vient d'arrivé au pied de la Motte. Elle est suivi de 135 prêtres. À l'ascension de la croix, le Cardinal Gousset est présent, vêtu d'une soutane rouge et d'un camail. Avec lui se trouve Monseigneur Gérard, camérier secret de la Sa Sainteté. Il est vêtu d'un costume de chanoine de Reims portant la croix de Saint-Rémi[A 15]. À la suite de la file, d'autre religieux font leur apparition tel les porte-insignes du prélat et le Cardinal Mathieu. Le Cardinal porte une crosse ainsi qu'une mitre. Le vicaire général, M. Perrin, est également présent accompagné du chanoine de la métropole, M. Goguillot. Deux Pontifes sont là, au milieu d'une escorte d'honneur fournie par le 9e Cuirassier. La procession est accompagné d'une musique faite par ce régiment et le chant des prêtres. L'association musique-présence de religieux-sérénité est décrite comme une harmonie totale, reflétant parfaitement la situation. Les personnalités religieuse ne sont pas les seuls présents. Des autorités judiciaires, administratives, financières et militaires sont également au rendez-vous, montrant ainsi une diversités patronale hors du commun. Parmi ces personnalités les plus importantes, nous pouvons cité le préfet, le président, le procureur impérial, le receveur des finances, les directeurs des enregistrements des contributions, l'inspecteur et garde-généraux des forêts, l'inspecteur de l'académie, l'ingénieur des ponts et chaussées, le colonel et l'état-major du 9e Cuirassier, le commandant de la gendarmerie, le maire ainsi que ses conseillers municipaux[A 16]. Après une heure de marche, toutes les personnes se trouvent quasiment au sommet de la Motte. Cette heure a aussi connu des discours et quelques arrêts. Durant l'ascension les quatorze stations ont été remarquées, ainsi que la grotte qui avait été construite par les hommes vésuliens en attente de la chapelle. Dans cette grotte a été déposé, au fond, un autel, pour faire comprendre que ce lieu était un haut lieu de culte. Au sommet, se trouve la maison du gardien du site. Il a également été aménagé une grande plateforme qui a pour objectif d'accueillir du monde pour célébrer la pose de la croix. L'assemblé réunis au sommet, les personnes ont leurs yeux fixés sur le Pontife qui va dédier la croix à la Vierge Marie[A 17].

Le sacre de Monseigneur Mathieu

À la suite de la prestigieuse ascension de la croix et du peuple et à l'arrivée au sommet, le Cardinal Mathieu dédie la chapelle, conformément au rituel imposé. À la fin de ces prières, le cardinal bénit toutes les personnalités religieuses ainsi que les habitants présent lors du sacre. À la suite de ce rituel, les musiques débutèrent suivi de quelques chansons des élèves des écoles de Vesoul, puis le prélat chantant le Te Deum. À 20h00, la nuit débuta, illuminant la ville et faisant apparaître des éclairs. À ce moment-là, les chants des prêtres et des élèves au sommet de la Motte, le peuple dans les places et les rues de la ville, les illuminations de l'Église Saint-Georges de Vesoul et les conditions météorologiques faisait apparaître une harmonie ultime. C'est alors que Monseigneur le Cardinal Mathieu fit un discours : "Pluviam voluntariam segregabis, Deus, hœreditati tuœ, et infirmata est, tu verô perfecisti eam" ce qui signifie "Vous avez réservé, ô mon Dieu, une pluie salutaire a votre héritage; il était affaibli, vous l'avez fortifié". Sa façon d'exprimer le discours a été tel qu'il était impossible de comprendre son accent[A 18]. À la suite des prières du Cardinal Mathieu, le clergé raccompagna celui-ci à l'Église Saint-Georges de Vesoul. La fin de la cérémonie approchait. Le prélat remercia le Monseigneur Gousset de se présence chaleureuse et s'exclama : "C'est bien à nous et à cette belle fête que s'applique le texte d'écriture : Et dies pleni invenientur in eis : Ce jour est vraiment pleinement et complètement heureux". Le rituel terminé, toutes les personnes rejoignit la ville. Malgré l'obscurité qu'apportait la nuit, les lumières de la ville, du sentier et du sommet de la Motte, donnait au paysage une luminosité grandiose[A 19].

Les promesses sur le sanctuaire

Le jour de l'Assomption, 6 jours après la grande procession de Vesoul, plusieurs discours ont été élaborés pour rendre un premier hommage à Marie. Le soir même, une petite procession eu lieu à la Motte. Cette procession devait être obligatoirement réalisé car durant le choléra, des paroles ont été prononcées sous formes de promesses. Ces paroles dit que les vésuliens doivent aller au moins une fois dans l'année le dimanche le plus rapproché du 30 juillet, ou bien le jour de l'Assomption, au sanctuaire de la Vierge et faire quelques prières. Cette promesse fut tenu puisque ce jour-ci de nombreux religieux et habitants vésuliens allèrent au sanctuaire de la Vierge, au sommet de la Motte[A 20].

Les démarches et trouvailles archéologiques[modifier | modifier le code]

Les démarches

Dû à la construction du monument, l'aménagement d'un sentier... des trouvailles archéologiques aurait pu être entreprit involontairement. C'est pour cela que la Commission d'Archéologie de Vesoul, à prévu cette évènement. Le 27 septembre 1854, elle a chargé une sous-commission de surveiller et de vérifier, si durant la fondation, des trouvailles serait involontairement effectuer. Archéologiquement, cette sous-commission aurait donc pour mission de rassemblé les éventuelles découvertes à La Motte[A 8]. La commission d'archéologie a voulu prendre en charge l'affaire car la Motte à, durant toute l'histoire, abrité des anciennes pièces de monnaies, des médaillons... qui ont ensuite été découverts.

Culasse de canon appartenant à l'artillerie du Castrum Vesulium retrouvé lors de la construction de l'oratoire
Les découvertes

Cette sous-commission à bien fait d'être nommé puisque des objets datant du haut Moyen Âge ont été découverts. Notamment, une culasse de canon appartenant à l'artillerie de l'ancien château de Vesoul, le Castrum Vesulium, détruit près de trois siècles auparavant, en 1595. Des traces de constructions ont également été prouvé reflétant l'histoire médiéval de la ville. Un carré solide dans la terre a été trouvé tout au sommet de la colline. Cette forme était très probablement le donjon du Castrum Vesulium[A 9].

Congrégation en l'honneur de la Sainte-Vierge.

Durant le triomphe de 1857, le R.P. de Bussy a construit quatre congrégations en l'honneur de Marie. En tout, plus de 2 000 inscriptions (hommes et femmes) s'y est fait recensées[A 5].

Le miracle se réalisa[modifier | modifier le code]

L'espérance des vésuliens n'était pas nul, bien au contraire. La pose du monument de la Vierge Marie à protégé les vésuliens de la venue du choléra. Quand les habitants ont su que le choléra n'avait pas traversé les frontières vésuliennes, ils se sont mis durant des jours à pleurer de joie, et ensuite à chanter gaiement. Cet évènement reflète tout bonnement d'un miracle religieux[A 21].

Restauration et réhabilitation[modifier | modifier le code]

Chantier de restauration de la Chapelle Notre-Dame de la Motte à Vesoul. Travaux du 1er juillet au 30 octobre 2013.

La chapelle fut une première fois reconstruite en 1967 après avoir été endommagée par un incendie.

En 2013, une nouvelle restauration devint inévitable. La pierre calcaire était en effet très altérée par les eaux de pluie, tandis que l'érosion du socle naturel avait engendré un déchaussement de l'emmarchement.

Les travaux menés par la Mairie de Vesoul commencèrent au printemps 2013. Ils furent découpés en trois points :

  • la restructuration de l'édifice, avec mise en place d'un enduit à la chaux naturelle et rénovation de la statue.
  • l'aménagement d'un parvis pour stabiliser l'érosion du sol et étanchéifier la voûte naturelle de la grotte située en contrebas de la chapelle.
  • la création d'une signalétique abordant différents points historiques et géographiques.

Caractéristiques de la chapelle[modifier | modifier le code]

Caractéristiques de la statue

La statue Notre-Dame-de-la-Motte est en bronze, peinte de couleur blanche. Elle détient une hauteur de 3,50 mètres. Les pierres de la chapelle proviennent de la carrière de la Motte. Elles sont décrites comme parfaites pour l'élévation du monument. La statue de Marie a été créée dans les fonderies de monsieur Barbezat et Compagnie, au Val d'Osne. Elle pèse 1 530 kilogrammes. Elle a été achetée uniquement par un généreux bourgeois de Vesoul au prix de 2 300 francs, qu'il la donna à la ville pour l'implantation du monument. La statue, représentant la Vierge, à ses mains tendues vers le quartier ancien de Vesoul. Vestimentairement, la statue à la tête couronné de fleurs et le corps vêtu d'une robe et d'un manteau en or. Deux lampes accompagné de parfums se trouvent à ses côtés[A 11].

Caractéristiques du portique

Le portique est grand et surmonté de clochetons. Au centre de ces clochetons se trouve une flêche accompagné d'une croix. Composé de brique rouges, le portique est détient ses quatre côtés ouverts. Au milieu se trouve un piédestal un pierre blanche[A 17].

Hymne de Notre-Dame-de-la-Motte[modifier | modifier le code]

Les vésuliens ont composé une hymne pour Notre-Dame-de-la-Motte[A 22].

0 vous qui, des hauteurs de la voûte étoilée,
Veillez sur notre ville avec un soin jaloux,
Daignez toujours répandre,
ô Vierge immaculée,
Vos grâces et vos dons sur nous.
Déjà votre pouvoir, dans des moments funestes,
De nos toits menacés a deux fois écarté
Ce redoutable agent des colères célestes,
Ce venin dont chez nous l'air était infecté.
Si les vents qui portaient sur leurs terribles ailes
Tant de poisons subtils, tant de douleurs mortelles,
Doivent dans nos climats prendre un nouvel essor,
Quand reviendront les jours d'angoisse et de souffrance,
Vous qui, deux fois déjà, fûtes notre espérance
Reine de la montagne, ah! sauvez-nous encore!


Nous avons près de nous élevé votre image.
Pour la voir nuit et jour resplendir dans nos cieux;
Pour vous offrir nos cœurs, notre encens, notre hommage,
Et voir tourné vers nous votre front radieux;
Pour aller au sommet de ces rochers antiques,
Aux chants des séraphins unir de saints cantiques,
Et pour nous préserver des découragements,
Célébrer à vos pieds le sacrifice auguste,
Où comme au Golgotha coule le sang du Juste,
Pour payer la rançon de nos égarements.


Faites, hommes de foi, souvent de saints voyages
A ce mont à Marie aujourd'hui consacré;
Allez-y dans vos jours de sinistres présages;
Là, pour vous est ouvert un refuge assuré ,
Là, les deux bras tendus, vous appelle une Mère:
Offrez-lui le tribut d'un cœur pur et sincère.
Vous trouverez près d'elle et le calme et la paix.
A l'amour d'un bon fils joignez la confiance,
Contractez avec elle une sainte alliance,
Et vous ne rentrerez que comblés de bienfaits.


Venez aussi, venez, hommes de la campagne,
Rendre hommage avec nous à la Reine du ciel;
Venez aussi, venez à la sainte montagne
Recueillir des faveurs plus douces que le miel.
Si l'hiver quelquefois vous inspire des craintes,
Avec bonté Marie entend toujours vos plaintes;
Car elle aime et bénit vos utiles travaux.
Contre les vents glacés son amour les protège,
Couvre vos blés naissants d'un blanc tapis de neige,
Et vous les rend l'été plus épais et plus beaux.


Entre Marie et nous il n'est plus de barrière;
Elle accueille tous ceux qu'illumine la foi,
A son Fils bien-aimé reporte leur prière
Et fait rentrer l'espoir dans leur cœur en effroi.
Quand la grêle a broyé les épis dans les plaines,
Quand la pluie en torrents a changé les fontaines,
Des vignes quand la bise a gelé les bourgeons,
Si nous n'avons perdu la foi ni le courage,
Celle qui d'un seul mot fait reculer l'orage,
Rend moins complets les maux dont nous nous affligeons.


Venez donc, venez tous, hommes de la campagne,
Rendre hommage avec nous à la Reine du ciel.
Venez aussi, venez à la sainte montagne
Recueillir des faveurs plus douces que le miel.
O vous qui, des hauteurs de la voûte étoilée,
Veillez sur notre ville avec un soin jaloux,
Daignez toujours répandre, ô Vierge immaculée,
Vos grâces et vos dons sur nous.
Habitants des cités, peuple de la campagne,
Venez vous consacrer à la Reine du ciel.
Venez tous avec nous à la sainte montagne,
Recueillir des faveurs plus douces que le miel.

Le lieu de pèlerinage[modifier | modifier le code]

Le sentier de la Motte ainsi que celui du sanctuaire de Notre-Dame-de-la-Motte est devenu un centre de pèlerinage pour tous les religieux ou même pour autres.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  • (fr) J.C. Boilloz (dir.), Notre-Dame-de-la-Motte : Notice historique sur le sanctuaire et le pèlerinage, t. 1, Vesoul, Jacquin,‎ 1860, 63 p. (lire en ligne)
  1. p. Avant-propos
  2. p. 1
  3. p. 2
  4. p. 3
  5. a et b p. 6
  6. a et b p. 7
  7. p. 4
  8. a et b p. 8
  9. a et b p. 9
  10. p. 10-11
  11. a et b p. 12
  12. p. 13
  13. p. 14
  14. p. 15
  15. a et b p. 16
  16. p. 17
  17. a et b p. 18
  18. p. 19
  19. p. 22
  20. p. 23-24
  21. p. 5
  22. p. 39-40-41

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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