Nerio Ier Acciaiuoli

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Nerio Ier Acciaiuoli ou Ranieri (Rainier) (mort le 25 septembre 1394) fut le premier duc d'Athènes de la famille Acciaiuoli.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nerio Ier Acciaiuoli

Nerio Acciaiuoli était le second fils de Jacopo Acciaiuoli (mort en 1356), petit-fils de Mannino le fondateur de la branche cadette de cette famille.

Il fut appelé de Florence par son parent Niccolo, qui occupait de hautes fonctions dans le royaume de Naples et sa dépendance de la principauté d'Achaïe et qui l'adopta[1].

Nerio se constitua un domaine dans le nord du Péloponnèse, où sa famille détenait des possessions. En 1363[2], 1364[3] ou 1365[1], il acheta à la veuve de Robert II d'Anjou-Tarente, Marie de Bourbon, les baronnies de Nivelet[4] et Vostitza, et devint l'année suivante gouverneur de la région de Corinthe et de Sicyone, qu'il reçut du fils de Niccolo, Angelo, en garantie d'un prêt.

En 1374 il conquit la ville de Mégare, en profitant de dissensions au sein du duché catalan d'Athènes.

En 1384 ou 1385 il s'allia avec Théodore, despote de Mistra, contre la Compagnie de Navarre, et lui donna sa fille Bartolomméa. Il envahit ensuite le duché d'Athènes : les Catalans n'opposèrent qu'une faible résistance, hormis l'Acropole qui résista jusqu'en 1388. Néopatrie tomba en 1390[5].

Au cours de son règne, les Grecs occupèrent une position plus importante qu'auparavant dans l'administration et la vie publique. Le grec devint la langue officielle de sa chancellerie, et il rétablit un archevêché orthodoxe.

En 1388, il fut impliqué dans la succession de la seigneurie d'Argos : il occupa brièvement Nauplie avant d'en être chassé par les Vénitiens, tandis que son gendre Théodore occupait Argos. L'année suivante il fut capturé par traitrise par les Navarrais alliés à Venise ; il ne fut libéré qu'en 1391, en échange d'une forte rançon et de la cession de Mégare aux Vénitiens[6]. Il récupéra cette dernière en mai 1394 lorsqu'Argos fut cédée à Venise.

Le 11 janvier 1394, le roi Ladislas Ier de Naples lui confirma le titre de duc d'Athènes. Suite à une campagne ottomane il doit se reconnaitre vassal du sultan Bayezid Ier au cours de la même année. Après sa mort il procède à un partage de ces domaines:

Succession[modifier | modifier le code]

Il désigne comme héritière principale de la châtellenie de Corinthe, sa fille cadette Francesca mariée au comte de Céphalonie Carlo Ier Tocco déshéritant ainsi sa fille aînée Batholomea et son époux Théodore Ier Paléologue le Despote de Morée. Il accorde à son fils illégitime Antonio la Béotie soient Thèbes et Livadiá mais lègue Athènes à l« église de la Madone du Parthénon » ! Le gouverneur de l'Acropole Matteo de Montona s'empresse de faire appel à la République de Venise en la personne du bayle vénitien d'Eubée et Athènes est administrée de 1395 à 1402 par des podestats vénitiens [7]

Famille[modifier | modifier le code]

Il était marié à Agnès Saraceno, fille d'un vénitien de l'île d'Eubée, dont il eut deux filles :

Nerio Ier laissa également un fils illégitime d'une maitresse grecque :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b P. Lock, The Franks in the Aegean, p 131
  2. K Setton, A History of the Crusades, p 119
  3. K Setton, A History of the Crusades, p 253
  4. un ensemble de domaines situés en Messénie
  5. J Fine, The Late Medieval Balkans, pp 402-404
  6. J Fine, The Late Medieval Balkans, pp 428
  7.  : René Grousset, L'Empire du Levant : Histoire de la Question d'Orient, Paris, Payot, coll. « Bibliothèque historique »,‎ 1949 (réimpr. 1979), 648 p. (ISBN 2-228-12530-X), p. 542.